LE PROPHÈTE MOÏSE :

LE PROPHÈTE MOÏSE ET LES PLAIES D'ÉGYPTE FACE A LA SCIENCE :

Abordons ici, un autre sujet qui fut très intense,
et dont la science moderne a réussi à nous apporter des débuts de réponses sur des événements dont on lui a parfois attribué le titre de légende, mythe...
car notre ignorance dans la discipline telles que la géologie, l'archéologie, la sismologie, l'océanographie, la vulcanologie, l'entomologie... a favorisé les anti-créationnistes pour imposer leur dogme du hasard et prétendre également que certains faits étaient empruntées à des civilisations antérieures !
Mais voyons ce que pensent les scientifiques sur les événements étranges à l'époque de Moïse.

Le Santorin, qui est connue pour être à l'origine de la destruction de la civilisation minoenne, en mer Egée.
C'est un volcan composé aujourd'hui de cinq îles distinctes qui se situe dans l'archipel des Cyclades au Sud-Est de la Grèce et à 700 km au Nord-Ouest des rivages méditerranéens de l'Égypte.
Véritable port naturel, le site de Théra, autre nom du Santorin, a une forme circulaire, qui correspond à la partie centrale effondrée d'un volcan ( caldeira ), qui explosa vers 1 600 avant notre ère, le Santorin se réveilla brutalement.

Durant les deux jours que dura son éruption, il cracha une trentaine de km3 de cendres et de lave.
Cet âge a été estimé en fonction : d'un fort niveau acide retrouvé dans les glaces lors d'un forage de l'inlandsis du Groenland ; de la radio chronologie à partir d'un bois carbonisé ; d'un traumatisme visible sur les cernes de certains arbres fossiles et dont l'âge est donné par dendrochronologie.
Il y avait sur plusieurs mètres d'épaisseur, le manteau blanc de pierre ponce résultat de l'éruption du Santorin.
Cette éruption projeta des pierres ponces et des cendres sur environ 60 m d'épaisseur autour du volcan et jusqu'à 900 km au Sud.
Le volume de ponces qui fut éjecté lors de cette explosion est estimé à 30 km3. Ce volume est en accord avec l'effondrement de 300 m de la partie centrale du Santorin.
L'éruption et l'effondrement du volcan causèrent un gigantesque raz-de-marée : un tsunami.
Cette région très secouée par les séismes correspond selon la tectonique des plaques à la zone d'affrontement entre l'Afrique et l'Europe.
La plaque africaine plonge sous la plaque européenne dans un mouvement de subduction à l'origine de séismes et de volcanisme.

Ainsi qu'en témoignent les tsunamis, dépôts sédimentaires relevés en 1999 par Maria Bianca Cita (université de Milan) et Giovanni Aloisi (université de Paris) sur le plancher marin, au environ du cratère et à 400 km au Sud-Est.
Et ces vagues d'environ 15 mètres ont atteint l'Egypte.
La colonne de nuée décrite dans l'Exode et la traversée de la mer par Moïse et les hébreux.

Au début de l'Exode, ces derniers se dirigent vers une étendue d'eau.
Les flots de la mer s'ouvrent devant eux et se referment sur Pharaon et ses troupes lancés à leur poursuite.
A l'aide d'un modèle reproduisant le bassin de la mer, Doron Nof de l'université de Floride et Nathan Paldor de l'université de Jérusalem, ont montré que des vents modérés pourraient avoir rendu franchissable cette étendue d'eau de faible profondeur.
En soufflant plusieurs heures durant dans le golfe de Suez, ils auraient eu pour effet de repousser les eaux en un mur de 2,50 mètres de hauteur, qu'un simple changement de direction des vents suffirait à faire effondrer.
Sans connaître les travaux de ces océanographes, Bill Ryan et Gilles Lericolais avaient déjà insisté sur le fait qu'une éruption explosive peut favoriser la formation des vents.
Jean-François Royer reconnaît qu'il n'est pas impossible que l'Egypte ait subi des pluies abondantes, en particulier si l'éruption s'est produite en hiver.

Or, dans une zone désertique, une pluviosité exceptionnelle peut avoir des effets calamiteux.
Dans cette région du monde, les risques d'abondance de criquets pèlerin sont bien réels. Car la plus importante des aires de regroupement de cette espèce se situe précisément autour de la Mer Rouge.
Ce spécialiste est formel, une perturbation météorologique peut-être assez forte pour déclencher quelques mois plus tard une invasion de criquets.

Christiane Amedegnato, du muséum d'histoire naturelle de Paris : des pluies exceptionnelles en saison sèche peuvent aussi causer une période d'arrêt du développement et la reprise d'activité d'espèces non actives, d'où l'impression de densité.
Ces nuées de criquets déferlent par milliards sur les cultures, rasent toute végétation sur leur passage, repartent pour revenir quelques mois plus tard.
On compte parfois 200 insectes individus au mètre carré, absorbant chaque jour la moitié de leur poids.

L'Eternel dit à Moïse : Va vers Pharaon, et tu lui diras : Ainsi parle l'Eternel,
le Dieu des Hébreux : Laisse aller mon peuple, afin qu'il me serve.
Si tu refuses de le laisser aller, et si tu le retiens encore,
voici, la main de l'Eternel sera sur tes troupeaux qui sont dans les champs, sur les chevaux, sur les ânes,
sur les chameaux, sur les boeufs et sur les brebis; il y aura une mortalité très grande...
Bible Exode 9 verset 1 à 4


Les mouches et les moustiques profitent également de cette pluviosité. Leur prolifération allonge la liste des autres fléaux.
Dans les pays chauds : "le cycle de vie des diptères s'accélère, de manière à s'accomplir durant la période des pluies, aussi courte soit-elle" : explique Jeanne Charbonnel, entomologiste au muséum.
Si l'éruption du Santorin avait engendré des pluies exceptionnelles : Quelles espèces auraient été les plus rapides à en tirer partie ?

Au milieu des années 1990, deux épidémiologistes américains de renommée internationale, John Marr et Curtis Malloy, privilégiaient deux espèces très communes, dans un article écrit pour le Medical journal of Australia : le stomoxys calcitrans (pour les mouches), et le culex antennatus (pour les moustiques).
La première peut inoculer au bétail divers micro-organismes pathogènes comme le trypanosome.
Le second, hématophage lui aussi, se délecte de la compagnie humaine. Il est très spéculatif d'imaginer l'expansion brutale d'une espèce de diptère plutôt qu'une autre, met en garde Dominique Cuisance, du C.I.R.A.D.

Le lac Winnebago, un grand lac situé à l'Est du Wisconsin aux États-Unis à été touché par la plus grosse invasion de mouches depuis 10 ans.
De même la mort du bétail décrite dans une autre plaie, qui frappe à la fois chevaux, ânes, chameaux, bœufs, chèvres et moutons peut être attribuée à de nombreux parasites.
John Marr et Curtis Malloy proposent d'en assigner l'origine à un moucheron, Culicoïdes canithorax, capable de transmettre deux virus vecteurs de la maladie africaine du cheval et de la maladie de la langue bleue qui touchent tous les animaux domestiques mentionnés.

Nous avons éprouvé les gens de Pharaon par des années de disette et par une diminution des fruits afin qu’ils se rappellent.
Et quand le bien-être leur vint, ils dirent : "Cela nous est dû" et si un mal les atteignait, ils voyaient en Moïse et ceux qui étaient avec lui un mauvais augure.
En vérité leur sort dépend uniquement de Dieu ? Mais la plupart d’entre eux ne savent pas.
Et ils dirent : "Quel que soit le miracle que tu nous apportes pour nous fasciner, nous ne croirons pas en toi."
Et Nous avons alors envoyé sur eux l’inondation, les sauterelles, les poux (ou la calandre), les grenouilles et le sang, comme signes explicites.
Mais ils s’enflèrent d’orgueil et demeurèrent un peuple criminel.
Coran sourate 7 verset 130 à 133


Le professeur Michel Bellac, du laboratoire d'entomologie du muséum, cite aussi les cératopogonides, diptères qui peuvent véhiculer la peste équine et la fièvre catarrhale du mouton.
Quant aux ulcères bourgeonnant en pustules qui se développèrent sur les gens et sur les bêtes, il pourrait s'agir de n'importe quel myase.
Ce terme désigne toutes les maladies externes, tous les désordres des tissus causés par des larves de diptères. Elles s'accompagnent de lésions ayant l'aspect de furoncles.
Il existe aussi des maladies parasitaires transmises par les insectes du groupe des phlébotomines, comme la leshmaniose cutanée, qui provoquent de graves lésions de la peau.
Chez les batraciens, les effets d'une augmentation de la pluviosité peuvent être presque aussi spectaculaires.

Deux raisons peuvent pousser les amphibiens à se regrouper par milliers, explique Jean Lescure : la reproduction et l'augmentation soudaine du taux d'humidité de l'air.
Dans les pays semi désertiques, après une saison sèche vraiment longue, ils interrompent leur estivation à la première pluie pour aller se reproduire dans les points d'eau.
Grenouilles vertes et crapauds sortent des trous du sol où ils s'étaient enfouis plusieurs semaines durant pour trouver un peu d'humidité.
Invisibles quelques jours auparavant ils envahissent, en vocalisant à gorge déployée, villages et habitations pour rejoindre leur lieu de reproduction.
Après la dernière transformation des têtards, il peut également arriver que les jeunes métamorphosés se répandent en masse hors du milieu aquatique si le taux d'hygrométrie de l'air augmente fortement après une série d'orages.
Sous l'antiquité, les batraciens y étaient beaucoup plus nombreux qu'aujourd'hui.
Le phénomène aurait pu prendre une ampleur exceptionnelle, au point de prendre place parmi les autres plaies.

LE NIL COULEUR SANG :
Les relevés stratigraphiques du sédimentologiste témoignent de la présence de téphras, particules volatiles de nature volcanique, d'âge et de composition chimique identique à celles du Santorin, dans plusieurs lacs résiduels du bras de mer qui s'étendait à l'endroit de l'actuel canal de Suez. Ces téphras seraient responsables de la couleur sang du Nil. Lorsqu'à la demande de Dieu, Moïse frappe les eaux du fleuve de son bâton pour les changer en sang, ce sont les cendres qui auraient troublé l'onde du Nil et l'aurait teinté de rouge.
De fait, rapporte Gilles Lericolais : "on retrouve autour du Santorin bon nombre d'ignimbrites, des roches formées par l'accumulation de débris de laves acides telles que les rhyolites, qui donnent à certaines plages de l'île une teinte carmin."
Autre explication avancée par Bill Ryan : La teneur élevée des particules volcaniques en acide sulfurique peut aussi avoir oxydé les roches ferreuses du lit du fleuve et donné à l'eau des reflets de rouille.

La manne, découvrant cette nourriture à terre, les hébreux demandent : [Man hou] signifiant Qu'est-ce que c'est ?
le mot [man] dérive du grec et du latin [manna].
Le lichen lecanora esculenta est une plante composée d'une algue (dont la chlorophylle permet à l'ensemble de vivre sans aucun support végétal) et d'un champignon (qui permet à l'ensemble de résister à des très longues périodes sans humidité). Il pousse donc sur le rocher le plus aride.
Parfois la sécheresse le fait se racornir au point qu'il se détache de son support de pierre, et le vent peut alors le souffler à travers le désert.
Cet assemblage incroyable de phénomènes rares, la science en a démontré qu'elle pouvait exister, donc avec le temps les préjugés s'effacent pour laisser la place à notre histoire.

La caille commune ou caille des blés est un des plus petits gallinacés. C'est un oiseau migrateur galliforme ressemblant à une perdrix.
En hiver, la caille vit en Afrique et au printemps, elle remonte, par colonnes de plusieurs millions d'individus en certains points, vers les pays plus frais de l'Europe et de l'Asie, où elle construit son nid et pond ses oeufs. Les hébreux marchent vers le Sinaï presque en longeant la mer, il apparaît assez naturel que le vol de caille s'abatte près d'eux car pour ces petits oiseaux aux ailes menues, franchir la mer sans se reposer constitue une étape épuisante, et sans doute doivent-ils se poser en catastrophe dès que la côte est atteinte pour retrouver des forces.

MOÏSE ET LA TRAVERSÉE DE LA MER :

Une étude scientifique propose une explication au miracle de la mer décrit dans le livre biblique de l’Exode. Selon les conclusions, le phénomène de la séparation des eaux pourrait être lié à l’intervention d’un fort vent d’Est.

Pour les athées, les miracles décrits dans la Bible sont de l’ordre de la fiction.
Pour Carl Drews et son équipe, en revanche, l’un de ces prodiges se serait bien réellement passé.
Le chercheur s’attèle en effet depuis des années à l’étude de la division des eaux de la mer survenue lors de l'épisode de la sortie d’Égypte et décrite dans le livre biblique de l’Exode.

Selon ses conclusions, le phénomène pourrait bel et bien être explicable grâce aux lois de la physique.
Pour en arriver là, le chercheur en ingénierie informatique a mené de nombreux travaux qui ont débuté il y a longtemps alors qu'il était encore étudiant en master et œuvrait à sa thèse de fin d’étude.
Par la suite, le modèle scientifique mis au point par ses soins a été révisé et peaufiné. Les résultats qui en découlent ont d’ailleurs fait l’objet d’une publication dans une revue scientifique.
Si la capacité de Moïse à séparer les eaux de la mer peut être remise en question, l'évènement lui, aurait donc bien pu se produire, grâce à des conditions météorologiques très particulières.

L'Eternel dit à Moïse : Pourquoi ces cris ?
Parle aux enfants d'Israël, et qu'ils marchent.
Toi, lève ta verge, étends ta main sur la mer, et fends-la ; et les enfants d'Israël entreront au milieu de la mer à sec.
Et moi, je vais endurcir le coeur des Egyptiens, pour qu'ils y entrent après eux : et Pharaon et toute son armée, ses chars et ses cavaliers, feront éclater ma gloire.
Bible exode 14 verset 15 à 17

Les conclusions de l’étude de Carl Drews suggèrent la possibilité qu’un fort vent d’Est pourrait être à l’origine du phénomène.
C’est cette violente bourrasque survenue durant toute la nuit de la sortie d’Égypte qui pourrait avoir conduit à faire reculer les flots. "Les simulations collent assez étroitement au récit de l'Exode" : déclarait il y a quelques années, Carl Drews qui travaille au National Center for Atmospheric Research. "La division des eaux peut être comprise grâce à la dynamique des fluides. Le vent s'est déplacé dans l'eau d'une façon qui s'accorde avec les lois physiques, créant un passage sûr avec de l'eau des deux côtés et permettant ensuite brusquement à l'eau de revenir à toute vitesse" : a-t-il poursuivi.

Il est ainsi possible qu’un vent, poussant les eaux dans la même direction, soit parvenu à créer un passage à sec temporaire permettant même la traversée à sec du plan d’eau.
Dans les textes religieux, Moïse et les hébreux seraient passés à pied grâce au couloir tandis que les soldats du pharaon, lancés à leur poursuite, se seraient fait engloutir pas les eaux.
Dans leur étude publiée en 2010, dans la revue Plos One, Carl Drews et Weiqing Han vont même plus loin dans les hypothèses : le modèle montre qu'un vent de 101 km/h, soufflant durant 12 heures, pourraient avoir écarté les flots, créant un passage de 3 à 4 km de long pour une largeur de 5 km. Un couloir qui serait resté ouvert durant 4 heures.

Moïse

Alors Nous révélâmes à Moïse : "Frappe la mer de ton bâton".
Elle se fendit alors, et chaque versant fut comme une énorme montagne.
Nous fîmes approcher les autres Pharaon et son peuple.
Et Nous sauvâmes Moïse et tous ceux qui étaient avec lui ; ensuite Nous noyâmes les autres.
Voilà bien là un prodige, mais la plupart d’entre eux ne croient pas.
Coran sourate 26 verset 63 à 67


LA CONTROVERSE SUR LE MONT SINAÏ :

il faut retourner à la langue sémitique, chaque mot du Coran est irremplaçable. Si tel mot a été choisi, à tel endroit, c’est dans un but très précis et pas un autre, c’est la règle.
Il va donc falloir chercher dans quel but Dieu a choisi d’appeler cette montagne par le nom de l'arabe phonétique [Toor].
Cette montagne, d’abord, pourquoi Dieu ne l’a-t-Il pas nommé [Jabal] ?
Tout le monde sait en effet que [Jabal] signifie 'Montagne'. Serait-ce que [Jabal] et [Toor] ne signifieraient pas la même chose ?
La montagne sacrée où Moïse reçoit le Message Divin est toujours un [Toor], jamais un [Jabal].


Ils ont déjà demandé à Moïse quelque chose de bien plus grave quand ils dirent : "Fais-nous voir Dieu à découvert !"
Alors la foudre les frappa pour leur tort. Puis ils adoptèrent le Veau même après que les preuves leur furent venues.
Nous leur pardonnâmes cela et donnâmes à Moïse une autorité déclarée.
Et pour leur engagement, Nous avons brandi au-dessus d’eux le Mont Tor, Nous leur avons dit : "Entrez par la porte en vous prosternant" ;
Nous leur avons dit : "Ne transgressez pas le Sabbat" ; et Nous avons pris d’eux un engagement ferme.
Coran sourate 4 verset 153 - 154


Cette montagne, ce n’est pas n’importe laquelle, elle se nomme : Mont Sinaï, Mont Thor, Mont Horeb, Jabal Al Lawz, Jabal Al Nour, avec autant d’emplacements différents sur une carte :
En Égypte, en Palestine, en Arabie Saoudite et au Yémen !
Pourquoi tant de noms et d’endroits pour une même montagne ?
Les partisans de la version 'Mont Sinaï' en terre palestinienne s’appuient généralement sur le passage coranique suivant :


ainsi qu’un arbre qui pousse au Mont Sinaï, en produisant l’huile servant à oindre et où les mangeurs trempent leur pain.
Coran Sourate 23 Verset 20


Comme on ne trouve guère d’oliviers dans la péninsule du Sinaï, et qu’ils en existent en grand nombre en Palestine, c’est dans ces terres qu’ils allèrent chercher leur montagne.
Là, ils trouvèrent beaucoup d’oliviers, dont certains poussant sur une colline qui surplombe, vous l’aurez deviné, la ville de Jérusalem. Ils l’appelèrent donc le Mont des Oliviers.
Un certain nombre d’historiens des textes bibliques et des universitaires allaient faire en s’intéressant de près à une autre montagne, au très joli nom de Jabal Al Lawz.
Située au Nord-Ouest de l’Arabie Saoudite, près de la frontière Jordanienne, la montagne Jabal Al Lawz a toujours été la parfaite candidate pour obtenir le rôle de Montagne Sacrée.
Son pic, qui culmine à plus de 1 850m, présente l’étrange caractéristique d’avoir noirci avec le temps.

C’est vrai que Jabal Al Lawz avait vraiment tout pour décrocher ce rôle ; on a rejeté sa candidature, Jabal Al Lawz se trouvait bien trop éloignée de Jérusalem !
Et puis, 'Jabal Al Lawz', ça sonnait trop arabe, même si le nom signifie 'La Montagne aux Amandes'.
Une poignée d’historiens de la Bible et quelques passionnés continueront de s’y intéresser.
La montagne n’est pas très verte, elle est même nue, pas un seul arbre à l’horizon, ce qui la disqualifie d’emblée, du point de vue coranique : Jabal Al Lawz ne correspond pas à la montagne que l’on cherche.
Au sujet de Agar, la deuxième épouse d’Abraham, que le Mont Sinaï est en Arabie, C’est dans le Nouveau Testament !


Car il est écrit qu'Abraham eut deux fils, un de la femme esclave, et un de la femme libre.
Mais celui de l'esclave naquit selon la chair, et celui de la femme libre naquit en vertu de la promesse. Ces choses sont allégoriques ; car ces femmes sont deux alliances.
L'une du mont Sinaï, enfantant pour la servitude, c'est Agar, - car Agar, c'est le mont Sinaï en Arabie,
- et elle correspond à la Jérusalem actuelle, qui est dans la servitude avec ses enfants.
Bible Galates 4 Verset 22 à 25


le passage du dessus est très intéressant, car il nous apprend plusieurs choses :
Ce passage de la Bible fait allusion au Mont Sinaï comme d’une montagne en Arabie.
Or ce qui porte le nom de péninsule du Sinaï aujourd’hui n’a jamais fait partie de l’Arabie.
En fait, il semblerait même que cet espace n’ait jamais porté ce nom avant le IVème siècle de l’ère chrétienne.

Au point où nous en sommes, force est de constater que le Mont Sinaï n’a jamais eu d’emplacement clair puisque l’on compte aujourd’hui pas moins de quatre différents lieux qui convoitent son emplacement en Égypte, en Palestine, en Arabie Saoudite, voire même dans le désert du Néguev.
Dans son serment de la sourate 52, Dieu jure : "Par At-Toor ! Et par un Livre écrit sur un parchemin déployé ! Et par la Maison peuplée ! Et par la Voûte élevée ! Et par la Mer portée à ébullition ! Le châtiment de ton Seigneur aura lieu inévitablement. Nul ne pourra le repousser." (verset 1 à 8), dès le premier verset, comme pour mettre le Prophète en situation, prêt à écouter le message qui suit.
Sinon pourquoi choisir ce nom ?
De la même façon que le Prophète connait 'At Toor', mais aussi le 'Livre Écrit, La Maison Peuplée, le ciel qui a été élevé sans piliers, mais aussi cette mer sous laquelle les flammes explosent'.
Cela signifie donc que le Prophète vivait sur une Terre où tous ces éléments lui étaient connus, familiers, et qu’il vivait donc, entre autres, sur une terre volcanique.

"Et par la Mer portée à ébullition !
Que peut bien vouloir dire ces passages ?
'c’est au jour dernier' - Selon les multiples interprétations du Coran que vous avez pu lire jusqu’ici, quel sens en avez-vous retenu ?
Qu’il s’agit de la description d’une scène apocalyptique de la fin des temps, où les montagnes se mettent à exploser, puis à fondre, avant de finir leur course en ébullition au beau milieu des mers et des océans ?
Mais si c’est au jour dernier que les traducteurs ont voulu nous renvoyer, et bien nous n’acceptons pas cette interprétation, et encore moins la parenthèse qui va avec !

D’abord pour une raison très simple :
C’est que Dieu n’a jamais eu besoin de parenthèses pour expliquer les choses, les parenthèses, c’est bien connu, c’est pour expliquer les choses pas assez claires.
Comme si les paroles de Dieu n’avaient pas été assez claires !
Et rajouter des parenthèses au beau milieu d’un texte Divin, donc Sacré, n’est pas Lui rendre honneur.
Il ne fait aucun doute, la scène ci-dessus se passe en Arabie ; pour être plus précis, au Yémen, un pays qui compte à lui seul pas moins de 11 volcans !
Notez comme ils se situent presque tous à la pointe Sud-Ouest du pays.

Le verset 'Et par la Mer portée à ébullition !' renvoie à l’image ci-contre, de la lave d’un volcan Yéménite se déversant en ébullition dans la Mer Rouge. Dans les premiers versets de la sourate 52, qu’est-ce que le [At Toor] (montagne avec végétation) a à voir avec un Livre et de la Maison Peuplée ?
Pourquoi sont-ils mentionnés, cote à cote, dans la même Promesse Divine ?
Qu’ont donc ces endroits à voir avec la Palestine ou l’Égypte ?

Et Nous avons fait descendre l’eau du ciel avec mesure. Puis Nous l’avons maintenue dans la terre, cependant que Nous sommes bien Capable de la faire disparaître.
Avec elle, Nous avons produit pour vous des jardins de palmiers et de vignes, dans lesquels vous avez des fruits abondants et desquels vous mangez,
ainsi qu’un arbre (l’olivier) qui pousse au Mont Sinaï, en produisant l’huile servant à oindre et où les mangeurs trempent leur pain.
Vous avez certes dans les bestiaux, un sujet de méditation.
Nous vous donnons à boire de ce qu’ils ont dans le ventre, et vous y trouvez également maintes utilités ; et vous vous en nourrissez.
Coran sourate 23 verset 18 à 21


Le mot arabe [shajaratane] signifie 'un arbre', au sens général du terme, indéfini, de quel arbre s’agit-il ?
Dieu nous dit : "... ainsi qu’un arbre (l’olivier) qui pousse au Mont Sinaï...", et nos traducteurs officiels s’empressent de préciser, au beau milieu du verset, et non pas dans la partie commentaires, qu’il s’agit d’un olivier.
Tout ça sans même en informer le lecteur, comme si deux petites parenthèses avaient décidé de quel arbre il devait s’agir, pour nous.
A qui les versets s’adressent-ils ?
N’est ce pas au prophète Mohamed et à son peuple ?

Dans ce passage, Dieu les invite à contempler la façon dont il fait revivre la nature, comment la pluie fait revivre la terre d’où vont naitre les arbres et toutes sortes de vignes et des fruits abondants.
Dieu leur donne l’exemple de cet arbre qui pousse au [toor saynaa], signifiant ainsi que le Prophète et les siens savent très bien de quelle montagne, et surtout, à quelles plantes et à quel arbre il est fait allusion.
Comment dès lors peut-il s’agir d’une montagne en Palestine ou en Égypte ?
Observons ci-dessous quelques photos de la végétation du Yémen.
Un autre exemple, ailleurs dans le Coran :


Par le figuier et l’olivier ! Et par le Mont Sīnīn ! Et par cette Cité sûre !
Nous avons certes créé l’homme dans la forme la plus parfaite.
Ensuite, Nous l’avons ramené au niveau le plus bas...
Coran sourate 95 verset 1 à 5


De quelle cité sûre est-il question dans les lignes du dessus ?
Une cité sûre qui se trouve être associée au Mont Sinine [toor seeneena] ?
Serait-ce le même endroit que celui cité dans la sourate 90 ?


Non !... Je jure par cette Cité ! Et toi, tu es un résident dans cette cité.
Coran sourate 90 verset 1 - 2


À qui ces deux versets s’adressent-ils ?
Si [Toor] est en Égypte, ou en Palestine, alors pourquoi Dieu l’associe-t-il à 'la Cité' ?
Et de quel pays s’agit il alors ?
A cet instant de notre développement vous en êtes arrivés à la conclusion que cette cité c’est Pétra !
Quand on étudie les passages coraniques très précis et détaillés qui s’adressent au prophète Mohamed, notamment au sujet du lieu ou Moïse a entendu l’Appel Divin, vous allez immédiatement réaliser que Mohamed devait connaitre cet endroit comme si, il y vivait.

Puis quand il y arriva, on l’appela, du flanc droit de la vallée, dans la place bénie, à partir de l’arbre : "Ô Moïse ! C’est Moi Dieu, le Seigneur de l’univers."
Coran Sourate 28 Verset 30


L’idée est encore plus claire dans le passage qui suit :


Tu n’étais pas sur le versant Ouest (du Sinaï), quand Nous avons décrété les commandements à Moïse ; tu n’étais pas parmi les témoins.
Mais Nous avons fait naître des générations dont l’âge s’est prolongé. Et tu n’étais pas résident parmi les gens de Madïan leur récitant Nos versets ; mais c’est Nous qui envoyons les Messagers.
Et tu n’étais pas au flanc du Mont Thor quand Nous avons appelé.
Mais (tu es venu comme) une miséricorde de ton Seigneur, pour avertir un peuple à qui nul avertisseur avant toi n’est venu, afin qu’ils se souviennent.
Coran Sourate 28 Verset 44 à 46


Vous l’avez vue la parenthèse, elle est revenue ?
Dans la traduction française alors que dans le texte original, là encore, le nom 'Sinaï' n’apparait nulle part, encore moins la mauvaise formulation 'Mont Thor', qui aurait simplement dû s’écrire [Toor], comme c’est écrit dans le Coran…
Ne trouvez-vous pas étrange à présent que ces parenthèses suivent l’ombre de notre mot [Toor] tout au long des versets du Coran ?
Lorsque l'on dit : "ça s’est passé là, au croisement de la rue untel et de la rue untel, sous le grand arbre, près du banc..." Si cet endroit ne vous était pas familier ?
Autrement dit, quels sens auraient ces détails s’ils n’étaient pas connus du Prophète ?
Mohamed savait très bien où le mont Sinaï se trouvait !
Il se trouvait dans cet endroit sûre, aux alentours de Madïan, dont les habitants, dans des temps reculés, reçurent le prophète Chouaïb.
Ce qui nous porte à croire que c’est bien dans les pas de Moïse que le prophète Mohamed se déplaçait.
Exactement ce que les passages coraniques du dessus ont voulu dire, en langage Coranique.

Le Coran nous révèle que l’intervalle entre la venue du prophète Mohamed et celle du Messager précédent, Jésus fut plus long qu’entre les autres Prophètes, comme s’il y avait eu une pause dans la lignée des Messagers.
Ce que l’on perçoit très bien à la lecture des versets suivants :


Ô gens du Livre ! Notre Messager est venu pour vous éclairer après une interruption des messagers afin que vous ne disiez pas : "Il ne nous est venu ni annonciateur ni avertisseur."
Voilà, certes, que vous est venu un annonciateur et un avertisseur. Et Dieu est Omnipotent.
Coran sourate 5 verset 19


C’est suffisamment clair : Si Dieu a envoyé Mohamed à un peuple – et une terre – dont les ancêtres n’avaient pas reçu de Messagers depuis plusieurs générations, voire des siècles, ça ne signifie pas non plus qu’aucun Messager n’a jamais été envoyé à ce peuple des siècles avant.
Le Coran nous enseigne également que les intervalles entre les précédents messagers étaient bien plus courts que ceux précédant l’arrivée du prophète Mohamed.
"Toor Sina était connu par son ancien nom de Toor Siniy, et le nom veut dire 'Montagne des Mures'. C’est où Dieu s’est adressé à Moïse dans le feu du buisson ardent. Il n’a rien à voir avec la péninsule du Sinaï actuelle, qui n’a pas été connue par ce nom jusqu’au quatrième siècle de l’ère Chrétienne."
- Les Arabes, Les Sémites, les Hébreux et les Enfants d’Israël, Ahmad Dawood 1991


  • La première tient au nom 'Montagne aux Mures'… quelqu’un a-t-il jamais entendu parler de notre montagne sacrée sous ce nom ?
    on n’en trouve malheureusement pas partout dans la région. Faudra donc bien les chercher, et surtout au bon endroit !

  • Parmi les noms les plus connus, on trouve Sina, Madïan, Misr, mais aussi Jétro, Hébron... Surpris ?
    Si vous n’êtes pas encore surpris, sachez que l’on compte au total plus d’une cinquantaine de noms d’endroits qui ont leurs doublons dans d’autres terres…
    au Levant bien sur, dans les Pays de Sham (Syrie, Palestine, Jordanie), l’Égypte et l’Irak.

Ahmad Dawood nous révèle que le nom 'Sinaï' ne fit son apparition sur la carte de la fameuse péninsule égyptienne qu’à partir du IVème siècle de l’ère Chrétienne.
Et il a entièrement raison, les historiens juifs et chrétiens sont unanimes : C’est l’empereur Constantin qui donne le nom de Sinaï à la péninsule triangulaire qui se situe entre l’Égypte et la Palestine.
Parmi ces historiens, John D. Keyser, qui explique que : "Le monde Chrétien a longtemps cru, depuis l’empereur Constantin, que la péninsule dite de Sinaï est en fait l’endroit où se situe la légendaire montagne dont il est fait état dans l’Ancien et le Nouveau testament, et où l’on dit que Dieu aurait parlé à Moïse. Ce que la grande majorité des gens ne savent pas, c’est que le choix de cette péninsule comme emplacement de la montagne biblique est en fait le résultat de l’opinion personnelle de l’empereur Constantin."
D’abord quelques figues, pour se faire plaisir, car dans cette partie de notre voyage, nous allons voir que le Yémen n’est pas seulement une terre de figues, mais de bien d’autres douceurs du palais, aux goûts souvent paradisiaques !

Le Yémen a une vraie tradition agricole liée à la culture de la figue.
La F.A.O., l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture,
On dit ça parce que la forêt de Bouraha, dans la région de Hodeida, au Yémen, est une des forêts tropicales les plus riches au monde sur le plan de sa faune et de sa flore.
Après avoir été classée au patrimoine de l’Humanité, par l’U.N.E.C.S.O., et bien notre forêt s’est retrouvée défigurée par une route qui la traverse et qui aurait déjà détruit plus du quart de son éco-systeme.
La route a été financée par la Banque Mondiale. Le Yémen produit neuf espèces différentes de figuiers.

"Les figues cultivées occupèrent une place de premier choix dans la première grande civilisation Mésopotamienne. Elles n’en sont pourtant pas originaires. La plupart des sources fiables en archéologie et en histoire des fruits indiquent que les figues ont d’abord été cultivées en Arabie du Sud. Quel intéressant rectificatif aux préjudices occidentaux modernes que de considérer que la figue, le plus exquis et civilisé des fruits cultivés, fait son apparition dans un voyage du Yémen vers l’Irak."
- Figs, a Global History, David C. Sutton

Les plus surpris sont ceux qui veulent encore faire croire que les fruits cités dans la Bible viendraient du Levant, du cote de Jérusalem, sur des terres volées de Palestine.
Le Yémen a récemment sélectionné l’olive comme cinquième produit stratégique agricole, aux cotes du café, du miel, des dates et des mangues. En 2009, le Yémen comptait près de 800 000 oliviers.

Puis, lorsqu’il y arriva, il fut interpellé : "Moïse !
Je suis ton Seigneur. Enlève tes sandales : car tu es dans la vallée sacrée, tuwa."
Coran sourate 20 verset 11 - 12


La grenade est une fierté du Yémen, un de ses produits phares, comme le café ou le miel.
La mure Yéménite, il faut en parler, puisque la Bible parle du Buisson ardent et que la ronce, une fois la saison passée, laisse des buissons touffus et secs qu’une moindre étincelle pourrait faire brûler.
Le Yémen est historiquement le premier producteur-exportateur de café au monde - Les experts sont unanimes : On y trouve parmi les meilleurs graines au monde.
C’est même du Yémen que vient le nom, café 'Arabica'… Le premier port au monde à avoir vu des cargaisons de café partir conquérir les quatre coins du monde se trouve au Yémen, non loin du port d’Aden.

LE PAYS DU LAIT ET DU MIEL ?

Pourtant le Lévitique était très clair sur ce point, chapitre 20 verset 24 :


"Je vous ai dit: c’est vous qui posséderez leur pays, je vous en donnerai la possession : Cest un pays où coulent le lait et le miel.
Je suis l’Eternel, votre Dieu, qui vous ai séparés des peuples."
Bible Lévitique 20 verset 24


Pour savoir s’il existe une tradition laitière en Israël, il faut poser la question à leur Agence du Lait, la 'Israeli Dairy Board'.
Leur réponse se trouve sur leur site internet qui, en anglais, nous dit ceci : "L’entité khazar ne dépend pas de traditions agricoles, et les fermiers khazars intègrent un grand nombre de nouvelles idées dans leurs systèmes fermiers."
Du coté de l’Israeli Honey Board, l’Agence Nationale du miel, le discours est sans appel : "entre le manque d’eau, le désert qui occupe un tiers du pays et l’urbanisation galopante, la production de miel n’est pas évidente. Et pour répondre à la demande locale, on est obligé d’importer mille tonnes de miel par an d’Europe et des U.S.A."
Donc, le miel aussi ne coule pas à flots en terre khazar !

Il faut donc poser à nouveau la question : où se trouvent le lait et le miel dans la région ?
Le lait et le miel se trouvent en abondance dans la région du Sud du Hedjaz, au Yémen actuel !
Voici comment Wiki nous présente cette Arabia Felix : "Le terme arabe [al-yiumna] qui signifie 'prospérité', expliquerait aussi l’interprétation selon laquelle le Sud en général et le Yémen en particulier seraient associés à la richesse, d’où le surnom d’'Arabie heureuse' qui lui a été attribué jadis. Il se trouve, en effet, que le Yémen est l’une des zones les plus irriguées de la péninsule arabique."

  • Yemany Dairy Manufacturer :

  • La société a été fondée en 1978 et depuis lors, elle suit la technologie et cherche à posséder les dernières lignes de production suédoises, allemandes et italiennes, internationalement reconnues dans la production et le conditionnement de lait, jus, légumineuses, eau et boissons non alcoolisées.

  • Dans le graphique qui suit, on peut visualiser l’évolution de la production laitière yéménite, en tonnes, sur la période entre 2008 et 2012.

Les pays du Proche-Orient qui produise du lait : Afghanistan, Arabie saoudite, Bahreïn, Egypte, Emirats arabes unis, Iran, Iraq, Jordanie, Koweït, Liban, Lybie, Oman, Qatar, Soudan, Syrie, Turquie et le Yémen.
La coalition saoudienne qui les bombarde aujourd’hui juge nécessaire de s’en prendre directement à leurs usines et installations laitières, comme le rapporte l’agence Reuters :
On en conclura donc qu’aux yeux des Saoudiens, les capacités de production de lait Yéménite sont une menace quasi militaire pour ses voisins…
Les Yéménites, le lait, chez eux, c’est une véritable tradition ancestrale qui date de plusieurs siècles.

Justement, voici quelques photos trouvées sur le web qui nous confortent dans l’idée que le lait chez les Yéménites, c’est une vieille histoire, une tradition ancestrale, qui renvoie plus à une image pastorale faite d’exploitations familiales, de petites et moyennes tailles, liées au faire valoir direct qu’à une industrie ultra-moderne tournée vers l’exportation et soumise aux logiques capitalistiques du marché international du lait.
Il n’est de plus sein breuvage que celui fait de lait chaud mélangé avec du miel… Maintenant qu’on a le lait, allons chercher le miel !

Après le lait, le miel. Est-il nécessaire de parler ici du meilleur miel au monde, du miel yéménite ?
Le monde entier est au courant et depuis fort longtemps, le miel est une des fiertés nationales du Yémen.
Par contre, ici, pas besoin de chiffres et de graphiques pour vous présenter la tradition yéménite de production de miel, elle se dévoile en photos, comme celles qui suivent, c’est tellement plus parlant !

Il y a certes un enseignement pour vous dans les bestiaux : Nous vous abreuvons de ce qui est dans leurs ventres,
- un produit extrait du mélange des excréments intestinaux et du sang - un lait pur, délicieux pour les buveurs.
Et voilà ce que ton Seigneur révéla aux abeilles : "Prenez des demeures dans les montagnes, les arbres, et les treillages que les hommes font."
... De leur ventre, sort une liqueur, aux couleurs variées, dans laquelle il y a une guérison pour les gens. Il y a vraiment là une preuve pour des gens qui réfléchissent.
Coran sourate 16 verset 66 à 69


Le moment est venu de départager entre ces deux territoires, d’un coté le Levant, avec la Syrie, la Palestine, la Jordanie et de l’autre, le Sud du Hedjaz et le Yémen, pour savoir où, finalement, le lait et le miel coulent à flot...
Sur le site de l’'Abeille de France' l’article qui nous intéresse, où il est question de classer les meilleurs miels au monde… Le résultat se trouve dans les lignes qui suivent :
Une information émanant de cadres commerciaux faisant état d’un miel se vendant, en Arabie Saoudite, autour de 153 € le kilo !
Et ce produit de luxe proviendrait d’un pays, lui aussi, dans la péninsule arabique : Le Yémen !

"Au Yémen, le miel est surtout acheté pour ses propriétés médicinales, on le consomme peu comme sucre, d’ailleurs, on ne le trouve que rarement dans la cuisine yéménite, tout au plus dans quelques desserts. A part cela, le miel est utilisé comme panacée pour soigner les maux de ventre, les coliques, les intestins, le foie, les brûlures et les blessures. Ce sont des vertus qui donnent aux miels leurs vraies valeurs. Et, leurs prix varient donc en fonction des réputations médicinales qui leur sont attribuées."
L’Abeille de France nous dit qu’au Yémen, la valeur du miel est d’abord thérapeutique.

On a donc trouvé ces terres où le lait et le miel coulent à flot. Elles se situent au Yémen, territoire que les anciens avaient justement surnommée l’Arabie Félix, heureuse car si riche en pâturages et en miels sans équivalents, et bien plus que ça en réalité quand on prend le temps de l’étudier.
Il existe différents types de ruches, mais rares sont les modèles que l’on retrouve selon les normes internationales.

Du fait du climat yéménite, le standard le plus adapté est la ruche modèle Langstroth. Ses utilisations se comptent sur les doigts de la main.
Mohammed Abdel Karim Al Moukafi, probablement l’apiculteur le plus important de la capitale Sanaa, travaille en Langstroth, avec, pour chaque ruche, un système de glissière afin de réduire l’entrée, ne laissant que 3 à 4 centimètres d’ouverture, et ceci afin de se prévenir du pillage, fréquent en saison sèche.
Notre périple se termine ici, vers le Sud, c’est le Yemen, l’ouverture vers l’Asie. Vers le Nord, le Hedjaz, avec au bout le pays de sham (Syrie, Palestine, Jordanie).