LA FRANC-MAÇONNERIE EN AFRIQUE :

LA COMPLICITÉ DES DIRIGEANTS EN AFRIQUE :

L'influence de la franc-maçonnerie, et plus généralement des sectes, en Afrique constitue l'un des sujets de conversation les plus animés dans des milieux de combat pour la libération de l'Afrique.
Beaucoup estiment que ces loges sont si puissantes qu'elles bloquent le 'pouvoir révolutionnaire' du peuple.
Au fond, s'il faut reconnaître à ces sectes leur efficacité clientéliste, leur donner en revanche une telle importance revient à enfermer notre peuple dans l'inaction.
Car, si les forces qu'il combat sont purement et simplement spirituelles, comment va-t-il les vaincre si ce n'est avec de la spiritualité ; une spiritualité plus forte ou encore avec du spiritisme.

Aussi, c'est pousser les africains à embrasser davantage de spiritualité ou de religiosité au moment même où l'on s'aperçoit que l'un des problèmes des africains est leur façon excessivement spiritualiste de voir le monde. Laquelle perception les détourne de la réalité d'un monde où des peuples dominateurs et conquérants ont érigé la violence en norme et les sciences techniques mortifères, en la mesure de toute chose.

Implantée au Maghreb à la suite de la colonisation, la franc-maçonnerie est, en Algérie, essentiellement d’origine française ; au Maroc, elle s’est consolidée avec l’obédience espagnole, en Tunisie, l’influence de migrants italiens d’origine toscane a joué un rôle fondamental.
Si les archives ont permis d’identifier des Francs-Maçons maghrébins tels que l’émir Abdelkader ou de grands commis de l’État (notamment les Tunisiens Slaheddine Baccouche et Mohamed Salah Mzali), - 'la Veuve' autre appellation de la franc-maçonnerie – a mal survécu à la fin de la colonisation en Algérie et en Tunisie, d’autant qu’elle a été interdite par H. Bourguiba en 1959 alors que beaucoup croyaient que lui-même était un initié.
Il est bien difficile de savoir si, aujourd’hui, tous les maçons algériens et tunisiens ont rendu leur tablier. Au Maroc, en revanche, ils ont pignon sur rue.

Il faut donc ramener dans leurs justes proportions ces loges et autres sectes qui peuplent l'Afrique. On sait, certes, que Lissouba, ex-président du Congo a été initié au Grand Orient (G.O.) de France, et Sassou Nguesso à une loge sénégalaise affiliée à la Grande Loge Nationale Française (G.L.N.F.).
On sait que les Bongo, père et fils sont initiés à la franc-maçonnerie.

Le 31 octobre 2010, Ali Bongo en digne successeur de son père a été publiquement intronisé grand Maître de la Loge du Gabon qui est une aile marchante de la Grande Loge Nationale de France. Avant lui, Sassou Nguesso a été confirmé publiquement Grand Maître de la Grande Loge du Congo le 18 octobre 2007. On sait aussi que des membres du gouvernement criminel de Côte d'Ivoire à commencer par Alassane Ouattara et Hamed Bakayoko (perçu d'ailleurs à l'intronisation d'Ali Bongo) sont des initiés. Blaise Compaoré grand maître de la Grande Loge du Burkina Faso, a fini par céder le sceptre à Djibril Bassolé, son ex-ministre de la Sécurité. Abdoulaye Wade reconnait avoir été initié avant de prendre ses distances avec le milieu. Idriss Déby du Tchad est fréquemment cité. Il en est de même pour François Bozizé. Yayi Boni du Bénin a fermement démenti appartenir à la Franc-Maçonnerie mais il ne s'était pas empêché de réunir ses amis à Cotonou en 2011 lors d'une rencontre appelée Rencontres Humanistes et FRraternelles Africaines et Malgaches (REHFRAM).

La plupart de ces sociétés maçonniques africaines sont nées d’une fusion des loges françaises qui, depuis l'époque coloniale et même esclavagiste (le Grand Orient étant présent à Saint-Louis au Sénégal depuis 1781), ont labouré le sol africain en toute discrétion à savoir : le Grand Orient et la Grande Loge de France.
Il en est ainsi des Grands Orients et Loges Associées du Congo (GOLAC) et du Grand Bénin de la République du Bénin (GBRB), du Grand Rite Équatorial gabonais (GRE) qui rivalise avec la Grande Loge Nationale du Gabon, des Grands Orients et Loges Unies du Cameroun (GOLUC).
La Côte-d’Ivoire a elle aussi ces obédiences, dont la Grande Loge Unie et la Grande Eburnie, proches respectivement de la GLF et du GO.
Au Togo, on parle des loges du Grand Orient et de la Grande Loge Nationale du Togo (GLNT) qui compte 41 loges. Sont aussi présents en Afrique, d'autres loges et ordres à savoir des démembrements de la Loge unie d'Angleterre, l'Ordre de Malte, les Templiers du Soleil, la Rose Croix...

la franc-maçonnerie en Afrique

Comme on peut le voir, les loges maçonniques rassemblent le gotha de la mafia africaine.
Leur première clientèle est ce qu’on appelle 'les chefs d’Etats africains'. Puis, il y a les ministres, les hauts cadres administratifs ou les hauts fonctionnaires, ensuite les hommes d’affaires, les écrivains, les fameux intellectuels africains… On retrouve dans ces réseaux aussi bien des tyrans africains au pouvoir que nombre de leurs opposants comme ceux-ci aiment se faire appeler. Frères en coulisse et derrière les rideaux ; opposants en public.

Et avec ces petits jeux, ces opposants-frères appellent au changement, à l'alternance, au soulèvement populaire. La stratégie de ces loges est de posséder ce qui est, par renversement de valeurs, appelé 'les élites africaines', c’est-à-dire les représentants locaux du système colonial. C'est par le biais de ce conglomérat du crime et cadres coloniaux, que ces fameuses sociétés secrètes exercent efficacement leur influence et créent des conditions optimales d’investissements, c’est-à-dire les conditions du pillage en faveur de leurs membres métropolitains, hommes d'affaires.

Ces loges créées et pilotées par des occidentaux notamment les français fabriquent des liens mystiques qui ne sont rien d'autre que des relations mafieuses aux fins purement économiques. Des relations mafieuses entourées de mythes spirituels et religieux. Leurs dirigeants, connaissant la crédulité et le clientélisme des africains à commencer par ce qu'on appelle 'les dirigeants africains', organisent de temps en temps dans les territoires africains des cérémonies au cours desquelles ils remettent aux tyrans africains quelques gadgets constitués de compas, d'équerre, de colliers, d’épée, avec de petits sacoches (tabliers) qui leur entourent la taille. Ils leur apprennent quelques paroles et gestes mystificateurs qui leur servent à faire peur aux populations et qui soi-disant leur donnent une ascendance sur la masse africaine.

Quand ils sont en difficulté avec leur peuple, les loges leur viennent en aide grâce aux réseaux médiatiques, politiques, militaires et judiciaro-affairistes qui lient cette mafia tropicale à ses partenaires du Nord. En contrepartie, les dictateurs africains offrent de l’argent liquide à leurs frères maçons, financent directement leurs campagnes politiques et offrent des contrats commerciaux et d’exploitation des richesses africaines à leurs compères et aux alliés de ceux-ci.
Mieux, lorsqu'il y a un conflit de pouvoir entre différentes loges ou entre Francs-Maçons de même camp, les deux parties se prêtent assistance dans ce qu'ils font de mieux : la médiation.
Ainsi, dans de nombreux conflits, on voit des francs-maçons sillonner des territoires africains se présentant comme médiateurs. Ce fut, par exemple, le cas avec la déchirure familiale entre les Gnassingbé et avec les soubresauts maçonniques qui avaient fait déplacer Sassou Nguesso auprès de ses frères du Togo en février 2011.

Etant entendu que les satrapes africains n’ont aucune légitimité populaire, ils se retrouvent parfaitement dans ce type de jeu.
Ils espèrent trouver dans ces loges ce qu’ils n’ont pas obtenu du peuple.
En mettant sous contrôle psychologique ces marionnettes africaines, les maçons métropolitains s’offrent l’Afrique et la volent allègrement au nom de la fraternité maçonnique.
C’est là que se trouve leur dangerosité. Nulle part ailleurs.

C'est pour cela que ces relations maçonniques publiquement affichées ou chuchotées ne doivent pas constituer des sources de peur et de fantasme collectifs au point de paralyser la résistance qu'il faut leur opposer.

Il s'agit de réseaux obscurs, d'adeptes d'occultisme qui s'entourent de mythes et de mystifications pour atteindre leurs objectifs politico-affairistes. Ce sont des clans qui se parent de ces mythes et mystifications, bluffant ainsi une large partie sinon la quasi-totalité du peuple qui est poussé à croire en leur invincibilité.
C'est donc une escroquerie à l'échelle continentale. D'ailleurs ces différents réseaux forment derrière eux, pour la relève, des pépinières au travers des Lions Clubs et des Rotary clubs qui prétextant faire de l'humanitaire en Afrique, recrutent au sein de la jeunesse africaine.
Ces jeunes recrues qui sont dressés en costume noir, chemises blanches, cravate noire dessus au vu et au su de tous, devenant grands, prennent la place de leurs prédécesseurs et continuent en toute tranquillité de flétrir le continent et de livrer ses ressources à leurs frères maçons du Nord au détriment du peuple africain. Ainsi la colonisation est assurée d'un merveilleux avenir.

On doit conclure que les francs-maçons sont donc au pouvoir en Afrique.
Leur mise en scène ici et là relève d’une stratégie de communication visant à impressionner le peuple, lui faire peur, lui rappeler qu'il a en face de lui des individus protégés par des esprits et donc invincibles. Toutefois ces démonstrations initiatiques et rituelles ne sont rien sauf des mystifications qui ne peuvent en aucun cas bloquer l'élan de liberté et d'affranchissement du peuple. Aucun esprit, aucun pouvoir fut-il maçonnique, aussi obscurs et inquiétants que puissent être ses pratiques, ne peut bloquer un peuple qui a décidé de s'affranchir.

Qui aujourd'hui se soucie du génocide au Congo ?
Qui s'interroge et s'indigne sur ce qui se passe au là-bas ?
Un génocide où des millions de personnes (dont la pour la moitié des enfants de moins de 5 ans) ont été massacrées et avec l’appui des Etats-Unis et de l’Europe.

Des centaines de milliers de femmes et de filles ont été violées et mutilées par les armées d’occupation. Et tout cela pour une raison principale : s’emparer des richesses minières exceptionnelles dont recèle le sous-sol du pays… En plein centre de l’Afrique, le Congo est un pays riche, rempli de matières premières (diamants, or, étain, gaz, pétrole, uranium, coltan…), de forêts, d’eau, de femmes et d’hommes, d’une multitude de tribus rassemblées sous une nation dessinée par les colons.
Les Francs-Maçons de R.D. Congo, avec la tenue de cette édition dans leur pays était une première. Un choix qui relève, comme pour toutes les Rehfram, de la Conférence des puissances maçonniques africaines et malgaches (CPMAM). Présidé par les grands maîtres des deux obédiences nationales, l’événement a mobilisé plus de 400 Francs-Maçons venus seuls ou avec la quinzaine de délégations d’obédiences membres ou amies de la CPMAM.

Parmi les maçons venus d’Afrique francophone, ceux du tout proche Congo-Brazzaville, issu notamment du Grand Orient du Congo-Brazzaville et de la Grande Loge de France, étaient les plus nombreux. Ils étaient suivis des Gabonais (Grande Loge symbolique du Gabon), et des Camerounais (Grande Loge unie du Cameroun). Puis des Sénégalais, des Ivoiriens, des Béninois, des Togolais. Ils savent tous qu'ils doivent en être s'ils veulent exercer le pouvoir car de cette façon, les règles de la Franc-Maçonnerie leur imposant une obéissance totale et aveugle à la France, les puissances de la destruction peuvent dormir tranquilles car leur plan continuera pendant des siècles.
Silence on pille, silence on viole, silence on massacre, silence le Congo souffre...

Le 22 octobre 2000, à la nuit tombée, le criminologue Alain Bauer, alors grand maître du Grand Orient de France (G.O.D.F.), reçoit cet appel insolite d'un conseiller élyséen : "Un colonel de la gendarmerie mobile de Côte d'Ivoire veut vous parler de toute urgence." Soit.

Bientôt, un dialogue grotesque s'engage entre le pandore africain et le dignitaire Franc-Maçon replet au crâne poli, amateur de havanes et de mots d'esprit. "J'ai pour instruction de marcher sur le siège du FPI à la tête d'une colonne blindée, confie le gradé, faisant ainsi allusion au Front Populaire ivoirien de Laurent Gbagbo, vainqueur annoncé d'un scrutin présidentiel orageux. Or cet ordre est contraire à mes convictions maçonniques. J'ai besoin de tes conseils." "Les valeurs démocratiques valent plus qu'une injonction illégale" : tranche Bauer. "En tant que militaire, je suis soumis au devoir d'obéissance" : riposte le gendarme. "Si tu ne suis pas ta conscience, assène le grand maître, on te radie de l'obédience." Le lendemain, l'ex-patron du G.O. découvre, en parcourant le quotidien Libération, qu'un convoi lancé sur le Q.G. abidjanais de Gbagbo a mystérieusement changé de cap. "Pour une fois, j'ai eu l'impression de servir à quelque chose. Quelle puissance !" : ironise-t-il.