L'ANCIENNE QIBLA : JÉRUSALEM OU PETRA ?

LES NABATÉENS ET LA CITÉ COMMERCIALE :

Pourquoi les arabes sont-ils restés si muets face à un tel sabotage historique à La Mecque alors qu’ils sont précisément les natifs et habitants d’Arabie ?
Les Nabatéens sont des ismaélites arabisés, mais par leur adoption d'un mode de vie particulier, ils se sont peu à peu différenciés de quelques arabes qui descendent eux aussi du patriarche. Peu à peu enrichis par le commerce caravanier, Ils commercent vers plusieurs ports sur la Méditerranée ; ils prennent progressivement possession des régions qu'occupaient autrefois les peuples de Thamoud, Madïan, Edom, Moab et de Ammon, et font de Pétra leur capitale.
L'alphabet nabatéen dérive lui-même de l'alphabet araméen et syriaque.
La région de Petra (anciennement appelé en hébreu [Raqam]) est occupée par des éleveurs cultivateurs du néolithique qui profitent de sa situation favorable et de conditions climatiques plus propices qu’aujourd’hui.

Puis, au VIIIème siècle avant JC, les nomades Edomites s’installent sur le site de El Beïda (en Libye).
Ils sont éclipsés par les Nabatéens, un autre peuple de nomades, originaires de la péninsule arabique, qui apparaît vers le VIème siècle avant JC et s’installe en terre Edomite (Sud et centre de la Jordanie actuelle) au Vème siècle avant JC, d’abord à Gaïa, puis à Pétra.

Ils se sédentarisent peu à peu et vont assurer leur prospérité en maîtrisant les routes commerciales, entre Orient et Occident, et en développant le commerce de la myrrhe, de l’encens et des épices, denrées précieuses à cette époque.
Mais dès le IVème siècle avant JC, les richesses nabatéennes attisent la convoitise des Macédoniens.
Or le site de Petra (du grec [πέτρα] signifiant 'rocher') offre de multiples avantages. En plus de sa position, au carrefour des routes commerciales entre Arabie, Egypte et Méditerranée ; Pétra, invisible parmi les massifs montagneux, bénéficie d’une situation naturelle facile à défendre, aussi lorsque les successeurs d’Alexandre le Grand attaquent la capitale, les Nabatéens sauront résister.
Diodore de Sicile, nous représente les Nabatéens comme des arabes, nomades pour la plupart, mais riches par le commerce de la myrrhe, des aromates et de l'encens, qu'ils entretenaient avec l'Arabie Heureuse.

Raqim Petra La Mecque les Nabatéens

Inévitablement, nous anéantirons tout ce qui s’y trouve, la laissant complètement désolée.
Penses-tu que les gens de la grotte et d'al-Raqim [ en arabe phonétique : alRaqiymi] ont constitué une chose étonnante parmi Nos signes ?
Quand les jeunes prirent refuge dans la grotte,
ils dirent : « Notre Seigneur, couvre-nous de Ta miséricorde, et bénis nos affaires de Ta guidance. »
Coran sourate 18 verset 8 à 10


Au IIIème siècle avant JC, les Nabatéens s’organisent en royauté et Raqim (ou Pétra nom donné par les Romains) devient leur capitale, puis au IIème siècle avant JC, Raqim (Pétra) sera une métropole importante d'environ 20 000 habitants et non une simple nécropole, comme on l’a cru pendant longtemps (à cause des nombreux tombeaux et sanctuaires). Au Ier siècle avant JC, les romains s’intéressent au Proche-Orient, colonisent la région et créent la province romaine de Syrie (64 avant JC).
Pompée le Grand, gouverneur de cette nouvelle province de Syrie lance une offensive contre la Nabatène et attaque Raqim (Pétra), en vain.
Cette résistance Nabatéenne va préserver l’indépendance du royaume qui s’étend du Nord de l’Arabie à la Jordanie actuelle (on trouve en effet la trace des Nabatéens dans toute la Jordanie) et Raqim (Pétra) devient véritablement la capitale du royaume.

Grâce à son commerce florissant le royaume Nabatéen atteint son apogée au début de notre ère et continue de construire et tailler les nombreux tombeaux de Raqim, témoins les plus impressionnants de leur exceptionnelle civilisation.
Ne pouvant vaincre militairement, les romains frappent l’économie de Raqim (Pétra) en déplaçant les routes caravanières, et en l'an 106 de notre ère, sous l’empereur Trajan, la Nabatène est annexée par Rome qui crée la province d’Arabie. Devenue romaine, Petra connaît néanmoins un nouvel élan ; commercial d’abord, grâce à la nouvelle voie romaine Via Nova Traiana entre Bosra, la nouvelle capitale et Aqaba, ensuite, en prenant l’aspect classique des villes romaines avec la construction d’un Cardo à colonnade (grand axe Nord-Sud), d’un théâtre, d’un forum et de thermes.

Au IVème siècle, avec l’essor du Christianisme, Pétra devient évêché, mais cette domination Byzantine prolonge la période romaine sans rupture véritable.
Les tremblements de terre successifs des Vème et VIème siècles, puis le recul des byzantins, face à l’Islam, font abandonner progressivement Pétra.
La conquête arabe du VIIème siècle, en changeant les routes du commerce et des pèlerinages, la laisse à l’écart.
Seulement habitée par les bédouins, Pétra sombre dans l’oubli, jusqu’à sa découverte en 1812 par Jean Louis Burckhardt, un explorateur et orientaliste suisse.
La voie était ouverte et quelques années plus tard, les occidentaux redécouvriront les merveilles nabatéennes de cette cité oubliée.
Pendant des siècles, ce sont les bédouins qui ont défendu le site et ont peuplé les grottes de Pétra, mais aujourd’hui ils n’ont plus l’autorisation d’y habiter ; toutefois ils ont gardé le droit d’y travailler dans la journée comme loueurs de chevaux, dromadaires et mulets ou comme vendeurs de souvenirs.

Aux Madïan nous avons envoyé leur frère Chouaïb.
Il dit : "Ô mon peuple, adorez Dieu ; vous n’avez aucun autre dieu à côté de Lui. Ne trichez pas quand vous mesurez ou pesez.
Je vois que vous êtes prospères, et je crains pour vous le châtiment d’un jour accablant.
Ô mon peuple, vous donnerez la pleine mesure et le plein poids, équitablement.
Ne lésez pas les gens dans leurs droits, et ne parcourez pas la Terre en semant la corruption."
Coran sourate 11 verset 84 - 85


A 400 km de Médine, on trouve Madain Salih signifiant 'les villes de Salih', et font référence au nom du prophète qui, d’après le Coran, aurait tenté, bien avant Mohamed, de convertir au culte du Dieu unique la tribu de Thamoud.
Salih est un prophète arabe de la tribu des Thamoud, il est le fils de oubaïd, fils de massekh, fils de Oubaïd, fils de Hajer, fils de Thamoud, fils d’Eber, fils d’Iram, fils de Sem, fils de Noé.

Le Coran relate l’histoire de la chamelle miraculeuse, considérée comme la preuve de l’existence d’un seul Dieu, qui fut offerte par le prophète Salih à la tribu des Thamoudéens, avec interdiction de lui faire le moindre mal au risque de périr.
La tribu n’eut que faire des recommandations du prophète Salih, la chamelle de Dieu fut tuée. Le Coran raconte qu’après trois jours les thamoudéens furent détruits par un cri terrible.

Les nabatéens vont utiliser la situation de Pétra, cité entourée de montagnes, pour recueillir les eaux de toute la région par un ingénieux système hydraulique, découvert depuis par des fouilles.
Pour cela, ils vont creuser dans les falaises des canaux d’irrigation qui alimenteront des citernes, elles aussi creusées dans la roche.
A propos des grands travaux entrepris à Pétra, il est à noter que la société nabatéenne est égalitaire et dépourvue d’esclaves, fait rare à l’époque.
Sur le plan religieux, ils pratiquent une religion à l’image de leur architecture : un mélange de la fusion de différents cultes, religions ou doctrines philosophiques où interviennent diverses divinités.

En effet, les nabatéens ont adopté les dieux d’Edom, d’Arabie et de Syrie ainsi que les dieux de la mythologie grecque et romaine.
On retrouve ainsi à Pétra : Qos, dieu Edomite de l’orage et de la pluie, Dushara, un dieu qui peut s’identifier à Zeus, Uzza, une déesse assimilée à Aphrodite...
Mais des divinités gréco romaines sont aussi vénérées par les Nabatéens, comme Victoire, Tyché, Fortune, Zodiaque, Saturne ou Mercure, et en plus de la protection de déesses syriennes, celle des dieux arabes n’était pas négligée non plus.
C'est, en effet, surtout par leur commerce que les Nabatéens se sont rendus célèbres dans l'antiquité.
Elle devint une riche ville commerçante située au croisement de plusieurs routes commerciales.
L'une d'elle était la route de l'encens. Le commerce des Nabatéens se déroulait principalement entre les oasis où ils pratiquaient l'agriculture de manière intensive.


L'ANCIENNE QIBLA DES MUSULMANS ÉTAIT PÉTRA :

A l’époque, La Mecque n’existait pas, les premiers vestiges archéologiques et sa simple mention sur une carte géographique datent de l'an 800/900 de l'ère chrétienne.
Inconnue également dans les oeuvres litéraires avant l'avènement de l'Islam, La Mecque est une zone rocheuse et désertique avec moins de 10 cm de pluie par an.
Ces températures extrêmement chaudes et ses terres stériles rendent la culture et la végétation extrêmement difficile !


les Quoraïchites Le sanctuaire le plus important établi pour les gens est celui de Bacca [ bakka ] : un phare béni pour tous les peuples.
Coran sourate 3 verset 96


Pourtant d'après les nombreux témoignages on y trouvait des arbres, des terres cultivables, des fruits...
La Mecque ne semble pas être au bon endroit pour constituer la fin d'une étape d’une route commerciale importante.
En fait elle est bien trop excentrée et en un lieu trop aride alors que Pétra apparaît dans les cartes anciennes, et était un grand centre urbain pouvant être qualifié de 'mère de toutes les cités'.
Et ce centre jouissait d’une situation vraiment exceptionnelle sur la route des caravanes et du commerce international de la région.
Contrairement à La Mecque où il n'y a aucune rivière ni cours d'eau, Petra est une vallée, qui est un espace entre deux montagnes ou de part et d'autre d'un cours d'eau circule d'un siq à l'autre.

Heureux ceux qui habitent ta maison ! Ils peuvent te célébrer encore.
Heureux ceux qui placent en toi leur appui ! Ils trouvent dans leur coeur des chemins tout tracés.
Lorsqu'ils traversent la vallée de Baca, Ils la transforment en un lieu plein de sources, Et la pluie la couvre aussi de bénédictions.
Leur force augmente pendant la marche, Et ils se présentent devant Dieu à Sion.
Bible Psaumes 84 verset 5 à 8


Dans tout le coran entier, on ne mentionne pas du tout La Mecque !
Sur environ plus de 6 200 versets coraniques, la seule fois où il est fait mention de 'la Mecque' est celle d’une vallée, 'la vallée de La Mecque' que l'on retrouve dans la sourate 48 verset 24.
Mais pourquoi il n'y a pas de vallée à la Mecque, ni de ruisseau, ni cours d'eau, ni de champs, ni troupeaux, ni d'arbres ou d'herbe... ?
Comment pouvait-on nourrir les montures et troupeaux sur un sol stérile ?
Le coran parle aussi d’un endroit nommé [ Bakka : بكا ] dont la majorité des musulmans estiment qu’il s’agit de La Mecque pourtant on observe la lettre [B] et non pas la lettre [M] du mot [Makka : مكه].
Mais n'est-ce pas plutôt une faute de frappe ou une manipulation presque invisible à l'oeil pour en détourner le sens ?

Pourquoi toutes les premières mosquées pointent vers Pétra,
jusqu’au temps du règne d’Abdul Malik Marwan, époque à laquelle ont commencé d’apparaître des Qiblas pointant vers La Mecque actuelle ?
La vérité est que les premières mosquées pointaient depuis Médine vers la Syrie (Pétra était incluse dans la province romaine de Syrie) et non vers Jérusalem.
Dans son livre, Islam : A Short History, Karen Armstrong avance que la Kaaba était dédiée à Houbal, une divinité nabatéenne, et qu'elle contenait 360 idoles qui représentaient soit les jours de l'année soit des effigies du panthéon arabique.


Il est Celui qui a retenu leurs mains d’agression contre vous,
et a retenu vos mains d’agression contre eux dans la vallée de Mecca [ bibatni makkata ], après qu’Il vous ait accordé la victoire sur eux.
Dieu est Voyant de tout ce que vous faites. C’est eux qui ont mécru et vous ont interdit la Mosquée Sacrée et ont même empêché vos offrandes d’atteindre leur destination.
Il y avait des croyants hommes et femmes (au sein du camp ennemi) que vous ne connaissiez pas, et vous étiez sur le point de leur faire du mal, à votre insu.
Dieu admet ainsi dans Sa miséricorde qui Il veut. S’ils persistent, Il rétribuera ceux d’entre eux qui mécroient d’un châtiment douloureux.
Coran sourate 48 verset 24 - 25


Un terme équivoque, qui peut désigner une vallée ou un lieu-dit, mais dans ce verset, sans mentionner La Mecque, il parle clairement en arabe dans le texte, d’une vallée [wadi], près de la Maison Sacrée, où aurait vécu Abraham, que tous les exégètes s’accordent à situer à La Mecque.
Pourtant, des prélèvements de la terre à La Mecque prouvent l'absence de spores ou de trace d'une végétation abondante.
Les travaux pour le réaménagement de La Mecque et la construction des hauts buildings dans les alentours n'ont pas permis de trouver sous les fondations des traces archéologiques d'une grande cité (mur de l'enceinte, agriculture, temples...) comme le stipule les témoignages historiques.
De plus, sur toutes les premières cartes anciennes de l'Arabie, étrangement il n'est jamais fait mention de La Mecque même en tant qu'oasis pour les nomades caravaniers et les bedouins.

la route caravanière de l'Arabie

Lot quitta Tsoar pour la hauteur, et se fixa sur la montagne, avec ses deux filles, car il craignait de rester à Tsoar. Il habita dans une caverne, lui et ses deux filles.
Genèse 19 verset 30


A l'heure de la technologie moderne et le biais des outils de communication comme internet ou le GPS qui nous permettent de mieux comprendre les altérations historiques de l'Islam pour tenter de la discréditer comme pour programmer sa fin.
Mais étudions l'histoire du pèlerinage avant l'avènement de l'Islam pour connaitre la vérité sur le vrai lieu Saint.
Alors comme stipulé dans le Coran, il y avait deux pèlerinages : le grand pèlerinage (Hajj) et le petit pèlerinage (Omra).
Ces pèlerinages étaient situés dans un endroit où il fut appelé 'le Lieu de Rassemblement Interdit'

Les lettres égyptiennes d’Amarna mentionnent un lieu appelé 'Seir', dans le pays de Shasu qui les historiens s'accordent pour dire que ce sont les montagnes autour de Petra en Jordanie.
Dans le temple d'Amenhotep III à Soleb (vers 1380 avant JC) est répertorié les comptes de campagne égyptiens, les montagnes de Pétra étant appelées [Pel], [Sela] ou [Seir] - Grosby, 2007
De la Bible, nous apprenons que le mont Seir [ירִעֵשׂ] a été nommé en l'honneur de Seir l'Horite, dont la progéniture précédemment habité la région.

... et les Horiens dans leur montagne de Séir, jusqu'au chêne de Paran, qui est près du désert.
Bible Genèse 14 verset 6



Les enfants d'Esaü (les Edomites) se sont battus contre les Horites et les a détruits [Deutéronome 2 verset 4-5, 12, 22]
Il est spécifiquement noté que c'est l'endroit où Esaü a élu domicile. [Genèse chapitre 32 verset 3 ; chapitre 33 verset 14, 16 ; chapitre 36 verseet 8 et Josué 24 verset 4]
Plus tard le prophète Balaam, prédisant les victoires israélites sur les nations transjordaniennes à la fin de leur exode d'Égypte, a déclaré :

Il se rend maître d'Edom, Il se rend maître de Séir, ses ennemis. Israël manifeste sa force.
Bible Nombres 24 verset 18

Nous avons ainsi fait de vous une communauté impartiale, afin que vous puissiez servir de témoins parmi les gens et que le messager serve de témoin parmi vous.
Nous n’avons changé la direction de votre Qibla initiale que pour distinguer ceux parmi vous qui suivent avec diligence le messager de ceux qui se retourneraient sur leurs talons.
C’était un test difficile, mais pas pour ceux qui sont guidés par Dieu. Dieu ne laisse jamais votre adoration se perdre.
Dieu est Compatissant envers les gens, le Plus Miséricordieux.
Nous t’avons vu tourner ton visage vers le ciel. Nous assignons maintenant une Qibla qui te satisfait.
Désormais, tu tourneras ton visage vers la Mosquée Sacrée. Où que vous puissiez être, vous tournerez vos visages vers elle.
Ceux qui ont reçu les Écritures précédentes savent que ceci est la vérité de leur Seigneur.
Dieu n’ignore jamais quoi que ce soit de ce qu’ils font.
Même si tu montres aux adeptes de l’Écriture toutes sortes de miracles, ils ne suivront pas ta Qibla. Tu ne suivras pas non plus leur Qibla.
Ils ne suivent même pas la Qibla des uns et des autres. Si tu acquiesces à leurs désirs, après le savoir qui est venu à toi, tu feras partie des transgresseurs.
Coran sourate 2 verset 143 - 145


Le Coran fait mention de ce lieu avec le nom de [Masjid Al Haram].
[Masjid] se traduit littéralement par 'Rassemblement' mais se traduit de nos jours par le mot moderne Mosquée qui est apparu avec l'arrivé de l'Islam mais qui auparavant était traduit par 'lieu de rassemblement'. Un lieu ou zone Saint où toute activité guerrière ou tout meurtre étaient interdit et respecté par tous les pèlerins.


LA MOSQUEE DES DEUX QIBLA A MÉDINE :

En 624, toutes les mosquées étaient censées faire face à La Mecque.
En 1987, durant sa destruction puis sa reconstruction de la mosquée des deux Qibla à Médine, l'ancienne fondation a révélé que le mur de la Qibla (signifiant la direction de la prière) de la mosquée pointait vers le Nord. Mais avant ce changement de Qibla, sur quoi les prières musulmanes faisaient face ?
Ces mosquées ci-dessous sont à elles seules de solides preuves archéologiques que Pétra était le point focal de la première Qibla et non de Jérusalem.
Pas une seule mosquée à l'extérieur de la mosquée des deux Qiblas ne pointe vers Jérusalem, mais chaque mosquée construite pendant les cent premières années de l'Islam désignait Pétra.


Il y a ceux qui abusent de la mosquée en pratiquant l’adoration d’idoles, en divisant les croyants et en pourvoyant ceux qui s’opposent à Dieu et Son messager de confort.
Ils jurent solennellement : "Nos intentions sont honorables !" Dieu témoigne que ce sont des menteurs.
Jamais vous ne prierez dans une telle mosquée. Une mosquée qui est établie sur la base de la droiture dès le premier jour est plus digne de votre prière.
À l’intérieur d’elle, il y a des gens qui aiment être purifiés. Dieu aime ceux qui se purifient.
Est-ce celui qui établit sa construction sur la base de la révération de Dieu et pour gagner Son approbation qui est meilleur,
ou celui qui établit sa construction sur le bord d’une falaise croulante, qui s’écroule avec lui dans le feu de l’Enfer ?
Dieu ne guide pas les gens qui transgressent.
Une telle construction qu’ils ont établie demeure une source de doute dans leurs cœurs,
jusqu’à ce que leurs cœurs soient arrêtés. Dieu est Omniscient, le Plus Sage.
Coran sourate 9 verset 107 à 110


    - Voici les dernières mosquées du Ier siècle de l'Islam qui pointent encore vers Pétra :

  • Mosquée des 2 Qibla, en Arabie Sahoudite, l'an 623
  • Guangzhou, en Chine, l'an 627
  • Fustat, en Egypte, l'an 641
  • Baalbek, au Liban, l'an 701
  • Citadel Amman, en Jordanie, l'an 701
  • Mosquée de Sana'a, au Yémen, l'an 705
  • Mosquée Al-Aqsa, à Jérusalem, l'an 706
  • Mosquée Al Wasit, en Irak, l'an 706
  • La ruine de Menya, en Palestine, l'an 706
  • La ruine de Mafjar, en Cisjordanie, l'an 724
  • Anjar, au Liban, l'an 724


Qibla

Alors que la majorité des musulmans croient aveuglément à un mystérieux personnage occulte nommé l'imam Boukhari et les Abbassides qui stipulent que la Qibla (Direction de la prière) est la Mecque. Nombreux sont ceux qui disent que la 1ère Qibla était Jérusalem mais nous pouvons observer qu'il n'en est rien car les mesures nous démontrent que c'est plutôt 'Pétra' qui est la vraie Qibla car en plus, Jérusalem est construit sur une montagne pas sur une valée comme Pétra.
Donc le mot arabe [Bakka] d'origine sémantique (le mot hébreu dans la Bible [Becca] signifiant 'pleurer' : suite aux larmes qu'a versé Agar entre la montagne de Marwa et Safa) est le synonyme de la première ville sainte de l'Islam.
La Mecque
LA PROPAGANDE DES ABBASIDES :

Il n'y a aucune mention de La Mecque dans toute la littérature jusqu'en 740, quand il apparaît pour la première fois dans le Continuatio Byzantia Arabica.
Les Omeyyades ont détruit la Kaaba à deux reprises.
Durant près de deux siècles, la phase de construction de l’Islam, deux sites sont donc en concurrence, celui de l’identité arabe 'Petra' et 'La Mecque' et celui du monothéisme judéo-chrétien (Jérusalem et Damas), deux qibla coexistent, l’une vers Petra, l’autre vers La Mecque.
La mosquée de Médine se nommera, la mosquée des deux qiblas.
Sortie du néant, La Mecque trahit une reprise des motifs du courant messianiste du retour en terre promise, et son culte à la Pierre Noire témoigne d’une régression vers le paganisme de Petra.

Selon les historiens arabes ver 687, Ali ibn Abd Allah ibn al-Abbas aurai acheté la ville de Humaimah, et fait construire une ferme et une mosquée.
Depuis Humaimah, les Abbassides ont planifié leur révolte contre la dynastie des Omeyyades, qui fut réalisée en 749 et pour légitimer cette révolte ; ils voulaient un membre de la famille du prophète vivant à Humaimah comme la tribu des Quoraïchites.
Vers 750, le pouvoir abbasside va décider de l’orientation des Qibla vers la Mecque.
Pourquoi les musulmans d'Irak viennent jusqu'à Humaima pour chercher un membre de la famille du prophète plutôt que Médine ou bien la Mecque, étrange façon faire ?
A Pétra on trouvait des champs, des vignes, des jardins et des arbres et en analysant les sols antiques de Pétra, les scientifiques ont découvert la semence des arbres comme le chêne, la pistache...
La ville de Pétra a dû être abandonnée successivement (un exode forcé) à la suite de trois grands séismes en l'an 363, 551 et l'an 713 (rapporté par Al-Tabari) de l'ère chrétienne.

L'historien Tabari rapporte que l'année suivante Abdallah Ibn Az-Zubaïr prétendit avoir découvert les fondations de l’authentique Kaaba construite par Abraham et Ismaël.
En l'an 692 de l'ère chrétienne, le gouverneur Omeyyade Al-Hajjaj Ben Youssef vainquit Az-Zubaïr plus connu sous le nom d'Abou Bakr (était membre de la tribu des Banou Assad, et du clan Quoraïchite) et le tua, le décapita et crucifia son cadavre.
En y retrouvant les pierres catapultées de la bataille avec les Omeyyades à Pétra comme sur les photos ci-dessous, nous avons ici la preuve que le lieu Saint n'était pas La Mecque mais bel et bien Pétra.

Pour éviter les étapes traditionnelles et leurs taxes, ils ont disséminé dans le désert des systèmes de captation des eaux et des bassins souterrains, cachés.
Ils ont aussi mis au point des systèmes ingénieux et originaux pour calculer la latitude et la longitude.
Ils étaient nomades, mais pour optimiser la vente de leur cargaison au Nord, certains sont restés sur place et ont bâti des entrepôts, protégés.
Ils veillaient ainsi à maintenir une forte demande. L’encens était très prisé dans tout l’empire romain. C’était aussi un médicament.


La logistique des Nabatéens leur permettait d’obtenir d’excellents résultats, ils sont devenus les rois du désert.
Ils ont alors bâti une ville restée légendaire : Pétra, aujourd’hui en Jordanie.
Avec un excellent système d’irrigation, des jardins, des vignes, des troupeaux, et beaucoup de gens. C’était aussi un important centre de pèlerinage.

Tu n’étais pas présent sur le versant du mont occidental, quand nous avons intimé l’ordre à Moïse ; tu n’étais pas témoin.
Mais nous avons établi de nombreuses générations, et, à cause de la longueur du temps, (ils dévièrent).
Et tu n’étais pas parmi le peuple de Madïan, leur récitant nos révélations. Mais nous avons effectivement envoyé des messagers.
Coran sourate 28 verset 44 - 45


La mère des cités, la cité Sainte est décrite dans le Coran comme se trouvant dans une vallée au pays du Sham, en Joradanie.
Elle est également décrite comme entourée de verdure or le secteur de la Mecque est désertique sans aucune trace de végétations.
Des témoignages littéraires nous donnent quantité d’indices sur d’autres divergences entre les descriptions anciennes et la réalité actuelle de la Mecque comme l’existence d’une ville haute et d’une ville basse dans la cité sainte originelle où la grotte de Hira est à sa place.

Par exemple les montagnes de Safa et Marwa telles qu’elles sont décrites dans les textes ne correspondent pas à leur situation autour dans la Mecque actuelle.
Safa et Marwa sont deux rochers situés près de la Kaaba au sein de la mosquée de La Mecque, Marwa se trouvant à 100 mètres de la Kaaba.
Parcourir le trajet entre ces deux points (on débute toujours le parcours à Safa et on l'achève à Marwa) est l'un des rituels obligatoires du pèlerinage [hajj] après la circumambulation.
Symboliquement, cette marche commémore l'errance d'Agar en pleure, épouse d'Abraham, à la recherche d'eau pour son fils Ismaël dans le désert.

Les terres de Safa et Marwa sont parmi les rites décrétés par Dieu.
Quiconque observe le pèlerinage [ Hajj ] ou le petit pèlerinage [ Oumra ] ne commet pas d’erreur en traversant la distance entre eux.
Si quelqu’un se porte volontaire pour plus de bonnes œuvres, alors Dieu est Reconnaissant, Omniscient.
Coran sourate 2 verset 158


A présent les pèlerins circulent assez confortablement dans des couloirs alors qu’il s’agissait d’un rituel éreintant et comme tel assez parfaitement apte à commémorer l’errance d’Agar.
D'autres témoignages littéraires décrivent ces montagnes comme assez hautes pour permettre de voir loin à la ronde et le parcours les séparant comme assez ardu.
Mais les montagnes Safa et Marwa de la Mecque sont si minuscules qu’elles sont aujourd’hui incluses dans l’enceinte de la grande mosquée.

Tandis que les deux montagnes de Pétra sont parfaites pour y observer de loin.
Il est décrit La Mecque comme une ville possédant une partie haute et une partie basse, donnant directement accès à la ville.
Une [thaniya] est un passage étroit (siq) entre des montagnes, une sorte de fissure dans la roche provoquée par un tremblement de terre.
L’un de ces passages est censé arriver d’un défilé de canyons, un passage long, tortueux, difficile.
Or la Mecque de l’Arabie Saoudite n’a ni partie haute ni partie basse donc ni thaniya, ni défilé de canyons à proximité.

Et, Ô mon peuple, ne soyez pas poussé par votre opposition envers moi à encourir les mêmes désastres que le peuple de Noé,
ou le peuple de Houd, ou le peuple de Salih ; et le peuple de Lot n’est pas si loin de vous.
Coran sourate 11 verset 89


D’autres divergences entre les textes anciens et la réalité actuelle comprennent les descriptions de la végétation.
La végétation disponible sur le territoire désertique de la Mecque ne permettait pas de nourrir les troupeaux de chameaux et d’ovins que mentionnent les traditions alors que le site de Petra répond à ces conditions et a pu héberger une véritable garnison tant en hommes qu’en animaux.
At-Tirmidhi nous dit que les montagnes et les arbres ne manquaient pas de saluer le prophète sur son passage dans les différents districts de La Mecque.
Ibn Ishaq aussi croit savoir que la Mecque possédait de l’eau et des arbres, que les Mecquois auraient même hésité à couper dans la zone sacrée.
Or on ne trouve aucune trace dans la Mecque ancienne, bien trop petite, et la présence d’arbres peut être prouvée aisément grâce aux spores et au pollen restant dans le sol mais étrangement aucune trace...

Enfin, les divers déplacements lors des batailles rapportées par la tradition sont cohérentes avec la situation de Pétra au Nord de Médine et ne cadrent pas du tout avec La Mecque actuelle.
Même le voyage de Mohamed à Jérusalem (soit 162 km) devient historiquement plausible en terme de distance compte tenue de la durée qui lui est assignée au lieu des 1 082 km entre Jérusalem et la Mecque.
On nous dit aussi qu'un homme mangeait du raisin à La Mecque alors que ce n’était même pas la saison.
Il y aurait donc eu des vignes dans les environs, or dans le Hedjaz ce n’est pas possible !
Il y d’autres éléments de preuve, tels les rapports d’historiens comme Tabari, selon lesquels les affrontements militaires qui ont opposé les Médinois aux Quoraïchites, se sont produits au nord de Médine.
Pourtant, si les Quraïchites venaient de la Mecque, à 300 km au sud, pourquoi l'action s’est-elle déroulée au nord ?

Les batailles dans le Nord et l'Est de Médine alors que La Mecque est au Sud-Ouest de Médine :

- En 625, Uhud,est un combat entre les musulmans de Yathrib (Médine) et le clan des Quoraïchites sur le mont Uhud à l'Est de Médine.
- En 627, la bataille de la tranchée est une guerre entre le prophète exilé à Yathrib, et les habitants de Pétra qui l'avaient contraint à l'exil en 622.
- Khaybar, a opposé, lors de la septième année de l'Hégire en 628, le prophète Mohamed et ses fidèles aux juifs vivant dans l'oasis de Khaybar.
- Mouta, en septembre 629 près du village de Mouta à l'Est du Jourdain et d'al-Karak, entre une troupe de combattants musulmans dépêchée par le prophète et une armée byzantine.
- En 630, avec une armée de 30 000 hommes, dont 10 000 cavaliers, constituant la plus grande armée préparée de son vivant, Mohamed avança jusqu’à Tabouk,
situé à une distance de 700 km au Nord de Médine sur la route de la Syrie, et y installa son quartier général contre l'armée d'Héraclius, l’empereur de Byzance.

- La bataille de Cadésie a eu lieu vers 636 sous le califat d'Omar et l'empire Sassanide dans le cadre de la conquête musulmane de la Perse.
- Yarmouk, en 636 entre les forces musulmanes sous le califat d'Omar et les armées de l’empire Romain d'Orient.
- Nahavand, bataille en 642 entre les arabes musulmans et l'empire Sassanide.
- Bataille du chameau, elle a lieu le 9 décembre 656 près de Bassora (Iraq).
- Siffin, le plus fort de la bataille se produisit du 19 au 20 juillet 657 sur les rives de l'Euphrate près de la ville actuelle de Raqqa (Syrie).

Si La Mecque avant l'Islam, Pourquoi ces batailles étaient dans le Nord de Yathrib (l'actuel Médine) alors que La Mecque était dans le Sud de Yathrib ?
Les Byzantins contrôlaient la région située au Nord de Pétra - Les armées de Mohamed se sont donc d'abord rencontrées avant de se rendre à la ville sainte pour la capturer.
Il est important de noter que les armées musulmanes ont capturé la ville sainte entre les combats dans le conflit byzantin dans l'actuelle Jordanie méridionale.
Le Coran, ne précise pas qu’Abraham a créé la Maison à la Mecque, c'est totalement faux, pas un mot dans les milliers de versets coraniques !
Les musulmans ont pris l’habitude d’ajouter 'La Mecque' ou 'Kaaba' entre parenthèses, mais le texte original ne nomme pas l’endroit.
Des milliers d’ouvrages de la fameuse bibliothèque d’Alexandre ont été brûlé, tout cela pour tenter de faire disparaître les témoignages susceptibles de prouver ces falsifications historiques.

Notre Seigneur, j’ai installé une partie de ma famille dans cette vallée aride, auprès de Ta Maison Sacrée.
Notre Seigneur, ils ont à observer les Prières de Contact, donc fait que des foules de gens convergent vers eux,
et pourvois-les de toute sortes de fruits, pour qu’ils puissent être reconnaissants.
Coran sourate 14 verset 37


Et si La Mecque n’était pas le berceau de l’Islam primitif ?
Le mont Abou Qobays, dont le sommet en Syrie portait un sanctuaire d’Abraham selon ce qu’on peut inférer d’une source islamique perse ; serait-ce un hasard si ce nom a été transféré plus tard à un mont situé au bord de la cuvette mecquoise ?
De plus, justement près de là, en Syrie se trouve un autre mont, Abou Kaaba – un nom qui n’a rien à voir avec cube mais avec un patronyme local ancien – ne serait-il pas à l’origine de l’appellation du cube mecquois ?
Jamais aucune source ne mentionne [Makka] en Arabie avant le VIIIème siècle.

La ville de Pergame se trouve aujourd'hui dans le Sud-Est de la Turquie.
Le culte préislamique des pierres peut être rapproché des cultes lithiques des bétyles qui furent répandus dans tout le Proche-Orient dès la plus haute antiquité.
En effet ce culte rendu à une pierre n'est pas isolé à cette époque. Ainsi, on peut citer plusieurs exemple : la pierre noire d'Émèse dont Héliogabale fut le grand-prêtre avant de devenir empereur romain, la pierre noire de Dusares à Petra, et c'est sous la forme d'un bétyle qu'en 204 avant JC que Cybèle, la déesse-mère phrygienne de Pessinonte, fait son entrée à Rome.
Dans de nombreuses cités orientales, des pierres sacrées sont l'objet de la vénération des fidèles, telles l'Artémis de Sardes ou l'Astarté de Paphos.

SUR LES TRACES DES ISMAÉLITES :

Le Haut lieu du sacrifice est situé au sommet d'une montagne. Pour le voir, une marche est nécessaire pour y grimper.
Les principales marches débutent juste avant le Théâtre. Un dessin sur la droite regarde vers le bas, en direction de la tente, à côté de l'escalier.
Il est à noter que pour atteindre le sommet, pas moins de 800 marches doivent être montées. Pour les plus aventureux, il est possible de monter à dos d'âne.

Au sommet des marches se dresse un couple d'obélisques dédiés aux dieux Nabatéens.
Sur la droite, un autre sommet, avec un chemin rocailleux, mène à deux autels sur le bord de la montagne.
L'autel, une grande pierre circulaire, était utilisée pour sacrifier les animaux, un canal recevait le sang sacrifié, alors que le prêtre nettoyait ses mains dans la citerne taillée dans la roche.
Le Haut Autel, à quelques mètres sur la droite, était l'endroit où les offrandes étaient faites.
Il y avait une large plateforme près des autels pour les croyants qui assistaient aux cérémonies.

Il existe plusieurs hauts-lieux à Petra qui sont des sites sacrificiels à ciel ouvert, dominant la cité.
On y accède par un escalier antique taillé à même la falaise qui grimpe à mi-chemin du Khazneh et du théâtre antique.
Toute vie à l’intérieur de cette zone était considérée comme inviolable : aucune plante ne pouvait être cueillie ; aucune l'arbre pouvait être abattu, aucun animal ne pouvait être tué et aucun sang humain ne pouvait être versé conformément à la loi sacrée.
Au débouché du chemin de pèlerinage, une première esplanade où se dressent 2 obélisques hauts de 6 à 7 mètres, inspirés des bétyles antiques, taillés dans le rocher primitif et symbolisant peut-être Dushara et Uzza.
La seconde esplanade le [harâm] est une grande cour rectangulaire de 14 m sur 6 m, qui possède des banquettes sculptées sur le pourtour comme dans tout triclinium.
Au fond, vers le centre un cube de pierre, précédé d'un petit escalier constitue un motab sur lequel on plaçait le bétyle dans une petite cavité supérieure.
Près du site, une citerne offrait la possibilité de faire des ablutions rituelles.

Pendant l'exode, Moïse et les Israélites traversèrent la région de Pétra, à Edom.
la source de Vallée de Moïse [Wadi Musa], à la sortie de Pétra, correspond au lieu où Moïse frappa le rocher pour en faire jaillir de l'eau [Nombres 20 verset 10-11].
La Bible rapporte que Moïse n'eut pas le droit d'entrer en Terre promise et qu'il put seulement l'apercevoir du mont Nébo, car il avait frappé le rocher avec une verge pour en faire jaillir de l'eau au lieu de lui parler comme Dieu le lui avait ordonné [Nombres 20 verset 12 à 24].
Le prophète de Moïse, mourut en Jordanie et fut inhumé à Pétra au mont Hor, rebaptisé [Jabal Haroun] en arabe signifiant le Mont Aaron.
Une église byzantine puis un sanctuaire islamique dédiés à Aaron furent construits au sommet de la montagne et attirent aujourd'hui des pèlerins du monde entier.


En ce jour-là, l'Eternel fit alliance avec Abram, et dit : Je donne ce pays à ta postérité,
depuis le fleuve d'Egypte jusqu'au grand fleuve, au fleuve d'Euphrate.
Bible Genèse 15 verset 18


Il fit ce qui est droit aux yeux de l'Eternel, non pas toutefois comme David, son père ; il agit entièrement comme avait agi Joas, son père.
Seulement, les hauts lieux ne disparurent point ; le peuple offrait encore des sacrifices et des parfums sur les hauts lieux.
Bible 2 Rois 14 verset 3 - 4



Dis : "Ô adeptes de l’Écriture, venons-en à un accord logique entre nous et vous : nous n’adorerons que Dieu ;
nous n’érigerons jamais d’idoles à Ses côtés, et nous n’érigerons aucun être humain non plus comme seigneur à côté de Dieu."
S’ils se détournent, dis : "Soyez témoins que nous sommes des soumis."
Ô adeptes de l’Écriture, pourquoi argumentez-vous au sujet d’Abraham alors que la Torah et l’Évangile n’ont été révélés qu’après lui ?
Ne comprenez-vous pas ? Vous avez argumenté sur des choses que vous saviez ; pourquoi argumentez-vous sur des choses que vous ne savez pas ?
Dieu sait, alors que vous ne savez pas. Abraham n’était ni Juif ni Chrétien ; il était un monothéiste soumis. Jamais il ne fut un adorateur d’idoles.
Les gens les plus dignes d’Abraham sont ceux qui l’ont suivi, ce prophète et ceux qui croient. Dieu est le Seigneur et Maître des croyants.
Coran sourate 3 verset 64 à 68


À Sumer, dans l'extrême sud de la Mésopotamie, au nord de l'Arabie, le dieu-lune figure dans l'épopée de la création, l'Enuma Elish ; dans une variante, Houbal (Hu-Baal) est le chef parmi les anciens dieux. À cette époque, le dieu de la lune, Houbal, était le plus âgé des 360 idoles dieu adorées dans le sanctuaire.
En dehors de l'Arabie du Sud, le nom de Houbal apparaît une seule fois dans une inscription nabatéenne ; Houbal y est mentionné avec les dieux [u sh-Shara] et [Manawatu] ce dernier, comme Manat.
Sur la base de ces faibles preuves, il a été suggéré que Houbal pourrait en fait être un Nabatéen, mais les Nabatéens étaient des commerçants cosmospolitains qui s'inspiraient de nombreuses traditions dans tous les aspects de la vie.
Les anciens chroniqueurs rapportent qu'avant l'avènement de l'Islam, il y avait plusieurs kaaba dans la péninsule d'Arabie : la Kaaba est donc un des temples païens qui existaient en Arabie.
Mentionné dans ce verset coranique, Uzza était une déesse de la fertilité arabe pré-islamique qui était l'une des trois déesses en chef.
Manat et allat étaient connues comme 'les filles de dieu'. Uzza était vénérée par les Nabatéens qui l'ont assimilée aux déesses gréco-romaines Aphrodite, Urania, Venus et Caelestis.
Uzza, comme Houbal, fut appelé à la protection par les Quoraïchites pré-islamiques.
En 624, lors de la bataille appelée 'Uhud', le cri de guerre des Quoraïchites était : "O peuple d'Uzza, peuple de Houbal !"

La première mention connue d'Uzza provient des inscriptions de Dedan, capitale du royaume Lihyanite, au IVème ou IIIème siècle avant notre ère. Elle avait été adoptée aux côtés de Dushara en tant que déesse présidente de Pétra, la capitale des Nabatéens, où elle s'était assimilée aux attributs d'Isis, de Tyché et d'Aphrodite et avait remplacé ses sœurs.
Au cours du Vème siècle, le christianisme devint la religion principale de la région après la conquête de Barsauma.

Il est maintenant problématique d'avoir un aperçu des divinités de l'Arabie pré-islamique.
Les origines des divinités doivent être suggérées avec prudence, mais les inscriptions relatives à Uzza chez les Nabatéens à Petra ont été interprétées comme associant Uzza à la planète Vénus.
Les arabes ainsi que les Quoraïchites avaient l'habitude de nommer leurs enfants 'Abdou l-Uzza'.
De plus, Uzza était la plus grande idole parmi les Quoraïchites. Ils allaient chez elle, lui offraient des cadeaux et lui demandaient des faveurs par des sacrifices, souvent de jeunes enfants.
- Jawad Ali, Al-Mufassal Fi Tarikh Al-Arab Qabl Al-Islam, Beyrouth

Les Quoraïchites avaient l'habitude de faire le tour de la Kaaba et de dire : "Par Allat et Uzza, et Manat, la troisième idole en plus..."
A Pétra des Nabatéens, qui possédait des divinités avec des noms arabes au début de leur histoire, qu'ils ont ensuite associées à des dieux hellénistiques.
Les fouilles menées à Pétra depuis 1974 ont permis de découvrir un temple, apparemment dédié à Isis (Uzza), qui doit maintenant son nom à des sculptures trouvées à l'intérieur, le temple des lions ailés. Les inscriptions indiquent le nom de Uzza à Petra.

Les Ghassanides étaient la dernière grande migration sémitique non islamique au Nord du Yémen.
Ils ont rétabli la présence sémitique dans la Syrie alors contrôlée par les Nabatéens, ils ont principalement colonisé la région de Hauran et se sont ensuite étendus au Liban, à la Palestine et à la Jordanie. Pendant plusieurs générations, les Quoraïchites se sont répandus parmi d'autres groupes tribaux.
Tous les arabes n'étaient pas des fils d'Ismaël. Par ailleurs, tous les arabes avaient le sentiment d'appartenir à une même civilisation.

Nous avons désigné Abraham pour ériger le Sanctuaire : "Tu n’idolâtreras aucun autre dieu à côté de Moi,
et purifie Mon sanctuaire pour ceux qui le visite, ceux qui vivent près de lui, et ceux qui s’inclinent et se prosternent."
Coran sourate 22 verset 26


C'est intéressant à noter que celui connu des temples existants à Allat est dans le Wadi Rum à seulement 83 kilomètres de Petra.
Une statue ultérieure du Lion d'Allat a été construite en Palmyre, qui était un commerce nabatéen / arabe ville en Syrie. Allat est mentionné dans le Coran.
Il était censé être vénéré à Taïf ainsi que parmi les Nabatéens en général. Il n'y a pas d'autres preuves physiques existantes d'Allat n'importe où dans la péninsule arabique. Un autre dieu mentionné au début islamique est Dushara.
Il y a deux temples connus à Dushara, le premier à Madain Salih (Hijr/Hegra) dans le nord de l'Arabie Saoudite, Arabia (une ville soeur nabatéenne de Petra) et un temple à Petra même.
Ce temple est le plus grande structure indépendante à Petra aujourd'hui. De nombreux dieux de Pétra étaient représentés par un bloc de coupe carrée.
Dans le beytel nous pouvons voir trois divinités dans un plus grand dieu, correspondant à la sourate 53 du verset 19 et 20.

La ville de Petra a fonctionné comme un centre religieux pour les festivals deux fois par an, et elle a également fonctionné comme une ville funéraire.
Il était complet avec de nombreux temples, un festival de théâtre, un nymphaeum, bains publics, plusieurs voies sacrées, portes monumentales, nombreux bassins, puits et citernes, ainsi que plusieurs autres bâtiments publics.
Tout autour de la ville de Petra, cependant il y a de gros blocs de pierre taillés de la montagne.
Chaque pierre est d'environ 20 pieds hauts. La pierre est l’un de plusieurs que les touristes contemplent quand ils pénètrent dans une zone sacrée à Petra par le siq.
Il y a plus de 25 de ces blocs carrés géants entourant la grande ville - Ces pierres délimitent l'enceinte sacrée de la cité sainte.

Le récit de la Torah dit qu'Ismaël s'installa dans le désert de Paran :


Dieu fut avec l'enfant, qui grandit, habita dans le désert, et devint tireur d'arc.
Il habita dans le désert de Paran, et sa mère lui prit une femme du pays d'Egypte.
Bible Genèse 21 verset 20 - 21


Le nom Paran désigne tout le désert qui recouvre une partie de la péninsule du Sinaï, le pays de Madyan et le littoral occidental de la péninsule arabique ; vu de Canaan, c'est le même désert qui débute de Madyan et s'étend à l'Est vers le Sinaï et au Sud jusqu'au Hedjaz.
Il est donc tout aussi vrai de dire qu'Ismaël habita le désert qui recouvre le Sud du Sinaï, que de dire qu'il habita le désert où se situe la vallée de Bakka : le nom 'Parân' désigne le tout.


Et voici les années de la vie d'Ismaël : cent trente-sept ans. Il expira et mourut, et il fut recueilli auprès de son peuple.
Ses fils habitèrent depuis Havila jusqu'à Schur, qui est en face de l'Egypte, en allant vers l'Assyrie. Il s'établit en présence de tous ses frères.
Bible Genèse 25 verset 17 - 18


On note de même que Téma est une cité d'Arabie bien connue, alors que, dit le texte de la Torah, c'est aussi le nom d'un fils d'Ismaël [Genèse 25 verset 15].
Tout porte à penser que la cité a été nommée d'après le nom de ceux qui s'y sont installés, autrement dit des fils d'Ismaël.
La même chose est valable pour Douma, qui est le nom d'une cité d'Arabie [Dumat ul-jandal] en même temps que d'un des fils d'Ismaël.


Il dit : L'Eternel est venu du Sinaï, Il s'est levé sur eux de Séir, Il a resplendi de la montagne de Paran...
Bible Deutéronome 33 verset 2


Si on considère l'avis selon lequel le désert de Paran ne désigne que le désert de la péninsule du Sinaï, on peut se demander quelle révélation reconnue par les judéo-chrétiens a eu lieu dans cette partie du désert. Par contre, si on considère l'avis selon lequel il s'agit du désert qui va jusqu'à la péninsule arabique, les choses deviennent claires : à Pétra a eu lieu la révélation d'une grande partie du Coran à Mohamed, descendant d'Ismaël.
Les arabes du Nord et du Centre de la Péninsule arabique descendent effectivement d'Ismaël, en revanche les arabes pré-existaient à ce dernier.
C'est en fait Ismaël qui s'est arabisé au contact des Banou Jur'hum, des arabes originaires du Sud.


  • les arabes Adnanites, descendants d'Ismaël, dont l'habitat principal était le Centre et le Nord de la péninsule.
  • les arabes Qahtanides qui sont des arabes originels (ou Jectanides, ou Yectanides), habitant surtout le Sud de la péninsule.
  • et les Arabes disparus : les Aadites, les Thamoudites...

Les fils d'Ismaël ne constituent qu'une partie des arabes de la péninsule arabique. Étant les descendants d'un homme qui s'est arabisé au contact d'hommes déjà arabes.
Le terme 'arabe' vient du mot [araba], qui désigne le désert parce que la péninsule arabique est constituée dans sa plus grande partie de déserts.
Le terme désignait ainsi, à l'origine, la terre connue aujourd'hui sous le nom de péninsule arabique. Puis il en est venu à désigner les habitants de cette terre.
Du côté des historiens, ce qui fait l'unanimité c'est qu'à la veille de l'apparition de l'Islam en Arabie, des différences linguistiques et culturelles et une sorte de concurrence existaient entre les arabes du Sud de la péninsule et ceux du Centre et du Nord.
Les habitants du Centre et du Nord de la péninsule étaient d'un degré de civilisation beaucoup moindre que celui qu'avaient atteint les habitants du Sud.
Les idiomes étaient également différents : l'idiome du Sud avait réalisé de nombreux emprunts à l'abyssinien, celui du Centre et du Nord au nabatéen.


Nous t’avons vu tourner ton visage vers le ciel.
Nous assignons maintenant une Qibla qui te satisfait. Désormais, tu tourneras ton visage vers la Mosquée Sacrée.
Où que vous puissiez être, vous tournerez vos visages vers elle. Ceux qui ont reçu les Écritures précédentes savent que ceci est la vérité de leur Seigneur.
Dieu n’ignore jamais quoi que ce soit de ce qu’ils font.
Coran sourate 2 verset 144

Les historiens Jean et André Sellier ont écrit : "L'existence de populations de langue arabe est attestée... au IXème siècle avant JC. Elles occupent alors une grande partie de la péninsule arabique et le désert de Syrie... A la périphérie du désert, les arabes côtoient d'autres populations. Ils s'infiltrent dans les royaumes sudarabiques et y imposent peu à peu leur langue."
"La distinction entre arabes au sens strict (descendants des tribus de l'époque de Mohamed) et 'arabisés' (descendants des populations ayant adopté la langue arabe après la conquête) s'est estompée au fil des siècles. Sont 'arabes' – au sens large – les personnes qui ont pour langue maternelle l'arabe."

- Atlas des peuples d'Orient

Agar et Ismaël furent laissés par Abraham dans une vallée de la péninsule arabique et une source d'eau y jaillit ensuite.
Un groupe de nomades, passant dans les environs et remarquant la présence d'eau, s'approcha et décida de s'installer eux aussi sur les lieux.

La montagne Umm El Biyara (Mère des citernes) est la plus haute et la plus haute montagne de Petra et donne directement sur le centre-ville antique.
Il est surmonté d'un plateau plat qui descend légèrement vers la ville. Au sommet se trouvent les vestiges des édifices édomites du VIIème au VIème siècle avant JC.
Les fouilles plus récentes ont révélé un magnifique complexe de thermes nabatéens/romains qui surplombe toute la ville.
Le plus grand trésor archéologique d’Umm El-Biyara, cependant, au Nord-Ouest du sommet est un affleurement rocheux bien caché qui abrite une collection de sculptures religieuses nabatéennes, dont plusieurs idoles bétyliques.


carte de Petra

Comparez ceci avec les idoles femelles Allat et Uzza. Et Manat, la troisième.
Coran sourate 53 verset 19 - 20


Car rappelons ici qu'il ne faut pas confondre 'arabe' et 'musulman'.
S'il est vrai que l'interaction a été grande entre ces deux entités, s'il est vrai que le prophète Mohamed était arabe de même que ses compagnons, il ne faut pas oublier que depuis les premiers temps de l'Islam jusqu'aujourd'hui, il y a des arabes qui sont chrétiens, juifs ou autres.
D'un autre côté, les 3/4 des musulmans dans le monde ne sont pas arabes mais Malais, Indiens, Chinois, Africains, Européens et Américains.
La vraie question est de savoir pourquoi personne ne proteste, ne manifeste, ne s'insurge dans le monde musulman contre la disparition à la Mecque, d'un patrimoine historique et religieux irremplaçable. Les autorités musulmanes s'enflamment quand des archéologues osent entreprendre la moindre recherche autour de Pétra et de ses alentours...

Le pèlerinage était à Jérusalem - C'était vrai pour les juifs et les chrétiens, mais jamais pour les arabes.
Les arabes d’Arabie étaient un peuple marchand nomade. L'un des problèmes auxquels ils étaient confrontés était d'avoir un endroit immobile pour enterrer leurs morts.
Alors qu'ils migraient lentement vers le Nord, ils développèrent un lieu de sépulture à l'endroit que nous connaissons aujourd'hui sous le nom de Pétra.
Les cadavres seraient exposés aux éléments jusqu'à ce qu'il ne reste plus que des os.
Ces os ont ensuite été rassemblés et transportés vers les tombes familiales à Pétra.
À côté des tombes se trouvaient de grandes salles à manger où les tribus se réunissaient 2 fois par an pour prendre un repas commémoratif.
Cet événement biannuel est né par un zodiaque nabatéen du IIème siècle de notre ère, qui représente Allat, la déesse féminine de la fertilité parmi d’autres divinités nabatéennes.
Certains archéologues pensent que cela dénote l’existence de deux célébrations du nouvel An, l’une au printemps et l’autre à l’automne, ce qui pourrait expliquer en partie pourquoi il existe deux grands festivals à Pétra chaque année.


Lot était l’un des messagers. Nous l’avons sauvé ainsi que toute sa famille.
Seule la vielle femme fut condamnée à un sort funeste. Nous avons anéanti tous les autres.
Vous passez encore près de leurs ruines de jour et de nuit. Ne raisonnez-vous donc pas?
Coran sourate 37 verset 133 à 138


... Nous avons anéanti tous les autres. Vous passez encore près de leurs ruines de jour et de nuit....
Ce passage nous démontre sans équivoque que Mohamed et les arabes connaissaient l'endroit voire même y passer devant matin et soir.
Alors que les chrétiens et les juifs regardaient vers Jérusalem, le pèlerinage arabe a toujours été pendant de nombreux siècles vers le centre religieux de l'Arabie, le sanctuaire interdit, la ville sainte de l'enterrement de Pétra. C’est dans cette ville que les morts nabatéens ont été enterrés, et c’est dans cette ville que les vivants se sont réunis pour prendre un repas rituel avec leur famille élargie en présence des ancêtres décédés. Cette coutume faisait partie de la composition culturelle et ethnique des Nabatéens (dont est issu Mohamed) et constituait le ciment qui les unissait, un peuple de marchands nomades, en tant que société.

RAQIM ANCIEN NOM DE PÉTRA :

Lorsqu'on cherche l'origine de l'étymologie du mot arabe 'Raqim' mentionné dans la sourate 18 on retrouve la similitude toujours en langue sémitique avec le mot hébreu [Raqam], [Reqem] ou [Raqmu] qui signifie 'aux couleurs diverses'. Et quand on observe les parois de la montagne de Pétra on y retrouve les surfaces avec plusieurs couleurs qui vont dans le sens de cette définition.
Eusèbe de Césarée - qui s’appuie sur Flavius Josèphe - nous informe que Petra est appelée Rekem [RKM ou RQM] par les Assyriens [Rekem para Assuriois onomazetai].
Le numéro d'automne 2017 du Journal of Semitic Studies contient un excellent article de Mehdy Shaddel.
(Journal of Semitic Studies, volume 62, N°2, 1er octobre 2017, p. 303 à 318 ; Studia Onomastica Coranica : al Raqim, Caput Nabataeae) a démontré que le nom original de la vallée était [Raqim], le nom d'un très ancien roi qui vivait dans cette région.

Mehdy Shaddel le trace à travers des inscriptions funéraires, écrits rabbiniques, une lettre attribuée à Cyril de Jérusalem, textes syriaques, homélie attribuée à Eusèbe de Césarée, 'The Book of the Laws of Countries' par Bardaisan of Edessa, les écrits de Flavius ​​Josèphe, ainsi que des textes bibliques.
Le nom 'Raqim' apparaît dans le Coran comme l’un des deux miracles que le Seigneur avait fourni comme preuve.
Shaddel fait remarquer que, dans Sourate 18 au verset 9 : "Penses-tu que les gens de la grotte et d'al-Raqim ont constitué une chose étonnante parmi Nos signes ?"
L’emplacement de la ville de Raqim, dans une crevasse entre deux montagnes, remplies de sculptures majestueuses ont dû paraître aux auditeurs du Coran avoir été un signe de Dieu.
Cependant, de nombreux commentateurs du Coran qui n’ont pas savoir que Petra était associée à [Raqim] se demandait si c’était le nom du chien qui était avec le sept dormeurs.

Au Vème siècle, Petra était le centre administratif de la province byzantine de Palestina Tertia - Fiema, 1991: 113.
Bien que la richesse de Petra ait diminué à cause de la réorientation des biens commerciaux par les voies maritimes et l’accroissement du trafic sur les routes terrestres du nord qui passaient maintenant par Palmyre, demeure un centre important et une capitale de province.


Ceci aussi est une Écriture bénie que nous avons révélée, confirmant les Écritures précédentes,
afin que tu puisses avertir la communauté la plus importante et toutes celles alentour.
Ceux qui croient en l’Au-delà, croiront en cette Écriture et observeront les Prières de Contact.
Coran sourate 6 verset 92


C’est probablement l’empereur Elagabalus (218 - 222 après JC.) qui a décerné le titre [μητρόπολις = mitrópolis = métropole] ou 'Mère de Colonies' sur Petra.
Ce titre honorifique pour Petra est attesté épigraphiquement au troisième siècle de notre ère mais se produit également dans les papyrus de Petra du sixième siècle. - Bowersock, 1971: 234
Le terme officiel colonia n'est pas trouvé jusqu'à l'époque romaine de Séveran (193 à 235 de notre ère).
A cette époque, c'était un statut honorifique donné dans des villes établies et ne fait pas référence à l’installation de nouveaux citoyens, anciens combattants ou autres. - Têtard, 2000: 64
Finalement, il est associé au terme anglais métropole. Un terme très similaire à ceci est utilisé dans le Coran, Mère des Colonies.
La ville de Petra était également connue comme la métropole de Tertia Palaestina Salutaris.

D'après une étude des bâtiments de Pétra, il devient évident que les chrétiens n'occupaient qu'un seul petit secteur de la ville.
Toutes les églises chrétiennes, les bâtiments et les tombes chrétiennes sont situés dans un domaine.
Le reste de la ville semble avoir conservé son identité païenne polythéiste.

En traçant le chemin du pèlerinage à La Mecque en Arabie Saoudite, puis en le superposant sur le paysage de Petra pour permettre d’identifier les lieux islamiques, de cette manière, la plupart des principaux lieux de pèlerinage islamique à Petra peuvent être facilement identifiés.
Ce qui est fascinant, c’est que, même si le secteur chrétien de Pétra était principalement situé dans le coin Nord-Est de la ville, les polythéistes occupent la plus grande partie du centre ville et les localités islamiques.
Au sud de la ville, Les pèlerins polythéistes, musulmans et chrétiens auraient utilisé la grande procession, le chemin à travers le siq [al taniyya] et le long de la rue à colonnade de la ville au rocher d’Ismaël, ou à leurs lieux de culte. En raison de la nature religieuse de la ville, le nom de Sainte Mère des colonies ; colonies semblent s'appliquer parfaitement à cet endroit.

Petra serait le lieu fondateur original de l'Islam, et le lieu où Agar et Ismaël ont vécu puis sont morts ainsi qu'une source d’attention religieuse pour les chrétiens et les musulmans.
Dans les sources islamiques, cela s'appelle la vallée de Becca.


Dis : "Dieu a proclamé la vérité : vous suivrez la religion d’Abraham – le monothéisme. Il n’a jamais été un idolâtre."
Le sanctuaire le plus important établi pour les gens est celui de Bacca [ Baka ]: un phare béni pour tous les gens.
En ce lieu, il y a des signes évidents : la station d’Abraham. Quiconque y entre, il lui sera accordé le libre passage.
Les gens le doivent à Dieu d’observer le Pèlerinage à ce sanctuaire, quand ils en ont les moyens.
Quant à ceux qui mécroient, Dieu n’a besoin de personne.
Coran sourate 3 verset 95 - 97


Lorsque les Romains ont conquis le royaume nabatéen, la cité de Raqim, devenue plus tard Petra, était un centre administratif assez important.
Hadrian a visité la cité de Raqim en l'an 130 lors de son grand tour de l'empire romain oriental qui a donné à la cité son nom de Petra Hadriane.

Cette vallée a deux grandes montagnes, qui auraient été connues sous l'appellation de Marwa et Safa, qu'Agar a escaladé pour chercher en vain de l'eau ou des bedouins caravaniers de passage.
C'est alors dans la vallée où elle se mit à pleurer son enfant Ismaël, pensant qu'il mourrait ici.
Ainsi donc, ce lieu est devenu célèbre en tant que 'Becca' (lieu de pleurs).
Toutes les premières descriptions de la vallée de Becca correspondent à la vallée de Petra, et cette vallée était au centre de la première Qibla.

Thomas Artsruni, contemporain de Tabari qui, écrivant avant sa mort en 887 de notre ère, nous parle très clairement du prophète Mohamed.
Après avoir décrit certaines de ses activités et mentionné clairement que La Mecque se trouve à Petrea Arabia.
Il souligne qu'il parle de La Mecque et associe le lieu aux Ammonites. Dans un lieu de Petrea Arabia Pharan, nommé [ Maka ] - La Mecque -

Dans un récit, l'écrivain Artsruni nous dit que le prophète Mohamed n'est pas né et n'a pas grandi à La Mecque en Arabie Saoudite, mais qu'il vivait dans une ville appelée 'La Mecque' dans la région de Paran, en Arabie Petraea.
Ici, l’écrivain l’appelle clairement - La Mecque - et le place dans le Sud de la Jordanie, où existaient les deux Petras (Marwa et Safa).
Si tel est le cas, Petra a également été identifiée à la fois comme La Mecque.
L'existence de deux Meccas permettrait certainement de comprendre la raison pour laquelle Petra est continuellement désignée comme La Mecque dans les comptes islamiques.