LA GUERRE DU GOLFE, UN PATRIMOINE SPOLIÉ :

UTILISATION DE L'URANIUM APPAUVRI EN IRAK :

Une étude a été menée à Bagdad, Diyala, Anbar, Sulaymaniyah, Babel, Bassorah, Mossoul et Hi-Qar, où 18 000 foyers ont été visités.
Selon le journal britannique The Independent un rapport aurait dû être publié en novembre 2012.
En mars 2013, un représentant du ministère irakien de la Santé interviewé par la B.B.C., déclarait que : "toutes les études publiées jusque-là par l’Irak apportaient la preuve d’une augmentation des malformations congénitales et de cancers chez l’enfant."
Le rapport caché montre, quant à lui, que ce problème de santé publique consécutif à l’utilisation d’armement toxique par les forces alliées, constitue un fléau majeur à venir pour les générations futures.

Les villes de Ninive, Anbar, Bassorah et Najaf sont particulièrement touchés.
Ce qui correspond aux régions où les munitions à l’Uranium ont été massivement utilisées.
D’autres études, évidemment rejetées par les états responsables, États-Unis, France et Grande-Bretagne en tête, ont montré des taux anormalement élevés de stérilité, de fausses couches ou de mortinatalité.

Quelles que soient les raisons invoquées pour les agressions menées par les Etats-Unis, nous retrouvons toujours les mêmes constantes tournant autour des richesses potentielles ou réelles des pays agressés.
Si les richesses minières et les hydrocarbures ont toujours retenu l’attention des analystes, on parle peu de celles qui sont stockées dans les banques sous forme d’or, de diamants ou de platine, ni de celles qui proviennent de la fabrication et de la manipulation de la monnaie du pays.
L’Irak a été une manne pour les États-Unis et la Grande Bretagne, à tous les points de vue, et pas seulement à cause du pétrole et la reconstruction.
Du jour au lendemain, des tonnes d’or prirent le chemin de l’exil d’une manière ou d’une autre.
Avant même la fin de la guerre d’innombrables objets archéologiques avaient disparu des musées irakiens pour se retrouver à des dizaines de milliers de kilomètres du pays.

UNE MISE EN SCÈNE HOLLYWOODIENNE :

Un journaliste qui a couvert la guerre en Irak décrit en détail pour le New Yorker comment le renversement de la statue de Saddam Hussein est devenu un instant médiatique disproportionné.
Contrairement à la façon dont cet évènement a été commenté, le renversement était le symbole d'une seule chose : le fait que les Américains avaient réussi à prendre le centre de Bagdad.
Cela ne représentait pas une victoire pour les États-Unis, ni la fin de la guerre, ni une joie partagée par tout l'Irak.
Mais contrairement à ce que certains ont affirmé, l'évènement n'était pas non plus prévu et mis au point par l'armée américaine pour des raisons de propagande : affirme-t-il.
La statue était érigée dans le 'Firdos Square', près de l'hôtel qui rassemblait tous les médias étrangers.
Après qu'un groupe d'Irakiens ont commencé à essayer de faire tomber la statue avec une masse d'un soldat de la marine et une corde, toutes les grandes chaînes de télévision se sont mises à retransmettre la tentative en direct.
La réaction des médias est à la hauteur de la mise en scène.
Tous les networks américains relaient l’information.
Sur LCI, bien que l’envoyé spécial ne soit pas sur place, on commente en direct les images : "Le peuple se précipite pour lyncher la statue."

Ô vous qui croyez !
Beaucoup de rabbins et de moines dévorent, les biens des gens illégalement et obstruent le sentier de Dieu.
A ceux qui thésaurisent l’or et l’argent et ne les dépensent pas dans le sentier de Dieu, annonce un châtiment douloureux.
Coran sourate 9 verset 34


ABRI NBC ET ATTAQUES CHIMIQUES :

D'autres documents révèlent les installations géantes d'abri anti-atomique toujours existantes.
Celles liées au privé, comme celle entretenue par la société Vivos, qui parie sur un holocauste à venir.

Un bunker Vivos a été construit pour survivre à une apocalypse... et la surface souterraine de ce complexe est d'environ 513 950 m².
Les abris anti atomique, bunkers ou bases autonomes durables, protègent contre les effets d'armes de destruction massive.
Ainsi, en cas de conflit armé avec armes lourdes, légères ou dans une situation de guerre civile, les membres du Nouvel Ordre Mondial séjourneront dans les abris N.B.C.

En 2003, le secrétaire d'Etat américain prononçait à l'O.N.U. son discours sur les armes de destruction massive en Irak. Une tache dans ma carrière, dit-il aujourd'hui.
Collin Powell : "Oui, mais ce n'était pas un mensonge délibéré de ma part. Je croyais à ce que je disais. Tout le monde, le président, les membres du gouvernement et le Congrès y croyaient. Le président m'a choisi parce que j'étais le plus crédible vis-à-vis de la communauté internationale, mais, encore une fois, je ne faisais que transmettre ce que les 16 agences de renseignement disaient.
Et je pense que si vous aviez été à ma place et que vous aviez vu les documents que l'on m'a présentés vous auriez cru à tout cela, vous aussi.
Evidemment je pensais que la C.I.A. avait vérifié ses informations. Aussi, quand, quelques semaines plus tard, l'Agence nous a dit que l'information sur les laboratoires biologiques ambulants venait d'Allemagne et qu'aucun agent américain n'avait interrogé la source principale de ce canular, j'ai été stupéfait."

Greg Muttit, le 26 mai 2005 à une réunion du syndicat des employés du pétrole à Basrah.
Nul besoin d'attentats du 11 septembre, nul besoin d'armes de destruction massive, nul besoin de démocratie à construire, le destin de Saddam Hussein et de son régime étaient scellés dès l'instant où le chef d'orchestre du grand pillage, Dick Cheney accédait à la Vice-présidence.
L'exploitation du pétrole irakien commence après la première guerre mondiale et elle est confiée, par la monarchie mise en place par la Grande-Bretagne, à une société internationale créée pour les besoins de la cause.

Cette société : l'Irak Petroleum Company, fabriquée sur mesure par les gouvernements britanniques et français rassemble l'anglo-néerlandais Shell, la future B.P. britannique, et la Compagnie Française des Pétroles, future TOTAL.
Les États-Unis qui, à l'époque, sont largement autosuffisants en pétrole forceront quand même la porte et un groupement de pétroliers U.S. deviendra le quatrième larron actionnaire.
Le pétrole irakien est abondant, facile à extraire, donc très bon marché et comme le prix international se fixe à un niveau permettant aux producteurs des États-Unis qui ont des coûts de production plus élevés, posséder et exploiter un champ de pétrole en Irak garantit de plantureuses marges bénéficiaires.
Après le coût d'état militaire du 14 Juillet 1958 qui renverse la monarchie, les nouveaux dirigeants irakiens voudront reprendre le contrôle de cette richesse.

Après avoir éliminé ses rivaux, Saddam Hussein et le parti B.A.A.S. mèneront à bien cette tâche en nationalisant le pétrole en 1972.
Parallèlement le régime consacrera tous les moyens nécessaires à la formation d'un personnel national capable à tous les niveaux d'assurer le bon fonctionnement et le développement de l'industrie pétrolière nationale.
Aussi, le jour même de l'arrivée de l'armée d'invasion U.S. à Bagdad en mars 2003, le premier soin de l'envahisseur sera de prendre le contrôle du ministère du pétrole et de s'approprier toute la documentation et l'information qu'il recèle.
Ayant un mandat très précis, l'armée d'invasion laissera piller sans sourciller les autres ministères - tout comme les musées - mais celui du pétrole deviendra une forteresse imprenable et ses trésors ne tomberont pas entre de mauvaises mains.
Au nombre de ces trésors, les résultats des recherches géologiques, des forages effectués sur tout le territoire irakien constituent un véritable inventaire du potentiel pétrolier du pays.
Potentiel énorme quand on sait que sur 80 champs pétroliers identifiés, seuls 17 étaient en exploitation avant l'invasion.
Il est donc possible de mettre en exploitation 63 nouveaux gisements et de hisser l'Irak à la première place des producteurs mondiaux.

Les compagnies pétrolières qui n'ignorent pas cette réalité ne dédaignent pas dans le même temps de semer l'inquiétude en parlant d'absence de nouveaux grands gisements dans le monde, d'une demande croissante bientôt impossible à satisfaire, des énormes appétits de la Chine et de l'Inde..., discours connu qui a l'immense et immédiat avantage de faire monter les prix et les bénéfices. La question qui se pose à la Maison Blanche, comme dans les états-majors des multinationales pétrolières, est donc de savoir qui va mettre la main sur la manne irakienne.
Elle ne se pose d'ailleurs plus guère dans un pays gouverné par un pouvoir fantoche et occupé par une armée de plus de 200 000 hommes (militaires et mercenaires) et les solutions mises au point dans la discrétion, avant d'être validées par le nouveau gouvernement irakien sont très bien décrites dans le rapport.

La stratégie consiste à donner l'illusion que l'Irak n'est pas spolié et en même temps de s'assurer qu'aucun gouvernement irakien pour les décennies à venir ne pourra mette la main sur ce pactole.
Une première mesure consiste à laisser la propriété et l'exploitation des 17 champs actuels aux nouveaux gouvernements régionaux institués par la nouvelle constitution.
En pratique le pétrole de la zone Nord sera exploité par une société contrôlée par le gouvernement régional, gouvernement à dominante ou exclusivement kurde, et le pétrole de la zone Sud à une société contrôlée par le gouvernement à dominante chiite de cette région.
La région du centre, autour de Bagdad, n'aura rien et les divisions ethnico-religieuses soigneusement entretenues par l'occupant et entérinées par la nouvelle constitution rendent très improbable un partage national de la richesse pétrolière existante (sans oublier que la guerre, les destructions, les sabotages, n'ont pas permis à l'Irak de retrouver les niveaux de production d'avant l'invasion).
Est donc ainsi mise en place un formidable outil de sécession économique.

La seconde mesure consiste à mettre en place un nouveau dispositif pour l'exploitation des 63 gisements nouveaux.
Ce dispositif existe, est bien connu de l'industrie pétrolière internationale qui l'utilise en général pur l'exploitation de petits gisements dans des régions difficiles et dans des pays où le pouvoir politique central est trop faible et trop pauvre pour imposer autre chose que l'obtention d'un modeste bakchich.
Il est souvent pratiqué par des outsiders, sociétés pétrolières petites ou moyennes qui tentent leurs chances dans des zones à risque où les grandes hésitent à se lancer.
Il est connu dans le monde pétrolier sous le nom de Production Sharing Agreement (P.S.A.).
Il s'agit d'un accord passé entre l'état, propriétaire du sous-sol et de ses ressources, et une société étrangère spécialisée à qui il confie pour des périodes longues (de 25 à 50 ans) l'exclusivité de l'activité productive et de ses revenus.

Cette société de gérance investit, embauche, extraie, transporte, vend.
Elle fait apparaître les réserves pétrolières qu'elle découvre dans son bilan alors qu'elle n'en est pas propriétaire mais ça fait monter le cours de ses actions en bourse.
Elle fonctionne dans un cadre fixé pour toute la durée du contrat et intangible.
Il est en effet stipulé que si jamais l'Etat venait à modifier des règles qui pénaliseraient le gérant, il en supporterait le coût.

Dans un P.S.A., le gérant fait ce qu'il veut, sans aucune référence à une politique nationale de gestion raisonnée des ressources naturelles, sans référence à une politique des prix sur le marché mondial. Il achète la complicité de l'Etat propriétaire en lui versant une partie des bénéfices.
Ceci peut paraître alléchant pour des dirigeants nationaux totalement soumis ou impuissants : aucun souci d'entrepreneur, aucune responsabilité et de l'argent qui tombe régulièrement.
Mais il s'agit d'une façade trompeuse... Le gérant sera filiale d'un grand groupe multinational, il pourra assez facilement et artificiellement alourdir ses charges - en achetant très cher du matériel à des fournisseurs étrangers - et réduire ses recettes en facturant son pétrole très peu cher à sa maison mère laquelle empochera le gros de la marge bénéficiaire dans son pays d'origine ou dans un quelconque paradis fiscal. L'illusion d'une gestion nationale de la richesse pétrolière est totale. Il suffira de payer grassement quelques comparses irakiens mis à la tête de la Société d'état qui signera le P.S.A. et le tour sera joué.

Conséquence indirecte mais certaine de cette perte de contrôle national : l'affaiblissement de l'O.P.E.P.
En effet, si les deux sociétés nationales en voie de création pour l'exploitation des gisements irakiens actuels peuvent adopter une attitude de défense collective des intérêts des pays producteurs, les gérants des P.S.A. qui exploiteront les nouveaux gisements ne seront pas liés au cartel des pays producteurs.
Ils produiront, vendront, feront des bénéfices à leur guise et dans leur seul intérêt.
L'Irak pourra continuer à faire partie de l'O.P.E.P., ce qui pourra peut-être satisfaire un orgueil national à courte vue, mais n'y pèsera en réalité d'aucun poids.

Les auteurs de l'étude ont cherché à chiffrer les conséquences financières de ces nouveaux contrats en comparant, pour un volume donné de pétrole extrait et vendu la recette d'une véritable compagnie pétrolière nationale vendant sur le marché international un pétrole au coût d'extraction très faible aux bénéfices reversés par le ou les gérants.
Les résultats sont édifiants : la perte pour l'état irakien s'établit entre 60 et 150 milliards de dollars.
Voilà le hold-up qui est en cours de préparation dans les coulisses et qui sera, à n'en pas douter, cautionné par le nouveau gouvernement irakien aux ordres.
D'ailleurs le gouvernement de la région Nord ayant déjà signé sans en avertir Bagdad, un P.S.A. avec la société pétrolière norvégienne D.N.O. qui vient de commencer à forer.

Non seulement les agresseurs n'envisagent pas un instant des réparations pour les immenses dommages des guerres qu'ils ont conduites, mais en plus ils mettent la main sur la seule ressource qui aurait permis de faire face aux immenses besoins du pays.
Le gouvernement irakien en sera réduit à vivre de mendicité auprès des institutions financières internationales et des myriades d'O.N.G. qui viendront lui faire la charité de leur présence humanitaire.
Saddam déclare : l’Irak n’est pas un Etat terroriste. Nous n’avions pas de relations avec Ben Laden, nous ne possédions pas d’armes de destruction massive et nous n’étions pas une menace pour nos voisins." Selon l’ancien président irakien : "tous ces alibis ont été montés de toutes pièces par le président américain, George W. Bush, et les néoconservateurs aux commandes à la Maison-Blanche, une bande d’abrutis dont le seul souci était d’obtenir le feu vert pour venir semer le désordre dans la région du Proche-Orient."

Ainsi, Hassan al-Allawi, député irakien et proche du président Saddam dit avoir reçu un coup de téléphone de Saddam en personne, dans cet enregistrement, largement partagé sur internet, une personne parlant avec la même intonation que l'ancien chef d'état se présente comme étant Saddam Hussein.
Il y déclare que la personne tuée à sa place est en réalité 'Mikhail', un des sosies dont Saddam faisait usage durant son règne.
Interview de Me Khalil Al-Doulaïmi : "Saddam Hussein était le Président légitime de l’Irak. Je ne veux pas discuter de cela, puisque vous choisissez de penser qu’il est dictateur. S’il l’était, ce n’était en tout cas pas le seul dans la région. Vous savez, dans les pays arabes, le roi, le prince, le Président, c’est un symbole. S’il devait être renversé, c’était par le peuple. Non par un pays étranger qui traverse les mers et vient détruire une civilisation millénaire, faisant fi des lois internationales."
La guerre de 2003, 'la croisade' comme l’avait dit à un moment le président Bush, a été une invasion illégitime.
Si vraiment l’Amérique et l’Occident voulaient rétablir la démocratie, il faudrait commencer par quitter le pays et en éloigner les agents de renseignements.