LE SECRET DES ÉPREUVES SUR TERRE :

LE CROYANT ET L'ATHÉE DANS L'ADVERSITÉ ET L'ENDURANCE :

Tous les plaisirs de cette vie terrestre sont transitoires, peu importe l'effort consacré.
Mais il existe une vie réelle et authentique de plaisirs éternels, dont on peut jouir pour l'éternité : la vie après la mort pour laquelle les croyants luttent constamment.
Ils se rappellent sans cesse combien elle est, et de loin, bien plus importante que tout !

Ainsi, cette vie ici-bas est un terrain d'épreuves par lequel les êtres humains doivent passer afin de déterminer quelle sera leur vie éternelle dans l'au-delà.
En somme, les êtres humains passent un examen sur Terre pour entrer dans la vie suivante. Dans tous les cas, la réponse correcte est la recherche de la satisfaction de Dieu.
En fait, la vie n'est rien moins qu'une période transitoire de tests et d'entraînement pour chaque individu.

Tout au long de cette phase, les êtres humains se doivent de méditer sur cette réalité afin de connaître Dieu, obéir à Ses commandements, et chercher Sa satisfaction.
Ils ont également la responsabilité de faire preuve de grâce, de patience et de force morale face aux événements qu'ils vont vivre dans ce monde.
Seuls les croyants connaissent le grand secret qui réside dans ces épreuves : ils sont satisfaits car ils savent que toute épreuve a un but réel et ils prennent par conséquent toutes les situations avec un enthousiasme serein.
Ceux qui s'approprient ce secret et vivent en accord avec cette vérité autant cachée que claire, gagneront un trésor éternel.

Ne l’avons-Nous pas guidé aux deux voies. Or, il ne s’engage pas dans la voie difficile !
Et qui te dira ce qu’est la voie difficile ?
C’est délier un joug, ou nourrir, en un jour de famine, un orphelin proche parent ou un pauvre dans le dénuement.
Et c’est être, en outre, de ceux qui croient et s’enjoignent mutuellement l’endurance, et s’enjoignent mutuellement la miséricorde.
Ceux-là sont les gens de la droite ; alors que ceux qui ne croient pas en Nos versets sont les gens de la gauche. Le Feu se refermera sur eux.
Coran sourate al-Balad, verset 10 à 20


Les êtres humains ont une durée de vie moyenne de 65 à 75 ans. Mais le temps file comme les grains de sable dans le sablier.
Chacun demeurera dans ce monde pour une durée connue de Dieu seul, car Dieu crée la destinée que personne ne peut modifier.
Toute chose dans ce monde arrivera à son terme le moment venu, car la vie d'ici-bas ne paraîtra que comme une jouissance éphémère.
Toute chose, ici-bas, vieillit, diminue et est vouée à disparaître - Le temps détruit tout, aussi bien les hommes que les choses. Ceux qui s'attachent à cette vie éphémère finiront par tout perdre.
C'est pourquoi qu'on nous recommande de méditer sur la mort !

Les êtres humains sont doués de qualités supérieures comme l'intelligence, la conscience et le bon sens.
Ainsi, le but de leur création n'est clairement pas la chasse aux plaisirs temporaires de cette vie terrestre courte et imparfaite, mais bien d'atteindre la beauté de l'éternité en recourant à leurs hautes qualités face aux épreuves.
Les individus sont éprouvés suivant leurs réactions devant les événements qu'ils rencontrent dans ce monde, et suivant leur caractère moral et leurs intentions.
Il ne suffit pas de dire : "Je crois !" La foi doit transparaître dans les actes et dans les mots.

Le Jour du Jugement, toutes les actions, publiques et secrètes, seront révélées et ils devront rendre des comptes détaillés pour chacune d'elle.
Aucune injustice ne leur sera faite, car Dieu dit : "Ils ne seront point lésés, fût-ce d'un brin de noyau de datte…"
Ceux dont les bonnes actions pèseront lourd dans la balance connaîtront les beautés éternelles du paradis, tandis que ceux qui auront opté pour le mal trouveront leur récompense dans le châtiment éternel de l'enfer. Dieu a fait de cette courte vie un lieu d'épreuves...

Ceux-là ont échangé la bonne direction contre l’égarement et le pardon contre le châtiment.
Qu’est-ce qui leur fera supporter le Feu ?
Coran sourate 2 verset 175


L'une des graves erreurs des personnes athées consiste à considérer ce monde comme perpétuel. Ils ne sont pas conscients d'être testés, aussi se laissent-ils tromper par ses belles choses.
Ils croient que ce qu'ils acquièrent est le résultat de leurs efforts et que par conséquent ils se suffisent à eux-mêmes.
Dans un environnement athée, l'individu finit par oublier la vie dans l'au-delà et s'affaire autour de choses qu'il estime belles et précieuses (le matérialisme).
Pourtant la satisfaction de ces désirs ne leur est d'aucun bénéfice, car leur véritable vie commence dans l'au-delà où ils demeureront pour l'éternité.
Toutes les richesses, les apparats, les demeures, la célébrité, la carrière et autres choses précieuses ici-bas ne sont rien moins que de brefs amusements, qui disparaîtront à un moment donné.

Or nombreux sont ceux qui ne se rendent pas compte de l'aspect transitoire des choses et qui se lancent dans une quête du superlatif : ils désirent davantage de biens matériels, de respect, le conjoint le plus séduisant, devenir le plus reconnu de leur profession…
Ils sont si passionnément attachés à toutes ces choses qu'ils en oublient totalement la vie éternelle.
Dans la mesure où pour eux, la mort signifie la destruction, ils ne sont pas préparés à l'autre vie.
La mort n'est pas une séparation ni une destruction mais plutôt la fin des épreuves dans ce monde, et le début de la vraie vie.
C'est à ce moment-là que les individus recevront la rétribution de leurs actes.

La mort n'est pas terrifiante puisqu'elle semble superficielle.
La mort soulage les croyants des lourds devoirs de la vie, l'âme se détache de l'enveloppe terrestre qui est une prison.
Elle équivaut à un repos du culte qui est l'enseignement et la formation dans l'arène des épreuves de ce monde.
Elle est également un moyen de rejoindre les amis et les relations les ayant déjà précédés. Et c'est un moyen d'entrer dans leur véritable patrie et éternelle demeure du bonheur.
Et c'est le moment de recevoir le salaire du Très Miséricordieux, en échange des services rendus.
Étant donné que telle est la réalité de la mort, elle ne doit pas être perçue comme étant terrifiante, mais plutôt comme l'introduction à la clémence et au bonheur.

En d'autres termes, croire que ce monde est notre véritable patrie est une grande erreur. Comparée à l'éternité, cette vie ne dure pas.
Ainsi, contrairement à ceux qui vivent loin de la morale divine, les croyants ne se rebellent pas face à la mort.
Bien au contraire, ils l'accueillent avec l'ardent espoir de recevoir dans l'autre vie les récompenses pour le bien accompli dans ce monde.
Ils vivent dans l'espérance d'entrer au paradis, comblé de beautés.
Ceux-là ont échangé la bonne direction contre l'égarement et le pardon contre le châtiment.

Voilà deux individus auxquels l'on donne beaucoup d'argent à dépenser comme bon leur semble. L'un dépense de manière insouciante et se retrouve rapidement sans aucun sous, tandis que l'autre l'utilise de sorte que lui et toute l'humanité en profitent.

Lorsque la première personne est appelée à rendre des comptes, que lui reste-t-elle si ce n'est une grande tristesse ?

En somme, tous les biens matériels, l'apparence, la culture, la renommée, la beauté et les autres bienfaits accordés aux êtres humains dans ce monde sont autant d'opportunités pour se préparer à l'au-delà.


Conscients de ce fait, les croyants se saisissent pleinement de ces opportunités. Les athées sont comme les individus qui dilapident leur argent.
Leur courte vie est menée dans l'insouciance et ensuite ils souffriront d'une grande perte dans la vie éternelle.


Dis : "Voulez-vous que Nous vous apprenions lesquels sont les plus grands perdants, en œuvres ?
Ceux dont l’effort, dans la vie présente, s’est égaré, alors qu’ils s’imaginent faire le bien.
Ceux-là qui ont nié les signes de leur Seigneur, ainsi que Sa rencontre. Leurs actions sont donc vaines." Nous ne leur assignerons pas de poids au Jour de la Résurrection.
Coran sourate 18 verset 103 à 105


Ceux qui attendent davantage de la vie et qui savent que seule la vie future est éternelle, comprennent que les plaisirs terrestres sont éphémères.
Tous les hommes sont mis à l'épreuve d'une manière ou d'une autre au cours de leur vie. Dieu nous indique que cela peut se faire à travers le bien ou le mal :


Et Nous n’avons attribué l’immortalité à nul homme avant toi. Est-ce que si tu meurs, toi, ils seront, eux, éternels ?
Toute âme doit goûter la mort. Nous vous éprouverons par le mal et par le bien (à titre) de tentation. Et c’est à Nous que vous serez ramenés.
Coran sourate 21 verset 34 - 35


Les hommes peuvent être éprouvés par toutes sortes de choses.
Par exemple, tout en jouissant des bienfaits de l'abondance, ils doivent veiller à maintenir une moralité agréée par Dieu, s'adresser à Lui dans toutes leurs intentions et actions, obéir à Ses commandements et suivre Ses conseils. S'ils se laissent prendre par les plaisirs éphémères de ce monde, la richesse peut leur faire oublier la réalité.
Cependant, les croyants sont toujours reconnaissants envers Dieu, quels que soient les bienfaits dont ils jouissent.

Les hommes peuvent être éprouvés par la maladie, les cataclysmes, les pressions exercées par les athées, les paroles blessantes, la calomnie, les pièges ou les railleries.
Les croyants conscients de l'épreuve se raccrochent à la patience qui mène finalement au bien.
Comme nous l'avons mentionné, ils ont conclu un pacte avantageux en échangeant la vie de ce monde contre celle de l'au-delà.
Ils savent que leurs vies et leurs biens appartiennent tous à Dieu, c'est pourquoi ni le gain, ni la perte n'altère leur caractère moral, ni leur point de vue, ni leur fidélité à notre Créateur.
Dans ce monde, les croyants doivent multiplier les efforts dans la voie de Dieu pour obtenir Son agrément.

L'adoration est, en fait, de deux sortes : positive et négative.
Ce que l'on entend par positive est évident. L'adoration négative a lieu quand le croyant affligé par le malheur ou la maladie perçoit ses propres faiblesses et son impuissance, il se tourne alors vers son Soutien compatissant, cherche refuge auprès de Lui, médite sur Lui, L'implore, et offre ensuite une forme pure d'adoration, sans hypocrisie.
S'il endure patiemment, pense à la récompense successive au malheur et offre ses remerciements, alors chaque heure qu'il passe en adoration comptera comme un jour entier.
Sa courte vie devient donc très longue. Il existe même des cas où une seule minute compte autant qu'un jour entier d'adoration.

Il est très important de réfléchir sur ces sages paroles. Les hommes ont la responsabilité de servir Dieu, de se soumettre et de s'attacher à Lui en toutes circonstances.
Une manière de montrer son attachement est de faire preuve de patience dans l'adversité et face aux frustrations de ce monde.
De plus, les problèmes semblent arriver quand on s'y attend le moins et durent, ou semblent durer, une éternité ; par exemple pour l'homme riche ruiné, la personne aux multiples succès qui connaît l'échec, la personne frappée par la perte d'un être cher, la maladie ou l'handicap.
Peu importe le degré d'épreuve, Dieu promet le bien sans fin aux croyants endurants.

Aussi faut-il faire le meilleur usage de chaque instant accordé dans ce monde.
Avant de faire ou de dire une chose, le croyant doit s'interroger sur la meilleure voie qui mène à la satisfaction de Dieu.
Et surtout, il doit éviter de se laisser emporter par ce monde et d'oublier l'existence d'un au-delà. En bref, il doit éviter de troquer l'éternité contre un plaisir transitoire.


Celui qui a créé la mort et la vie afin de vous éprouver qui de vous est le meilleur en œuvre, et c’est Lui le Puissant, le Pardonneur.
Coran sourate 67 verset 2


Les croyants endureront de nombreuses épreuves dans ce monde, aussi bien dans leurs vies personnelles et dans leurs biens que par des pièges tendus par des athées.
En d'autres termes, les croyants peuvent connaître l'adversité à chaque étape de leurs vies.
Toutefois il importe avant tout qu'ils maintiennent les valeurs morales même en des temps difficiles, qu'ils se rappellent sans cesse Dieu, qu'ils Le remercient et qu'ils restent confiants.

Bien sûr, il est plus facile d'user d'un tel comportement quand tout vous réussi plutôt que lorsque les choses vous dépasse.
Mais la force de la foi du croyant réside dans son refus de compromettre son caractère moral.
Les croyants qui endurent patiemment la pauvreté, la faim, la peur, les pertes humaines et matérielles, la maladie, les menaces des athées, la calomnie ou les pièges recevront une meilleure récompense pour leur excellence morale.
Tout ce que les athées entreprennent pour empêcher le bien est une épreuve pour les croyants.
Leur caractère moral inébranlable, leur courage et leur force morale face à ces tests élèveront leur récompense et leur statut au paradis.
Dieu nous indique dans les versets suivants quel genre d'épreuves les croyants subiront et la finesse de caractère dont ils feront preuve


Très certainement, Nous vous éprouverons par un peu de peur, de faim et de diminution de biens, de personnes et de fruits.
Et fais la bonne annonce aux endurants, qui disent, quand un malheur les atteint : "Certes nous sommes à Dieu, et c’est à Lui que nous retournerons."
Ceux-là reçoivent des bénédictions de leur Seigneur, ainsi que la miséricorde ; et ceux-là sont les biens guidés.
Coran sourate 2 verset 155 à 157


La confiance et la dévotion décrites dans les versets ci-dessus sont un magnifique exemple pour tous les croyants.
Or, les athées ne peuvent comprendre cette confiance patiente, car ils croient que les croyants sont, comme eux, guidés par leurs propres valeurs erronées.
Ils s'attendent, par conséquent, à ce que les croyants se laissent entraîner par l'opulence matérielle et que les épreuves les effraient au point d'oublier leur foi.

Ils se trompent lourdement !
Les croyants, comprenant le secret derrière l'adversité, savent que la meilleure chose à faire dans ces cas est d'être patient.
Les croyants mettant en pratique les valeurs morales décrites dans le Coran et s'appliquant à inculquer celles-ci aux autres, voient dans tous ces problèmes un signe de la bonne voie.
C'est pourquoi leur enthousiasme, leur joie et leur détermination sont décuplés.
Dieu parle des lois inaltérées depuis toujours, dont le fait que les croyants rencontreront des difficultés et qu'ils seront opprimés par les athées.


Pensez-vous entrer au Paradis alors que vous n’avez pas encore subi des épreuves semblables à celles que subirent ceux qui vécurent avant vous ?
Misère et maladie les avaient touchés ; et ils furent secoués jusqu’à ce que le Messager, et avec lui, ceux qui avaient cru, se fussent écriés :
"Quand viendra le secours de Dieu ?" - Quoi ! le secours de Dieu est sûrement proche.
Coran sourate 2 verset 214


Un autre secret important réside dans la réalité du destin.
Tout croyant sait que Dieu créé toute chose, notamment l'homme et ses parties, en lui allouant sa propre destinée.
Il sait aussi que tout ce qui se produit dans le monde, sans exception, a lieu par Sa volonté :


C’est Lui qui détient les clefs de l’Inconnaissable. Nul autre que Lui ne les connaît.
Et Il connaît ce qui est dans la terre ferme, comme dans la mer. Et pas une feuille ne tombe qu’Il ne le sache.
Et pas une graine dans les ténèbres de la terre, rien de frais ou de sec, qui ne soit consigné dans un Livre explicite.
Coran sourate 6 verset 59


Personne ne connaît le futur, car chacun est limité par le temps et ne peut évaluer les événements que du point de vue de l'instant où il vit.
Ne connaissant pas le futur, il peut donc être difficile d'avoir conscience de la signification ou de l'utilité sur le long terme de ce qui est vécu sur le moment.
Mais Dieu, Créateur du temps, existe et voit tout en dehors du temps.
Cela nous mène à la réalité de la destinée, définie comme la connaissance de Dieu de tous les événements passés et futurs, ainsi que leurs résultats, en un instant.
Ainsi Dieu connaît-Il le début et le terme de toutes les épreuves humaines, passées, futures et présentes.
A Ses yeux, tout a déjà été accompli. Or, nous ne prenons connaissance de ces événements que lorsque nous les vivons le moment venu.

Les athées ne peuvent pas comprendre cette science du destin, et ne peuvent donc pas en être conscients.
C'est cette connaissance qui permet aux croyants de faire preuve de patience face aux situations difficiles.

Dans Sa clémence, Dieu créa des épreuves variées pour les croyants qu'Il rendit facile à surmonter, à condition qu'ils Lui restent fidèles et qu'ils s'en remettent à Lui.
Les croyants qui croient vraiment et se dévouent réellement à Lui voient une leçon dans les changements constants qui se produisent autour d'eux et ils les attendent avec excitation et gratitude.

Tel celui qui est confortablement installé au cinéma devant un film, ils suivent avec une confiance joyeuse le destin préparé pour eux. Parfois les situations sont riches en activité ou effrayantes ; parfois elles sont agréables et apaisantes. Toutefois, dans l'ensemble, la joie et l'enthousiasme de la foi dominent.
Même les situations effrayantes sont planifiées et font partie de la science de Dieu et donc sous Son contrôle.

Les croyants qui saisissent la réalité du destin et le secret de ses épreuves voient dans chaque expérience de malheur, de faim ou de pauvreté, une bonne chose et y trouvent un grand plaisir, car ils savent que l'excellence morale dont ils continuent à faire preuve est très précieuse pour Dieu.
Cette catégorie de joie est propre aux croyants. Dans l'adversité, les croyants ne se laissent pas aller à la mélancolie, au stress, à la douleur, à la panique ou à la peur, puisqu'ils savent que Dieu retournera la situation en leur faveur.


Ceux qui restent dans l’expectative à votre égard ; si une victoire vous vient de la part de Dieu, ils disent : "N’étions-nous pas avec vous ?"
et s’il en revient un avantage aux mécréants, ils leur disent : "Est-ce que nous n’avons pas mis la main sur vous pour vous soustraire aux croyants ?"
Eh bien, Dieu jugera entre vous au Jour de la Résurrection. Et jamais Dieu ne donnera une voie aux mécréants contre les croyants.
Coran sourate 4 verset 141


Il faut bien comprendre un point ici :
Peu importe ce que vit le croyant dans ce monde, peu importe la difficulté ou la frustration, la diminution matérielle ou physique, la maladie ou les blessures, la mort ou les handicaps, ce ne sont pas là de mauvaises expériences mais plutôt des évaluations de Dieu.
S'il se montre patient au cours de ses évaluations et les réussit, Dieu le récompensera avec une vie éternelle au paradis.
Une fois que le croyant sait cela, il souhaite affronter encore plus d'épreuves.

Par ailleurs, cet enthousiasme déjoue les pièges des athées et réduit à néant leurs efforts.
Quand l'athée pense avoir mis à mal un croyant, et qu'il voit la joie et le contentement sincère du croyant, il comprend qu'il ne pourra jamais lui faire de mal.
Une telle attitude est le résultat de la dévotion des croyants au destin créé par Dieu. Faire confiance à Dieu et s'en remettre à Lui protège de la peur ou de l'abattement.
Lorsque les croyants se rendent compte qu'ils sont testés dans ce monde, ils peuvent voir les événements du point de vue de l'avenir. Qu'est-ce que cela signifie ?
Quelles que soient les embûches, la situation est temporaire. Il se peut, par exemple, que quelqu'un souffre injustement d'être accusé à tort d'une chose qu'il n'a pas commise.

Mais la vérité finira par être révélée. Même si l'injustice ne se termine pas dans ce monde, les instigateurs de l'injustice seront punis pour leurs actes le Jour du Jugement.
De la même manière, les victimes de l'injustice attendent ce jour, où leur patience sera récompensée. A la vitesse où le temps passe, toutes les épreuves disparaîtront en un clin d'œil.
Dieu promet d'envoyer la facilité à chaque croyant au terme de l'évaluation :


A côté de la difficulté est, certes, une facilité !
Coran sourate 94 verset 6


Ainsi les croyants, confiants en l'infinie justice de Dieu, comptent sur le soulagement promis et ne perdent jamais espoir.
Ils se rappellent que le bien succède à l'épreuve, dans ce monde ou dans le suivant. Voilà ce que signifie voir les choses dans la perspective du futur.

Les croyants savent qu'ils sont les observateurs de leur propre destin et de celle des autres. Ils suivent ainsi tout avec patience, confiance et dévotion. De plus, ils reconnaissent qu'ils ne peuvent ni interférer, ni empêcher, ni arrêter le déroulement d'un événement.
Ils se répètent constamment ces mots : "… Or, il se peut que vous ayez de l'aversion pour une chose alors qu'elle vous est un bien.
Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu'elle vous est mauvaise. C'est Dieu qui sait, alors que vous ne savez pas."


Autrement dit, tout ce qui peut arriver de négatif au croyant finit par lui profiter, à condition qu'il reste patient et fidèle à Dieu.
Les épreuves lui permettent en effet de s'entraîner, d'approfondir sa foi, d'améliorer son caractère moral, de mûrir spirituellement et intellectuellement et d'élever son statut au paradis.
Seuls les croyants sincèrement et entièrement dévoué à Dieu connaîtront cet état spirituel. Quant à ceux qui ne se dévouent pas au destin et qui rejettent la religion, ils seront envahis par le désespoir, la peur et l'agitation, incapables de trouver une issue à leurs problèmes.

N'ayant aucun espoir ni aucune attente en rapport à l'au-delà, ils vivent dans un état constant de désespoir spirituel et de frustration.
Les athées sont la cause de leur oppressante frustration car ils rejettent la notion de destin créée par Dieu.
Le fait que Dieu, dans Sa toute puissance, dirige le destin de chacun et gouverne tout, est une grande bénédiction pour les croyants, dont la valeur est inconnue des athées.
Ces derniers s'enlisent dans leur frustration jusqu'à leur mort, en punition pour leur manque de confiance en Dieu.

La qualité de la foi du croyant et de son caractère moral se révèle dans les temps difficiles. Dans ces circonstances, on peut témoigner de leur excellence morale, leur courage, leur patience, leur confiance, leur perception, leurs valeurs morales, leur tolérance, leur mansuétude, leur sacrifice, leur humanité, leur appréciation, leur conscience et leur calme.
Le croyant dans l'adversité fait référence à un individu endurant face aux problèmes, à la frustration et à la privation, faisant preuve des qualités.

Il ne fait pas de concession avec son caractère moral, embrasse chaque situation avec une grande maturité et une grande confiance en Dieu, comprenant les raisons et le bien derrière chaque problème et exhortant les autres à l'excellence morale.
Dans l'esprit de ceux qui sont indifférents à Dieu, les désillusions viennent suite à une catastrophe naturelle, à la perte d'un emploi, la faillite…
Pour l'homme pieux, les temps sont difficiles lorsqu'il est privé des nécessités premières et que la déception est bien plus importante que celle connue au quotidien ou lorsque le cœur remonte à la gorge.
C'est-à-dire lorsque la maladie frappe, que les problèmes s'enchaînent, que l'on est expulsé de chez soi, de son pays, que l'on est pris au piège, avec sa famille, avec son peuple et que la pression mentale est intense.

Tous les hommes subiront des épreuves et Il annonce aux endurants la bonne nouvelle des bienfaits dont ils jouiront pour l'éternité.
Confronté aux problèmes, l'individu entend deux voix intérieures.
Celle de sa conscience qui l'incite à se comporter selon les attentes de Dieu : dans le sacrifice, le courage et la rectitude morale.
Celui qui l'écoute se montre patient et confiant envers Dieu. Quant à la seconde voix, elle appartient au moi inférieur, elle est très incitatrice au mal.
Cette voix pousse à la rébellion, l'immoralité, l'égoïsme et la lâcheté, menant celui qui l'écoute à une grande perte et attirant l'amitié de Satan.
Afin de décrire leur perte, il est nécessaire de savoir comment Satan a acquis son influence sur eux.

Quand Dieu créa Adam, Il ordonna aux anges et à Satan de se prosterner devant lui. Les anges obéirent, mais Satan, par fierté, refusa et fut alors expulsé du paradis.
Il demanda ensuite à Dieu l'autorisation d'influencer les hommes jusqu'au Jour du Jugement. Dieu accepta, en lui faisant savoir qu'il n'aurait aucune influence sur les croyants sincères.
Satan jura donc de tromper les êtres humains par toutes sortes de promesses, de duperies et de pièges afin de les écarter du véritable chemin.
Satan tentera tout pour faire dévier les hommes du droit chemin, les empêcher d'être reconnaissants envers Dieu et de vivre une vie morale.
Son meilleur outil pour cela est le recours à la voix du moi inférieur.
C'est pourquoi, quand des individus passent par des épreuves, Satan leur fera égoïstement privilégier leurs intérêts au détriment d'options telles que le sacrifice, la compassion ou la miséricorde.


Ô gens ! De ce qui existe sur la terre ; mangez le licite pur ; ne suivez point les pas du Diable car il est vraiment pour vous, un ennemi déclaré.
Il ne vous commande que le mal et la turpitude et de dire contre Dieu ce que vous ne savez pas.
Coran sourate 2 verset 168 - 169


Pour toutes ces raisons, les croyants connaissant des difficultés, des frustrations ou des tragédies doivent agir selon ce que leur dicte leur conscience pour ne pas rejoindre les rangs de Satan.
S'ils se laissent tenter par Satan, ils risquent de laisser libre cours à l'égoïsme, l'opportunisme, l'addiction au plaisir, l'hypocrisie et autres tares et de corrompre leur moralité.
Les croyants sincères écoutent leur conscience et suivent toujours la voie du bien.
La plupart des individus savent que la fidélité perdurant au-delà des épreuves est un signe de haute qualité morale et jurent de se montrer fidèles et forts dans une telle situation.

Or, une fois dans la situation, leur comportement ne s'accorde pas avec leurs promesses antérieures et à la moindre frustration, leur réaction est négative.
Ils deviennent suspicieux, révoltés et exigeants. L'amour et la compassion sont balayés par la colère et la violence.
Le fort se détachera du faible et la moralité corrompue apparaîtra, car ceux dont la foi est faible seront trahis par l'angoisse qui les envahit.
Ils ne sont alors plus très loin des athées et de leurs activités contre la religion monothéiste. La valeur du croyant dont la foi est sincère et forte s'en retrouve décuplée.

Tous les problèmes rencontrés dans la vie quotidienne sont à la fois une épreuve et un moyen menant à un bonheur comparable au paradis auquel les croyants aspirent dans l'au-delà.
Ils tirent un grand plaisir à comparer les épreuves avec la facilité et le confort du paradis. Pour le croyant sincère, chaque épreuve est un bienfait qui permet de renforcer l'amour, le respect, l'appréciation des autres croyants et leur foi.
C'est une bénédiction divine riche en bienfaits et en beautés que de prendre le pieux pour exemple.
Sans compter l'influence positive sur la foi de ceux qui l'entourent et sur l'admiration, ouverte ou secrète des athées.

Celui qui s'imagine qu'un événement est externe au plan du destin, se trouve sous la forte influence de Satan, souvent la cause de ces doutes.
Satan se délecte de voir les hommes tomber dans ses pièges.
C'est ainsi que certains hommes considèrent qu'un problème apparemment insignifiant est hors de la sphère de la destinée ou au-delà de la miséricorde de Dieu, de Sa science ou de Son intention.
Les croyants doivent être conscients de cet égarement et de la nécessité de d'y remédier s'ils succombent.

Il y a toujours un bien dans des choses apparemment mineures telles que manquer un programme à la télévision ou oublier de commander une pizza.
Le fait de manquer une émission de télé-réalité a peut-être permis d'avoir du temps supplémentaire pour faire une bonne action, penser au bien ou arriver à une idée qui augmente sa capacité à servir Dieu. En somme, le croyant a pu méditer sur Dieu et apprendre plus que ce qu'il aurait appris en regardant la télévision.
Oublier de commander le repas ou de faire les courses pour le dîner peut opérer comme un régime.
Ceux qui souffrent d'hypertension peuvent voir leur tension baisser s'ils oublient de manger du fromage un jour.
En se mettant entre les mains de Dieu, ils augmentent leur mérite à Ses yeux et gagnent Son approbation en s'efforçant de faire de bonnes actions.
Faire confiance à Dieu en toute occasion est un moyen pour les croyants d'atteindre l'amour et le contentement.

De nombreux autres exemples similaires peuvent être glanés de notre quotidien ; aussi est-il important de comprendre la question et de ne pas l'élider.
Tout ce que vivent les hommes, l'important et l'insignifiant, fait partie du destin.
Satan suggère que ces petits événements sont des composantes nécessaires de la vie quotidienne et qu'ils n'ont rien à voir avec le destin.

Toutefois, les croyants doivent toujours rester prudents et conscients de ces suggestions. Le simple fait de comprendre et de se rappeler des tentations de Satan, de voir la raison et le bien derrière chaque événement et admettre que tout se produit selon le bon plan de Dieu est une grande bénédiction dans ce monde et dans celui à venir.
C'est là une vérité qui apporte sagesse, volonté, confort et contentement à tous les croyants.

Dieu créa le bien et le mal, le secours et la douleur, la beauté et la laideur simultanément et en fit des épreuves sur le chemin vers le paradis ou l'enfer.
La période d'évaluation au cours de cette vie terrestre sépare clairement le bien du mal, les endurants de ceux qui ont peur d'affronter les problèmes, ceux qui s'opposent activement aux modes de pensées irréligieuses des attentistes, et ceux qui se laissent guider par la voix de leur moi inférieur de ceux qui écoutent plutôt la voie de leur conscience.
Le lien étroit entre le bien et le mal s'explique par le fait que la valeur du bien et du mal ne peut être comprise qu'au sein de cette contradiction.
Si le mal, la privation ou les tragédies n'existaient pas, nous ne saurions pas ce que vaut le bien.
C'est en plaçant le diamant au milieu de pierres ordinaires que sa beauté et son allure ressortent.

Une autre explication repose dans le secret des épreuves de ce monde transitoire. Ici-bas, les hommes sont éprouvés par le bien et le mal.
Au cours de l'évaluation, la différence de degré entre les deux deviendra évidente, c'est-à-dire que le bien sera séparé d'un côté et le mal de l'autre.
Alors que l'ange de la mort prendra l'âme des gens du mal durement, les hommes de bien seront invités à entrer au paradis et à jouir de sa beauté et de ses plaisirs.


Et tout ce que vous avez subi, le jour où les deux troupes se rencontrèrent, c’est par permission de Dieu, et afin qu’Il distingue les croyants, et qu’Il distingue les hypocrites.
On avait dit à ceux-ci : "Venez combattre dans le sentier de Dieu, ou repoussez l’ennemi", ils dirent : "Bien sûr que nous vous suivrions si nous étions sûrs qu’il y aurait une guerre."
Ils étaient, ce jour-là, plus près de la mécréance que de la foi. Ils disaient de leurs bouches ce qui n’était pas dans leurs cœurs. Et Dieu sait fort bien ce qu’ils cachaient.
Coran sourate 3 verset 166 - 167


Le comportement adopté par les contemporains du prophète, dans les situations difficiles, permettait de différencier les pieux croyants des hypocrites.
Les épreuves de ce monde apportent la lumière sur les aspects négatifs de l'individu et sont donc une occasion de les corriger.
Prenons l'exemple d'une femme souffrant d'une grave pathologie. Sa maladie permit de révéler sa timidité, sa faiblesse spirituelle ou autre chose.
Dès qu'elle se rendit compte de son défaut, elle y remédia immédiatement. Dans son malheur, elle parvint donc à se débarrasser d'une impureté et à améliorer son caractère moral.

Voyons maintenant le cas d'un homme à la réputation bien établie qui fait faillite et recourt à des moyens illégaux pour obtenir de l'argent.
Cela montre à quel point l'infortune peut dévoiler les mauvais côtés d'une personne.

Si notre homme s'était gardé de commettre un péché et d'entacher son honneur, en dépit de son besoin d'argent, il aurait prouvé sa pureté et sa dévotion.
Au cours d'une journée, tout le monde connaît la fatigue, la faim, la faiblesse... Cela est très naturel.
Toutefois, Dieu dit que les croyants peuvent être choisis pour des tests bien plus difficiles. Le caractère moral des croyants et des athées qui se révèle dans ces situations est très différent.

La frustration mène les athées à la rébellion, l'intimidation, l'agressivité, la perte de tout espoir et de toute intégrité.
Puisqu'ils ne croient pas en l'au-delà, ils pensent que leurs actes se limitent à ce monde : Et ils dirent : "Il n'y a pour nous que la vie d'ici-bas : nous mourons et nous vivons et seul le temps nous fait périr." Ils n'ont de cela aucune connaissance : ils ne font qu'émettre des conjectures. Selon eux, tout arrivera à son terme lorsque ce monde disparaîtra.
Par conséquent, ils souhaitent profiter du confort, de la paix de l'esprit, des fruits de leur labeur et de toutes les bonnes choses de ce monde.
Ces désirs rendent les moments d'épreuves d'autant plus difficiles. Ils ne sont ni patients, ni confiants, ils ne peuvent pas pardonner, ni donner d'eux-mêmes, ils ne peuvent pas traiter les autres humainement ni avoir le moindre sens de compassion ou de miséricorde sauf par intérêt évidemment.
Ne voyant aucun bénéfice dans les problèmes mais la perte, ils tombent dans le désespoir.

Mais cette perception est absolument fausse, car la véritable vie éternelle commence seulement après la mort.
Le Jour du Jugement, tout le monde devra rendre pleinement des comptes sur ses actions et chacun recevra sa juste récompense.
Ceux qui font preuve de bonnes qualités morales ne souffriront d'aucune perte ; au contraire, leur rétribution sera immense.
Chaque bonne parole prononcée, chaque action pieuse effectuée, et chaque preuve de sacrifice, de fidélité, et d'humanité contribueront à la récompense dernière.

En revanche, les individus dépourvus de religion ne sont pas conscients de cette réalité.
Les situations difficiles les intimident, car ils nient la notion même d'épreuve dans ce monde.
Parce que les athées n'ont pas foi en Dieu et qu'ils ne voient pas que Dieu est à l'origine de ces événements, ils ne s'attendent pas à recevoir de la part de Dieu ce que les croyants attendent.
Ils restent, en cela, complètement oublieux du véritable sens de la vie. En d'autres termes, la foi en Dieu des croyants les sépare totalement des athées dans l'au-delà.

Dieu nous dit que les hommes seront éprouvés par la faim et la pauvreté.
Quand la faim est une source de frustration pour les athées, pour les croyants elle est une épreuve au cours de laquelle ils peuvent montrer leur qualité morale et une occasion à ne pas manquer.
Dans de tels moments, la dévotion à Dieu, la confiance et la patience prennent une grande importance.
Ils ne perdent pas non plus espoir, mais voient plutôt le positif dans ce qui les touchent. Voilà les indices de leur réussite à l'examen.

Les athées privilégient d'abord leurs propres intérêts et leur confort ; tandis que l'excellence morale du croyant donne toujours la priorité à autrui.
Le croyant donne volontiers à un autre croyant le meilleur siège, la meilleure nourriture et le meilleur vêtement.
Lorsqu'il fait froid, les croyants sincères s'occupent toujours des personnes SDF en leur offrant des couvertures et des boissons chaudes, même quand ils souffrent eux-mêmes du froid.
Prendre soin d'un ami, de sa santé, de sa sécurité, de son confort et de son bonheur leur procure de la joie.
Le plaisir dérivé de ces gestes de sacrifice ne peut en rien être comparé au plaisir de boire soi-même la boisson chaude.

Les hommes peuvent exhiber de hautes qualités morales quand tout va bien, au milieu de l'abondance, si leur santé est bonne et que leurs besoins sont satisfaits.
Mais une fois la situation dégradée, rester exemplaire dans ses qualités morales ou bien traiter autrui alors qu'on est évité, calomnié ou avili par des mots durs correspond à la réponse du bien face au mal.
Un autre exemple de qualité morale est le geste de la personne rassasiée donnant de la nourriture ou celui de la personne ayant chaud donnant un vêtement à celui qui a froid.
Ces deux personnes ont une très haute valeur aux yeux de Dieu.
Toutefois l'excellence morale dans l'adversité et face au mauvais traitement est extrêmement importante car elle démontre la force et la sincérité de la foi, de la dévotion et de la vertu supérieure.

Ceux qui vivent dans la vertu à l'écoute de leur conscience peuvent entendre leur moi inférieur les pousser constamment vers le mal, suggérant qu'il n'est point aisé d'être vertueux et tentant tout pour les empêcher de l'être. Cette petite voix leur fera craindre d'avoir froid s'ils donnent un pull-over ou d'avoir faim s'ils donnent leur repas.
C'est là, une des tactiques de Satan, car il utilise la peur de la pauvreté pour empêcher les croyants de soutenir les pauvres.


Ô les croyants !
Dépensez des meilleures choses que vous avez gagnées et des récoltes que Nous avons fait sortir de la terre pour vous.
Et ne vous tournez pas vers ce qui est vil pour en faire dépense. Ne donnez pas ce que vous-mêmes n’accepteriez qu’en fermant les yeux !
Et sachez que Dieu n’a besoin de rien et qu’Il est digne de louange.
Le Diable vous fait craindre l’indigence et vous commande des actions honteuses ; tandis que Dieu vous promet pardon et faveur venant de Lui.
La grâce de Dieu est immense et Il est Omniscient.
Coran sourate 2 verset 267 - 268


Ce passage se poursuit avec l'échec des tours de Satan et l'annonce de la bonne nouvelle de la satisfaction de Dieu pour les êtres humains.
En échange de leur caractère moral, Dieu les autorise à connaître le bonheur spirituel en rien comparable au plaisir terrestre.
Il n'y a pas de limite à la joie provenant du sacrifice, de la patience, de la fidélité, de la générosité, de l'humanité et de la foi.
Dieu loue l'excellence morale des croyants qui accueillirent avec empressement et joie les autres croyants ayant quitté leur pays, pourvoyant à leurs besoins alors qu'eux-mêmes étaient dans le besoin.
Toute épreuve subie par le croyant sur la voie de Dieu est en réalité une bonne action.
Dans la mesure où tous les hommes furent créés par Dieu et pour accomplir de bonnes actions, ils recevront la récompense parfaite pour leur patience et leur moralité et ne souffriront d'aucune injustice.

Il en va de même pour la maladie et les autres souffrances. Les croyants savent que seul Dieu les rétribuera et que ce monde n'est que temporaire.
C'est pourquoi, leur discernement, leur décision et leur fermeté restent inébranlables. Ils lisent, en effet, que Dieu leur donnera la force spirituelle et soutiendra les croyants oeuvrant pour Lui.

La connaissance du secret des épreuves terrestres apporte un grand sentiment de facilité face à l'adversité.
Lorsqu'on sait que tout ce qui se produit est une épreuve, on n'est ni malheureux, ni frustré, ni déprimé, ni désespéré, ni effrayé, ni soucieux...
La force de caractère ardente et joyeuse des croyants face aux problèmes est une chose que ceux qui ne croient pas en la puissance suprême de Dieu ne peuvent pas comprendre.

Les athées, suspicieux, s'interrogent sur la force qui pousse ces hommes. Car de par leur incrédulité, ils ne peuvent s'imaginer que seul Dieu peut envoyer son soutien.
Selon eux, ce sont les moyens matériels et les amis qui confèrent la puissance. Ils observent les croyants, à la recherche de la source matérielle responsable de leur force.
Or cette force provient de la foi du croyant en la destinée et l'au-delà, ainsi que leur confiance et leur dévotion à Dieu.
Les vies des prophètes et d'autres pieux croyants contiennent des exemples explicites de la force issue de cette confiance.

Dieu donne l'exemple significatif des magiciens de Pharaon restés fermes malgré les tentatives d'intimidation de Pharaon par la torture et la mort afin de les empêcher de suivre le message apporté par le prophète Moise. La réaction des magiciens lui prouva qu'ils craignaient Dieu seul et qu'ils s'en remettaient à Lui dans l'adversité.
Les pieux se distinguent notablement des autres par leur attention aux commandements et aux recommandations de Dieu.
Aucune difficulté, ni frustration, ni restriction n'affecte leur résolution à y obéir, ni ne les conduit à faire des compromis au niveau de leur moralité.
Quel que soit le degré de besoin ou d'ennui, ils ne s'engageront jamais dans ce que Dieu interdit.
Dans des moments tourmentés de maladie, d'indigence, d'échec ou d'oppression, ils ne compromettront pas leur honnêteté et leur sincérité.

Satan souhaite détourner les êtres humains de la vraie voie et s'adresse à eux au travers de la voix négative du moi inférieur.
Il les incite ainsi à faire ce que Dieu interdit et les empêche de faire ce que Dieu approuve. La voix intérieure négative travaille toujours dans ce sens, suggérant continuellement le mal.
C'est ainsi qu'elle tente d'empêcher les individus de se lever pour les prières. Elle les rend étourdis, amorphes, ils ne se sentent pas dans leur assiette.
Elle essaie continuellement de leur faire oublier le sens de leur vie.
Satan leur inspire des questions telles que : "Quelle sera la différence si je ne me lève pas juste pour aujourd'hui ?"

Mais les croyants ne se laissent pas berner par cette voix négative.
Ils se lèvent chaque matin avec une avide détermination à effectuer leurs prières, se rappelant que c'est là la voie de la véritable beauté et du salut. Malgré le fait que Dieu recommande cet acte d'adoration, cette voix négative trouve toutes les excuses pour faire paraître le jeûne difficile, la faim et la soif insurmontables.
S'ils jeûnent, cette voix les fait douter sur leur capacité à jeûner. Mais les croyants dévoués jeûnent avec détermination malgré la pression insistante du moi inférieur.
Ils espèrent la récompense de notre Seigneur pour la faim, la soif et la fatigue endurées en Sa faveur. Cela leur procure un grand plaisir.

Dans des situations où gagner de l'argent illégalement est perçu comme légitime, cette voix intérieure suggère qu'il est aisé de gagner cet argent et que tout le monde en fait de même.
Or, le croyant, même s'il est dans le plus grand besoin et si la voix intérieure lui met une énorme pression, ne s'abaisse jamais à commettre ce qu'il estime répréhensible. Il ne toucherait jamais à de l'argent obtenu illégalement, et ne jouirait jamais d'une nourriture achetée avec de l'argent sale, peu importe s'il est affamé.
Le fait même de se retrouver dans une telle situation le mettrait mal à l'aise.
Il n'oserait jamais justifier un mauvais comportement par le besoin, puisqu'il sait qu'il faut soigneusement éviter ce que Dieu interdit.
Il met en pratique ces principes avec un sens intérieur de bien-être et de sincérité.

Les croyants soucieux de se comporter de manière concordante avec le plaisir de Dieu sont désignés ainsi : "ceux qui s'incitent mutuellement à faire le bien."
Dans leurs efforts à atteindre le paradis promis par Dieu, les croyants vivent dans la paix et le bien-être en donnant de tout, à tout moment, et en restant patients dans les épreuves.
S'ils ont des amis dans le besoin, ils se lèvent un matin, après une nuit blanche, et vont leur faire plaisir en pourvoyant à leurs besoins.
La plupart du temps, les bénéficiaires de tels gestes ne savent pas qui en sont les auteurs.
Ces derniers, satisfaits de leur conduite morale, ne divulgueront jamais s'ils eurent du mal à faire leur bonne action.


Et sachez que le Messager de Dieu est parmi vous.
S’il vous obéissait dans maintes affaires, vous seriez en difficultés.
Mais Dieu vous a fait aimer la foi et l’a embellie dans vos cœurs et vous a fait détester la mécréance, la perversité et la désobéissance.
Ceux-là sont les bien dirigés, c’est là en effet une grâce de Dieu et un bienfait. Dieu est Omniscient et Sage.
Coran sourate 49 verset 7 - 8


Mais malgré tout, Satan tente de faire passer les activités illicites pour licites en montrant que ceux qui font le mal sont la majorité.
Un grand nombre d'individus prennent de l'argent sale, ne prennent pas garde à ce qui est autorisé ou non et transgressent les principes divines.
C'est pourquoi Satan intime l'idée irrationnelle selon laquelle la majorité a raison et que son comportement est sensé.
Or, Dieu dit que les malfaisants ne sont pas sur le droit chemin, quand bien même ils sont majoritaires : "Si tu obéis à la majorité de ceux qui sont sur la terre, ils t'égareront du sentier de Dieu..."
Au contraire, Dieu nous dit que seule une petite communauté d'hommes a la foi et que justement la majorité est sur la mauvaise voie.
C'est pour cette raison que Satan ne peut tromper les croyants, mais simplement influencer ceux dont la foi est faible, dont l'esprit est sujet au doute et à l'appréhension et qui rejettent ouvertement Dieu.

L'attention des pieux provient de leur foi en Dieu et de la détermination inébranlable que cette foi apporte, ainsi que de leur excellente morale.
Les croyants sont conscients que le bon comportement est fait d'actes défiants la voix du moi inférieur.
Ainsi quand le croyant se montre généreux, fidèle, patient, pieux, son ego est écœuré. De façon plus conséquente, il en résulte un bien spirituel et matériel.
Vivre dans ce monde et dans le monde à venir dans un état de contentement avec les récompenses de la pureté morale vaut bien mieux que d'acquérir toutes les choses de ce monde et de satisfaire son ego.

Par exemple, les personnes refusant d'écouter les paroles persuasives de leur moi inférieur à propos d'une relation illégitime, préférant attendre leur récompense dans l'au-delà, jouiront d'honneur et de vertu dans ce monde.
De la même manière, le croyant qui s'affame et se fatigue pour venir en aide à un ami croyant cher, oubliant les difficultés conséquentes, sera joyeux dans l'espoir de satisfaire Dieu.
Les croyants disposant de ces qualités morales raffinées, louées par Dieu dans le Livre Saint, s'attirent également l'amour et le respect des croyants.
S'ils travaillent dur pour la cause de Dieu et affrontent volontiers les obstacles, s'ils agissent avec un dévouement inlassable pour une juste cause, sans crainte de la confrontation, et s'ils sont prêts au sacrifice, l'amour et le respect des autres à leur égard décupleront.
Il existe un dicton répandu parmi les athées : "c'est dans l'adversité que l'on reconnaît ses amis." C'est la juste expression pour qualifier l'idée commune selon laquelle on ne peut trouver un véritable ami quand on en a besoin.

Néanmoins, l'amitié et la fidélité sont essentielles dans la vie d'un individu, car que l'on connaisse des difficultés financières ou la maladie, ou que l'on ait besoin de soutien psychologique, un ami – croyant – proche à ses côtés est une véritable aide.
Dans la mesure où toutes les relations dans les communautés non religieuses sont basées sur l'opportunisme, les athées ne peuvent jamais espérer trouver un ami sincère.
C'est seulement lorsqu'ils ont des ennuis qu'ils découvrent le véritable visage de ceux qu'ils prenaient pour des amis.
Leurs prétendus amis créent parfois même de nouveaux problèmes lorsqu'ils vivent des temps difficiles. Ils se sentent délaissés, abandonnés, sans aucun secours.

La personne riche, conduisant une grosse cylindrée et déjeunant dans des restaurants étoilés, a généralement un large cercle d'amis, voire d'amis proches.
Mais dès qu'elle perd son emploi et devient elle-même un simple salarié, qu'adviendra-t-il de ses relations ?
Son cercle d'amis lui témoignera-t-il la même amitié ?
Sera-t-elle traitée avec le même intérêt, le même respect et la même affection que lorsqu'elle était riche ?
Comment sera-t-elle traitée si elle est vêtue modestement, dépense son argent parcimonieusement et n'invite plus ses amis à dîner ?
Clairement, elle ne recevra plus la même attention. Ceux qu'elle pensait être des amis lui tourneront le dos.
Quand ils la croiseront, ils feront comme s'ils ne la voyaient pas ou pire, la ridiculiseront. Dans les faits, la personne n'a pas changé, si ce n'est dans son allure.
Parce que ses amis d'antan se fient aux apparences extérieures, ils l'abandonnent à elle-même.

Prenons l'exemple d'un couple marié. L'homme et la femme promettent de rester ensemble dans les bons et les mauvais moments.
Mais qu'en est-il lorsque la femme devient paralysée suite à un accident et ne peut plus par conséquent marcher ou faire quoique ce soit elle-même. Que fera son époux ?
Peut-être restera-t-il auprès d'elle pendant un temps tâchant de l'aider.
Cependant quand il se rendra compte que la situation est permanente et qu'il n'en tirera aucun bénéfice, soudainement tout change.
Cet exemple illustre comment les athées considèrent la fidélité, la loyauté et l'amitié : quand le profit disparaît, le lien se rompt.
Quant à ceux qui restent auprès de leur épouse, ils le font par crainte de ce que peuvent dire leurs amis et non par amour ou compassion.
A la surface, ils semblent dévoués et fidèles, mais ils ne ressentent aucune empathie pour leur conjoint quand elle en a le plus besoin.

Une autre attitude est typique des sociétés non-croyantes dénuées des valeurs coraniques : celle des jeunes gens à l'égard de leurs parents âgés.
Pendant des années, ces derniers ont pourvu à leurs moindres besoins ; or lorsque les parents vieillissent et qu'ils deviennent dépendants, leurs enfants ne font pas preuve de la même attention.
Leurs parents, une fois âgés, les gênent ; aussi les placent-ils dans une maison de retraite.
En revanche, les croyants témoignent la même fidélité dans leur traitement des membres de la famille.
Ils nourrissent leurs parents sans parfois manger eux-mêmes, et prendront soin du moindre de leurs besoins.

En d'autres termes, les croyants ne se plaindront pas des croyants dans le besoin, au contraire ils les aideront selon leurs moyens, humainement et dans un bon sentiment.

La véritable amitié, la sincère fidélité et loyauté se partagent entre les pieux. Les croyants sont les amis, les défenseurs, et les soutiens les uns des autres.
Contraints par leur moralité à considérer le bien et le bien-être de leurs amis, même dans les situations les plus désespérées, ils font de leur mieux pour répondre aux besoins de leurs amis avant les leurs et tirent un grand plaisir de leur sacrifice.
Quand leurs amis sont malades ou ont des soucis financiers, ils les aident volontiers avant même d'être sollicités. Ils ne peuvent rester insensibles à l'injustice ou à l'indigence qui frappent leurs amis.

Nous avons montré plus haut que quelles que soient les conditions, le caractère moral du croyant ne connaît pas d'altération.
Ceux qui n'ont pas la foi ou qui ont une maladie dans le cœur ne peuvent supporter les temps difficiles, car leur endurance est limitée.

Par conséquent, face aux malheurs, petits et grands, ils deviennent tendus et furieux, ils crient, se battent, lancent des injures et recourent à la violence.
Alors qu'en temps normal, ils se montrent joyeux, souriants et agréables.
Dans l'adversité, les croyants parlent patiemment de la vérité et de la beauté, tandis que les athées optent pour l'attaque, révélant ainsi leur véritable visage
Leur authentique caractère se dévoile suite à un licenciement, une maladie, un accident, une catastrophe ou un malheur.
S'ils perdent leur logement pendant deux jours, qu'ils manquent de sommeil ou qu'ils soient privés de leur confort habituel, ils se montrent abattus et désespérés.


Quant à l’homme, lorsque son Seigneur l’éprouve en l’honorant et en le comblant de bienfaits, il dit : "Mon Seigneur m’a honoré."
Mais par contre, quand Il l’éprouve en lui restreignant sa subsistance, il dit : "Mon Seigneur m’a avili."
Coran sourate 89 verset 15 - 16


Dieu teste donc aussi les athées en leur accordant puis en leur retirant des bienfaits suivant Sa volonté.
Dans une telle situation, les croyants maintiennent leur confiance en Dieu et demeurent reconnaissants envers Lui, alors que les athées réagissent immédiatement par de l'ingratitude.
Ils sont alors perdants à la fois dans ce monde et dans le suivant.

Les athées répondent également aux malheurs par la dépression, par l'usage de drogues et d'alcool, voire par le suicide.
A aucun moment ils ne méditent sur la raison de ces malheurs ou sur le bien qui peut en résulter.
En d'autres termes, Il leur fait vivre des moments difficiles dans le but de les ramener vers le droit chemin, vers le repentir et la foi.

Or, la plupart du temps, les épreuves contribuent uniquement à renforcer leurs cœurs et à accroître leur négation de Dieu.
La compréhension du secret des épreuves donne aux croyants un sentiment de bonheur et de bien-être général, tandis que ceux qui sont attachés à ce monde vivent dans la frustration, la douleur et la dégénérescence morale.
Les croyants jouissent des fruits de leur patience, alors que ceux liés à un monde qu'ils croient éternel ne savent pas qu'ils sont éprouvés et expriment leur frustration par de l'impatience, de la méfiance, de l'égoïsme, de la méchanceté et de l'ambition terrestre.
Leur douleur transparaît à chaque instant de leurs vies. Leurs actions sont arides et tristes. Ils sont incapables de reconnaître le bien et de savoir la joie que procure l'excellence morale.
Dénués d'honneur et de moralité, leurs vies sont régies par l'hypocrisie.

Leur erreur principale réside dans le fait qu'ils ne pensent qu'à eux-mêmes.
Ils croient que leur méchanceté et leur égoïsme leur bénéficieront, et ne perçoivent pas le mal qui peut en résulter, c'est-à-dire la perte qu'ils essuieront dans les deux mondes. Les athées ont en effet perdu les bienfaits éternels du paradis, et surtout la satisfaction de Dieu et Sa miséricorde.
Il est très instructif pour les croyants d'observer objectivement les athées.

Par exemple, ne passe pas inaperçue la corruption morale de celui qui vole l'orphelin ou dérobe les rares biens du pauvre dans le but de s'acheter des vêtements.
Cette dégénérescence n'est peut-être pas perceptible d'un point de vue extérieur, mais sa portée spirituelle peut être remarquée par ceux qui craignent et respectent Dieu.
Ces individus sont corrompus : méchants et avares, ils ne nourrissent pas les pauvres et les nécessiteux.
Dans l'éventualité où ils aideraient, ils font ressentir au bénéficiaire un sentiment d'obligation.
Leur description dans le Coran (des individus immoraux qui mangent de l'argent sale, qui amassent de l'argent sans distribuer des aumônes, et qui dépensent leur argent dans l'illicite) éveille une réaction chez les croyants :


Vois-tu celui qui traite de mensonge la Rétribution ?
C’est bien lui qui repousse l’orphelin, et qui n’encourage point à nourrir le pauvre.
Coran sourate 107 verset 1 à 3


Il n'est pas rare de voir des hommes s'enrichir par des voies illégales et immorales, que ce soit par le meurtre, la corruption ou la fraude.
Ils tirent des profits injustes du vol des orphelins et en dépouillant les hommes de leur beauté et de leur dignité.
Ils essaient de s'embellir, mais la corruption morale les entoure d'une ombre profonde et laide, preuve de leur immoralité, leurs péchés et leur déshonneur.
La beauté de ceux dotés d'un haut sens moral augmente alors que l'immoralité couvre le visage des athées d'une ombre noire.
Dans ce monde d'épreuves, Dieu récompense chaque individu pour ses actes : celui qui fait le bien recevra le bien, celui qui fait le mal recevra le mal.
Le comportement de ces derniers repousse les croyants.

Dieu nous informe que ceux qui mangent de la nourriture illicite et qui écoutent les menteurs seront humiliés dans les deux mondes, humiliation qui sera visible de tous.

Ces hommes ne sont contents ni d'eux-mêmes ni de leurs semblables, parce qu'ils voient à quel point leur attitude est cruelle et immorale.
Ils s'engagent délibérément dans des actes prohibés par Dieu, ce qui les rend éhontés. Sont particulièrement dénués de sentiment de honte ceux qui s'adonnent à la prostitution et ceux qui en tirent profit.
Les membres de cette profession amorale sont rapidement distancés de toute humanité, et finissent par détruire le peu de beauté et de dignité restantes.
La prostitution crée des problèmes pour les hommes et les femmes. Dieu les harcèle par la maladie, les ennuis, le malheur, la privation, l'humiliation et le mépris. Leur chute spirituelle est évidente aux yeux de tous.

Dieu décrit la situation des personnes corrompues en enfer à ceux qui comprennent le secret derrière les épreuves et dont les yeux brillent dans l'espoir de la vie à venir.
Cernés par le feu, ils ne peuvent qu'apercevoir les croyants ayant, eux, obtenus les bénédictions infinies de Dieu.
Leur perte est certes bien grande et ils infligent cette perte à tous ceux qui les entourent.

Les hommes de peu ou pas de foi vivent parfois parmi les croyants comme si de rien n'était, suivant apparemment les règles de la religion.
Cependant, Dieu révèle leur véritable caractère par certains tests. Les croyants endurants face aux problèmes, à la faim, la maladie, le besoin, la mort se renforcent.
Certains individus peuvent passer la plus grande partie de leur vie à croire en Dieu, à promouvoir la religion et à accomplir de bonnes œuvres.

Mais s'ils cessent d'agir selon leur conscience, se relâchent et s'endurcissent, ils ne pourront plus faire preuve du discernement nécessaire.
Les soucis matériels finissent par prendre le dessus sur la nécessité de rechercher le plaisir de Dieu, et les conduisent petit à petit vers la voie de l'incrédulité.
De nombreux versets relatent les luttes des prophètes pour protéger les innocents des agressions et de préserver la religion.

Aujourd'hui, le combat des croyants contre les athées se mène sur le front des idées.
Il s'agit de réfuter tous les arguments de ceux qui utilisent la science pour nier l'existence de Dieu. Cela fait partie des devoirs du croyant.
Lorsque les croyants font preuve de force et de détermination face aux malheurs, les faibles se dévoilent et se détournent de la religion.
Dieu annonce que les hommes doivent être éprouvés pour séparer les bons des mauvais, et la seule manière d'endurer ces moments difficiles est d'avoir une foi forte et sincère.
Certes, Dieu facilite les choses pour les pieux, affermit leurs pas et remplit leur cœur de sentiments de bien-être et de sécurité.
Nous ne devons toutefois pas oublier Sa promesse de bien-être et de sérénité.
Nous ne devons toutefois pas oublier Sa promesse consistant à tester les êtres humains pour distinguer les bons des mauvais :


Est-ce que les gens pensent qu’on les laissera dire : "Nous croyons !" sans les éprouver ?
Certes, Nous avons éprouvé ceux qui ont vécu avant eux ; Dieu connaît ceux qui disent la vérité et ceux qui mentent.
Coran sourate 29 verset 2 - 3


Chaque jour qui passe nous rapproche tous un peu plus de la mort. La mort est tout aussi éloignée pour les jeunes gens que pour les personnes âgées, car elle ne respecte pas l'âge.
Est tout aussi bien menacé de mort le vieillard alité que l'adolescent risquant un accident dans la rue. Il faut comprendre que chaque instant peut être le dernier.
Nous sommes tous engagés dans un concours visant à préparer au mieux sa vie dans l'au-delà dans le temps qui nous est imparti.
Tout individu doué d'un minimum de bon sens doit écouter la voix de sa conscience et se rappeler que Dieu nous éprouve continuellement.
Sur cette route qui semble si ardue, Dieu envoya Sa parole pour nous guider ainsi que les prophètes et les pieux pour montrer la vraie voie.
Quel que soit le problème rencontré, les hommes qui invoquent Dieu sincèrement se verront accorder le soulagement sur le chemin du salut.
En somme, le grand secret des épreuves est qu'elles sont riches en opportunités pour chaque croyant.