LE CORPS DE PHARAON NOYÉ :

LE CORPS DE PHARAON A-T-IL RÉELLEMENT DISPARU ?

Dans son œuvre Le Coran et la science moderne, le docteur Maurice Bucaille a dévoilé la coïncidence entre ce qui est mentionné dans le Coran à propos du sort du Pharaon à l'époque de Moïse après sa noyade dans les flots et la réalité de la conservation de son cadavre jusqu'à nos jours afin d'être un signe pour l'univers.
Docteur Maurice Bucaille affirme : "La version de la Torah à propos de l'Exode de l'Égypte du peuple juif en compagnie de Moïse certifie incontestablement l'hypothèse selon laquelle Mineptah, le successeur de Ramsès II était le Pharaon d'Égypte à l'époque de Moïse.
Aussi, les études médicales de la momie de Mineptah nous ont-elles permis d'avoir d'autres informations utiles quant aux causes probables du décès de ce pharaon. La Torah mentionne que le cadavre a été englouti dans la mer, sans dire plus de détails à propos de ce qu'il en est advenu plus tard.
Quant au coran, lui, il confirme au verset précédent, que le cadavre de ce maudit pharaon sera repêché des eaux. L'analyse médicale octroyée à cette momie a décelé que ce cadavre n'est pas resté longtemps à l'eau étant donné qu'aucune lésion totale due à la stagnation durable dans l'eau n'a été observée."


Les résultats des enquêtes médicales sont venus appuyer l'hypothèse précédente.
En 1975, au Caire, une petite lame du tissu musculaire a été prélevée, grâce à l'aide précieuse que le docteur Michel Durigon a présentée.
L'observation microscopique minutieuse témoigne de l'état de conservation totale même aux infimes particules disséquées des muscles, laquelle conservation totale, ne pourrait être concevable si le corps eut resté dans l'eau pendant quelque temps, ou même s'il eut resté longtemps en dehors de l'eau avant de subir les premières opérations d'embaument. Nous avons fait mieux et nous sommes intéressés par la recherche des causes probables de la mort de Pharaon.

Les études médico légales de la momie ont eu lieu avec l'assistance de Pierre-Fernand Ceccaldi, directeur du laboratoire de l'identité juridique à Paris et le professeur Durigon.
Elles nous ont permis d'établir l'existence d'une cause de mort très rapide par plaie cranio-cérébrale ayant laissé une lacune de dimensions importantes au niveau de la voûte crânienne, conjointement avec d'autres lésions traumatiques.
Toutefois ces constatations s'avéraient compatibles avec les récits des Écritures mentionnant que le Pharaon mourut lors du retour du flot.

Le Dr. Bucaille montre en quoi cet aspect est inimitable en annonçant : A l'époque où le Coran fut révélé aux gens par le biais de Mohamed, les cadavres de tous les pharaons desquels les gens à l'époque moderne ont douté qu'ils étaient en rapport avec l'Exode (doutes justifiés ou non) sont tous inhumés dans les cimetières de la vallée des rois à Thèbes à l'autre rive du Nil, juste en face de l'actuelle ville de Louxor."

Nous allons aujourd'hui épargner ton corps, afin que tu deviennes un signe à tes successeurs.
Coran sourate 10 verset 92


Ainsi, le cadavre du Pharaon de Moïse, encore à découvert, constitue un témoignage concret sous forme de corps embaumé ayant connu Moïse, renié ses demandes et l'ayant chassé à sa fuite puis mort durant cette poursuite. Dieu a conservé son cadavre de la lésion totale pour qu'il devienne un signe pour les les gens, exactement comme le Coran a mentionné.

Historique et analyse archéologique :
Pour que ces premiers Israélites soient les hébreux de l'Exode dont le prophète Moïse emmena de l'Egypte vers la Palestine, il faut que quelque temps avant leur sédentarisation règne le pharaon de l'Exode mort en les poursuivants, cette date doit correspondre à la date de l'Exode des hébreux.
Nous savons par les découvertes archéologiques que les premiers Israélites se sont sédentarisés vers -1200 à Canaan.
Par contre, le Coran dit que les hébreux ont avant de s'installer en Palestine errèrent sur terre pendant 40 ans pour avoir refusés de combattre un peuple redoutable en Palestine.
En enlevant les 40 ans d'errance sur terre, nous pouvons situer l'Exode, la fuite d'Egypte vers -1240.

Or, les dates relevées à Canaan via la technique de datation tournent autour de -1200 avec une marge d'erreur de 50 ans selon les experts, plus l'objet est ancien et plus la marge s'accroît.
En prenant en compte les marges d'erreurs, l'installation en Palestine se situe donc entre -1225 et -1175, et l'Exode (la fuite de l'Egypte) 40 ans avant, c'est-à-dire entre -1265 et -1215.

C'est donc entre -1265 et -1215 que serait mort le Pharaon de l'Exode en poursuivant les hébreux, nous dit le Coran. Parmi les trois pharaons qui moururent à cette fourchette de date on trouve le pharaon Mineptah qui régna approximativement de -1213 à -1203 (la fin de son règne correspondant à la mort du pharaon) selon J.Malek, I.Shaw, J.von Beckerath.
Cependant les archéologues divergent sur le règne de Mineptah ; selon eux, Mineptah régna de :


  • -1237 à -1226 selon Redford,
  • -1224 à -1214 selon Gardiner et Kinnaer,
  • -1223 à - 1211 selon Parker,
  • -1224 à -1204 selon Hornung,
  • -1213 à -1204 selon Helck et Kithen,
  • -1212 à-1202 selon Grimal et Wente,
  • -1212 à -1201 selon Dodson.

La dernière année de règne de Mineptah correspondant à sa mort selon les archéologues se situerait donc entre -1226 et -1201.
En superposant la date théorique de l'Exode déduit de l'apparition des premiers israélites en Palestine (entre -1265 et -1215 ) et les estimations des archéologues de la fin de règne de Mineptah ( entre -1226 et -1201 ), on arrive à avoir une date plus précise de la mort du pharaon de l'Exode, Mineptah , qui correspond à la date de l'Exode ; la date de l'Exode correspondant à la mort du pharaon de l'Exode se situe donc entre -1226 et -1215.

Nous en concluons que la date de l'installation pacifique en Palestine de Moïse et des hébreux s'effectua 40 ans après la fuite de l'Egypte, c'est-à-dire entre -1186 et -1175.
Il est probable qu'ils furent les premiers des premiers israélites à s'installer en Cisjordanie.
Les autres qui s'installèrent dans le nord de la Cisjordanie, les shosou, suivirent Moïse en croyant en son message et ayant le même Dieu.

La preuve vient des documents égyptiens sur le "YHW du pays des shosou" et des très nombreux autres points communs dix entre eux qui a fait que les archéologues n'ont jamais pu faire la distinction entre les uns et les autres.
La campagne militaire de Mineptah mentionnée sur la stèle de ce pharaon se déroula selon les archéologues en l'an V de son règne, soit vers :

  • -1207 selon Grimal, Wente Dodson,
  • -1208 selon Helck et Kithen,
  • -1218 selon Parker, J.Malek, I.Shaw et J.von Beckerath,
  • -1219 selon Hornung,
  • -1232 selon Redford.

Il y a donc une marge de 25 ans entre ces spécialistes, de -1232 à -1207. Le pharaon étant mort selon le Coran en poursuivant les hébreux dans leur fuite vers la terre promise, la campagne militaire de Mineptah, s'il est bien le pharaon de l'Exode en question, ne put se produire qu'avant sa mort que l'on vient de situer entre -1226 et -1215.

Il ne put donc se produire qu'entre -1232 et -1217. -1217 et non -1215 car dans le Coran, sourate 7 verset 130 : il est écrit que Moïse resta plusieurs années (sans plus de précision, donc un minimum de 2 ans) en Egypte pour exhorter Pharaon avant de fuir avec les hébreux. Ce qui veut dire que pendant ce laps de temps Mineptah n'a pu faire sa campagne militaire.

Rappelons tout de même que cette campagne n'a pas pu être attestée archéologiquement. En 1974, pour déterminer les raisons de la mort des pharaons égyptiens dont Ramsès II et Mineptah, des recherchent débutèrent sous la direction de Maurice Bucaille avec la collaboration de spécialistes égyptiens puis une dizaine d'autres spécialistes français de diverses disciplines médicales.

Le médecin légiste Michel Durignon, assistant à l'époque du professeur Pierre-Fernand Ceccaldi était directeur du laboratoire de l'identité judiciaire à Paris. Ce dernier leur donna ses précieux avis sur le sujet. Les résultats furent communiqués à plusieurs centres spécialisés dont l'académie de médecine et à la Société française de médecine légale.
Maurice Bucaille présenta les résultats définitifs de ses recherches dans son livre "Les Momies des Pharaons et la médecine". Il reçut pour son travail un prix d'histoire de l'Académie française (prix Diane Poitier-Boès de l'Académie française en 1988, médaille d'argent) et un prix général de l'Académie de médecine (lauréat du prix Jean-François Coste pour des travaux ou des ouvrages d'histoire de la médecine, en 1991).
Les techniques modernes d'analyses utilisées sur les pharaons furent jusqu'à nos jours les plus modernes jamais utilisées.

Ainsi, pour Ramsès II furent utilisées des techniques d'explorations radiologiques et endoscopiques, investigations dans le domaine dentaire, recherches microscopiques, médico-légales... L'utilisation de films radiologiques de très haute sensibilité permis de révéler l'existence d'une très grave lésion de la mâchoire, une ostéite étendue du maxillaire inférieure d'origine dentaire selon lui.
Maurice Bucaille en conclut que ces lésions ont probablement été mortelles à condition que le roi n'ait pas eu d'autres maladies graves non décelées à cause de l'impossibilité d'examiner les organes du thorax (comme le poumon) qui furent enlevés lors de la momification.
Il conclut que Ramsès II ne pouvait être le pharaon de l'Exode puisqu'il mourut dans d'affreuses souffrances qui entraînèrent une incapacité physique totale, ce qui l'empêcha de poursuivre les hébreux.

Pour Mineptah, Maurice Bucaille constata avec les spécialistes de médecine légale qu'il fut mort victime de traumatismes multiples de grandes violences. Il reçu des chocs en plusieurs parties du corps : paroi de l'abdomen en arrière, thorax en avant où une zone fut enfoncée, enfoncement de la voûte du crâne qui fut très rapidement mortelle, ainsi que de nombreuses lésions sur le côté droit du corps.
Il souligne que les radiographies ne montrant aucun éclatement à distance autour des lésions suggéraient leur survenue du vivant de ce dernier, alors que des chocs subis après la momification auraient été à l'origine de ruptures de plusieurs tissus voisins.

La fracture à fragments multiples de son avant-bras sous l'effet d'un choc violent montrait qu'elle ne pouvait s'être produite de son vivant, mais après la momification. Il souligne que lorsqu'il soumit ses conclusions devant la société française de médecine légale en avril 1976, personne ne fit d'objection.
En 1975 en collaboration avec le Professeur Michel Durignon fut effectué le prélèvement d'un tissu musculaire, ils constatèrent en l'examinant à Paris la parfaite conservation de très fin détails anatomique du muscle, ce qui démontre selon Maurice Bucaille que Mineptah fut momifié rapidement après sa mort.

Par ailleurs, la momie de Mineptah comporte une couche excessive de sel, Bucaille concluant que le corps fut imbibé de sel marin avant momification.
A la mort de Mineptah, l'héritier légitime du trône était Séthi II, son fils. Le tout récent pharaon fut dépossédé de son royaume par Amenmès à peine quelque mois après son avènement. L'usurpateur possédait le contrôle de la Haute-Egypte et de la Nubie, reléguant l'influence de Séthi II à la capitale dynastique Pi-Ramsès et à une partie de la Basse-Égypte.
Amenmès se fit couronner à Karnak et contrôla la majorité du pays.
La mort de Mineptah ouvra donc une grave crise de succession.

Le pays fut coupé en deux, gouverné par deux pharaons qui se faisaient une guerre sans merci.
Ce qui est certain c'est qu'une grande confusion régna pendant à peu prés quatre ans pendant lesquels régna Amenmes, ouvrant la voie à l'anarchie. Il fut considéré par la suite comme un usurpateur.
Ces faits s'expliquent par la mort soudaine et violente de Mineptah, attestée par les analyses médicales de Maurice Bucaille, qui n'a probablement pas eu le temps de préparer sa succession. Dans ces conditions, la mort de Mineptah dans les eaux en poursuivant les hébreux, comme indiqué dans le Coran, expliquerait la crise de succession que connut l'Egypte.


... Les eaux revinrent, et couvrirent les chars, les cavaliers et toute l'armée de Pharaon,
qui étaient entrés dans la mer après les Enfants d'Israël ; et il n'en échappa pas un seul.
Bible Exode 14 verset 28


L'aventurier américain Ronald Eldon Wyatt a découvert deux piliers que le roi Salomon a mis sur les deux plages afin de commémorer la traversée de la Mer Rouge. Les inscriptions en lettres phéniciennes (ancien hébreu) contiennent les mots suivants : Mitsraïm (Égypte) - Salomon - Edom - mort - Pharaon - Moïse - et le nom divin, indiquant que le roi Salomon avait érigé ces colonnes en souvenir du miracle de la traversée de la mer. Les autorités saoudiennes ne tolèrant pas les touristes et craignant peut-être des visiteurs non autorisés, ont depuis retiré cette colonne et l'ont remplacé par une stèle à l'endoit où elle se trouvait.