SKULL AND BONES :

LA NAISSANCE DANS LES UNIVERSITÉS :

Chaque année, 15 personnes de dernière année d’études sont approchées par les membres de l’année précédente.
Ces élus sont hautains, voire méprisants vis-à-vis des autres étudiants. Ils arborent des boutons de manchettes ou des broches représentant leur blason, le crâne et les os.
Leur initiation est curieuse. En outre, les membres successifs de l’ordre posent chaque année de la même manière.

Les os sur la table seraient les restes de la dépouille de Geronimo, dont la société secrète aurait profané la sépulture.
Selon les siens, Geronimo ne repose pas en paix. C’est pour y remédier et libérer son esprit que son arrière-petit-fils intente une action contre le gouvernement américain.
Harlyn Geronimo entend ainsi récupérer sa dépouille et ses objets funéraires pour les ramener sur ses terres au Nouveau-Mexique et lui dresser une sépulture digne de la tradition apache. Une vieille légende veut qu’un membre de cet ordre ait subtilisé le crâne, deux os, une bride et des étriers de Geronimo, dans sa tombe de Fort Hill, dans l’Oklahoma.
Son crâne aurait été disposé dans un bocal de verre et serait toujours dans des locaux de l’ordre surnommés 'la Tombe', à New Haven.

Nous savons que la secte des Illuminés de Bavière fut dissoute suite à l’obtention fortuite, par la police allemande, de documents secrets de l’ordre.
Le fondateur de Skull and Bones (en 1832) revenait d’Allemagne, où il rencontra dans une université une fraternité secrète qui lui confia le soin d’ouvrir une succursale en Amérique.
Skull and Bones n’a donc pas une origine américaine, mais allemande.
Antony Sutton confirme ce lien grâce à un détail de taille, sur les quelques documents écrits de Skull and Bones qui nous sont parvenus, les dates sont toutes écrites d’une curieuse façon : il s’agit toujours de 'l’ère n°2' après on ne sait quoi. Il a réussi à rapprocher cet élément de la date de dissolution de la secte allemande, et cela concorde.
Les dessous de la notion illuminati, ce n’est pas parce qu’un groupe clandestin est dissout que son idéologie cessera d’exister.
Sutton apporte la preuve que l’idéologie illuministe a perduré au sein d’autres fraternités secrètes, et à l’image de Weishaupt à l’université d’Ingolstadt, a prospéré par le biais d’universités allemandes ou américaines.

Quand ils rencontrent ceux qui ont cru, ils disent : "Nous croyons" ;
mais quand ils se trouvent seuls avec leurs diables, ils disent : "Nous sommes avec vous ; en effet nous ne faisions que nous moquer."
C’est Dieu qui Se moque d’eux et les endurcira dans leur révolte et prolongera sans fin leur égarement.
Coran sourate 2 verset 14 - 15


L’évolution de la société américaine depuis un siècle n’est pas le fruit d’un développement libre des opinions, des idées et des décisions individuelles naissant au sein du peuple.
Bien au contraire, l’orientation générale de cette évolution a été façonnée de toutes pièces, puis encouragée, par l’Ordre.
Nous pouvons observer que l’Ordre tire les ficelles au sein de nouveaux organismes, c’est-à-dire qu’il en choisit le premier président d’honneur ou directeur, puis les idées et, ensuite, quand les choses se déroulent comme prévu, il s’efface et se tient dans les coulisses.

Parmi les universités, nous pouvons invoquer l’exemple de l’université Cornell dont Andrew Dickson White (initié en 1863) fut le premier président, ou de l’université Johns-Hopkins fondée sur un système éducatif allemand, dont Daniel Coit Gilman (initié en 1852) fut le premier président (1875-1901).
Dans les sociétés universitaires, l’American Historical Association, l’American Economic Association, l’American Chemical Society (Société américaine de chimie) et l’American Psychological Association ont toutes vu le jour grâce à des membres de l’Ordre ou par des personnes proches de l’Ordre.
Ce sont des institutions importantes pour le contrôle de l’opinion.
Cette tradition qu’a l’Ordre d’entrer toujours le premier sur scène se remarque particulièrement à propos des fondations.

Les Skull & Bones sont nés sur le campus de l’université de Yale.
Un choix qui, selon l'enquête de la journaliste de l’Atlantic Monthly, Alexandra Robbins, ne doit rien au hasard.

En 1711, Isaac Newton, Richard Steel et Elihu Yale sont approchés pour transmettre des livres de leur collection personnelle à la jeune institution. Les contacts avec Yale, devenu extrêmement riche grâce à ses activités au sein de la Compagnie des Indes orientales et en tant que gouverneur de la colonie de Madras, sont particulièrement fructueux.
Non content de fournir des livres, il finance également largement l’université, qui lui rend hommage en prenant son nom, à partir de 1720, Yale University.

Les liens avec le congrégationnalisme garantissent le puritanisme de l’enseignement et du mode de fonctionnement de Yale.
Les étudiants et professeurs doivent prononcer une profession de foi à leur entrée dans l’établissement, et peuvent être renvoyés si leur sincérité est sérieusement mise en doute. À ce puritanisme s’ajoute un élitisme forcené : les étudiants sont classés, dès leur arrivée à Yale, non pas en fonction de leurs capacités, mais de la position sociale de leurs parents.
En tête de classe, les fils ou petit-fils de gouverneurs, de vice-gouverneurs. Puis viennent les membres des familles de juges de la Cour suprême.
Un plus bas dans le classement, on trouve les fils de pasteurs et d’anciens élèves. En queue de peloton, les fils de fermiers, de marchands et d’artisans.
Ce classement décide de la place attribuée à chaque élève dans les salles de classe, à la chapelle et à la cantine.

Le plus étonnant, n’est pas que ce classement d’entrée dépende du statut social de la famille de l’élève, chose courante dans beaucoup d’universités au XVIIIème siècle, mais plutôt qu’il n’évolue pas avec la scolarité. Ainsi Yale devient l’exemple idéal typique d’une institution reproduisant les élites et leur hiérarchie interne.
Le déclassement est en général occasionné par un manquement disciplinaire, et sanctionne le fait que l’élève a ainsi entaché l’honneur de sa famille.
Il faut ajouter à ce mode de fonctionnement peu banal la licence explicitement donnée aux élèves plus âgés de bizuter, voire de brimer et d’humilier les étudiants des classes inférieures.
Le règlement prévoit une série de mesures visant à assurer le respect de la hiérarchie la plus arbitraire, fondée uniquement sur l’âge.

Lyman Bagg a raconté dans un ouvrage, Quatre ans à Yale, paru anonymement en 1871, comment il analysait les mécanismes mis en place par l’institution.
Ces pratiques autorisées reflètent selon lui le pouvoir énorme des coutumes de l’école dans la création d’une folie temporaire qui fait des hommes faibles des êtres cruels et des hommes bons des êtres sans pitié. Ce penchant à l’élitisme, à la hiérarchie brutale et au puritanisme incite les élèves, à la fin du XVIIIème siècle, à monter plusieurs sociétés parallèles à l’université.

Mais le succès de cette organisation secrète doit aussi beaucoup à la personnalité de son fondateur, William H. Russell.
Celui-ci appartient à la grande famille Russell, dont l’un des membres, le révérend Noadah Russell, membre éminent de l’Église congrétionnaliste, a participé à la création de Yale.
La famille Russell s’est également impliquée dans la grande guerre de l’opium qui oppose le Royaume-Uni à la Chine dans la première moitié du XIXème siècle.

À la fin du XVIIIe siècle, l’opium cultivé au Bengale avec la bénédiction de l’Angleterre est soumis à un monopole d’exploitation confié à la Compagnie des Indes orientales, une société qui dépend directement de la couronne et à laquelle Elihu Yale a participé par le passé.
La guerre de l’opium, qui commence vers 1815, vise à introduire de force cette drogue sur l’énorme marché chinois.
De 320 tonnes annuelles en 1792, la contrebande d’opium atteint 480 tonnes en 1817, puis 3 200 tonnes en 1837.
La Chine demande alors à la reine Victoria de faire cesser le trafic.
La souveraine fait savoir que les revenus ainsi engrangés par le Royaume-Uni sont trop importants pour qu’elle décide d’y renoncer.
La tension monte entre Pékin et Londres : en février 1839, un trafiquant chinois est exécuté devant les représentations cantonaises des commerçants britanniques.
En juin 1839, la couronne accepte de détruire d’importantes cargaisons d’opium.
De nombreux Anglais quittent alors Canton et Macao pour relancer le trafic d’un peu plus loin, sous la protection officielle de la marine britannique.
Dans ces conditions, l’incident est inévitable : le 4 septembre, c’est la première bataille navale de la guerre de l’opium, qui aboutit à la destruction de nombreux navires chinois.

Pour ne pas oublier qu’il s’agit d’une confrérie d’étudiants, une série de balles de baseball provenant des rencontres mythiques remportées par Yale est exposée dans une pièce.
Le logo de la tête de mort est apposée quasiment sur tous les endroits vierges, tandis que des ossements de carcasses animales sont accrochées à divers murs.
Quelques squelettes et ossements humains sont également exposés. La plupart des tableaux présents dans l’enceinte représentent la Mort rencontrant tel ou tel personnage célèbre. Une atmosphère proche de l’univers de la famille Adams.
Les élites réunies au sein des Skull & Bones n’en demeurent pas moins l’incarnation quasi-parfaite de la pensée unique de la classe dirigeante américaine.
Le fait que les deux principaux candidats à la présidence des États-Unis en 2004, George W. Bush et John Kerry, soient membres de l’organisation, ne peut être interprété comme la manifestation d’une élection arrangée à l’avance entre deux personnalités de connivence.
En revanche, on peut légitimement s’inquiéter de la manière dont s’établit la sélection au sein du champ politique américaine.
Car si les deux hommes peuvent s’affronter durement, il est évident qu’ils appartiennent l’un et l’autre à un milieu social étroit et homogène et que, à ce titre, ils défendent, malgré leurs divergences, des intérêts proches.

SCROLL & KEY :

Scroll & Key est une société secrète de sénior basée sur le campus de l’université de Yale aux États-Unis.
Elle a été fondée par John Addison Porter et des membres de l’Alpha Delta Phi en 1841.
Elle compte aussi plusieurs membres co-fondateurs, comme le Brigadier-General Theodore Runyon qui a participé dans la bataille de Bull-Run, il est devenu maire de Newark au New Jersey et Ambassadeur en Allemagne.
Les autres pères fondateurs incluent, Isaac Hiester qui était Congressman, Léonard Case et and William L. Kingsley.

La société est connue parmi les étudiants de Yale en tant que Keys (Clés), et fut incorporée sous le nom de la Kingsley Trust Association.
Il existe plusieurs sociétés secrètes sur le campus de Yale, comme Skull & Bones, Berzelius et Book and Snake, mais la société secrète qui contrôle toute les autres sociétés à Yale est Skull & Bones aussi appelée la Fraternité de la Mort.
Tout les membres se réunissent le Jeudi et le Dimanche soir dans une Tombe sans fenêtre (chaque sociétés secrètes sur le campus de Yale ont une tombe différente).
Scroll & Key est la plus vieille socYiété secrète sénior de l’université de Yale et de New Haven, mais elle est seulement l’ombre de Skull & Bones…